WASTELAIN, Charles.

Né en 1695 à Morlanwelz (Hainaut belge)

Historien. Entré dans la Société de Jésus en 1715, Wastelain enseigne les belles-lettres à Tournai et à Lille. Ensuite, et pendant vingt ans, il est répétiteur des novices à Lille. En 1740, la bibliothèque du collège de Lille brûle, et Wastelain est chargé d'en constituer une nouvelle. En 1765, à la fermeture du collège, il se retire chez les chanoines réguliers de Saint-Augustin à Loos, en Flandre occidentale. Il s'éteint en 1782 à Lille.

Wastelain a laissé une Description de la Gaule belgique selon les trois âges de l'histoire, avec des cartes de géographie et de généalogie (Lille, 1761), et une nouvelle édition de l'Ars poetica du père Du Cygne (Lille, 1731).

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WECHEL, Chrétien.

Né vers 1485, peut-être à Bâle (Suisse)

Imprimeur. Venu de bonne heure à Paris, en tout cas avant 1518, il est cité en 1522 comme l'un des vingt-quatre imprimeurs de la capitale. Il est installé rue Saint-Jacques, et prend pour emblème l'écu de Bâle. Il est l'un des premiers à faire paraître, sur deux colonnes, les textes grecs et latins et leur traduction en regard. Il fait imprimer en fascicules les auteurs classiques pour faciliter leur acquisition aux étudiants pauvres. Il imprime, entre autres, les Oeconomiques d'Aristote, la troisième partie du Pantagruel de Rabelais, et Gesner, qui loue son habileté, lui dédie le treizième livre de ses Pandectes. Wechel disparaît vers 1554.

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WEY, Francis Alphonse.

Né en 1812 à Besançon (Doubs)

Homme de lettres. Etudiant en lettres à Paris, Wey écrit des articles pour plusieurs journaux. Il entre en 1834 à l'Ecole des chartes. A partir de 1837, il effectue des voyages en Hollande, en Belgique, en Suisse, en Italie et dans le Sud de la France, et en publie des récits. Il est l'un des premiers, avec Balzac, à pratiquer le roman-feuilleton, inventé par Émile de Girardin dans La Presse, en 1836. Wey est président de la Société des gens de lettres de 1853 à 1865, et directeur de la publication du Trésor littéraire de la France. Il meurt en 1882 à Paris.

Parmi ses oeuvres, on peut citer Les enfants du marquis de Ganges, publié en roman-feuilleton, Scilla et Caribdi (1843), récits de voyages, le Journal d'un Anglais de Paris (1862), Description et souvenirs de Rome (1872).

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WEYDEN, Roger van der.

Né vers 1400 à Tournai (Belgique)

Peintre. De son vrai nom Roger de la Pasture, il devient maître à la guilde de Tournai en 1432, et en 1436 il s'installe à Bruxelles et il peint des panneaux qui font l'admiration de Dürer. En 1450, il va en Italie, où il exerce une influence certaine dans la technique picturale. Influencé par Campin et Jan van Eyck, il va plus loin qu'eux dans le rendu des détails et de la perspective. Il est considéré comme un novateur dans la peinture de l'Europe du Nord. Il décède en 1464 à Bruxelles.

VAn der Weyden a peint des tableaux à sujets religieux, bien qu'il semble avoir produit, en Italie, des œuvres profanes qui sont aujourd'hui perdues.

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WIGNEROD, François de.

Né en 1609.

Général. Fils d'un gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, et neveu de Richelieu par sa mère, de Wignerod bénéficie d'un avancement rapide grâce à son oncle. Il obtient le poste de gouverneur du Havre et du pays de Caux en Normandie. Il est fait chevalier de l'ordre du Saint-Esprit en 1633, et général des galères en 1635. En 1638, il anéantit une flotte de galères espagnoles au large de Gênes (Italie). Il laisse sa charge à son fils en 1643 et s'éteint trois ans plus tard à Paris.

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WILLAERT, Adriaan.

Né vers 1490 à Bruges (Belgique)

Musicien. Willaert se rend à Paris où il est élève de Jean Mouton. Il part ensuite pour l'Italie, où, à Ferrare puis à Milan, il exerce une activité de chanteur. A partir de 1527, il obtient le poste de maître de chapelle de la basilique Saint-Marc à Venise. Il enseigne aussi la polyphonie franco-flamande, et parmi ses élèves on trouve Andréa Gabrieli, Cyprien de Rore et Zarlino. Willaert a une influence considérable. Il décède en 1562 à Venise.

Il a composé des madrigaux, des chansons françaises, des canzone, des motets et des messes.

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WILLAUMEZ, Jean Baptiste Philibert.

Né en 1763 au Palais (Belle-Ile-en-mer)

Marin. Willaumez prend part à l'expédition dirigée par d'Entrecasteaux, chargée de retrouver des traces de la flotte de La Pérouse, en 1791. Puis il est nommé capitaine de vaisseau et envoyé à Saint-Domingue. Nommé ensuite à la tête de l'escadre de Brest, il lutte efficacement contre les Anglais aux Antilles. Il obtient le grade de vice-amiral, et enfin le titre de pair de France. Il meurt en 1845 à Suresnes (Hauts-de-Seine)

Willaumez est l'auteur d'un Dictionnaire de la marine, paru en 1820.

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WILLEMET, Pierre Rémi.

Né en 1735 à Norroy-lès-Pont-À-Mousson (Meurthe-et-Moselle).

Naturaliste. Ses parents, d'origine suédoise, sont trop pauvres pour lui payer des études, et ils le confient à son oncle, pharmacien à Nancy. Willemet s'initie à la botanique et aux sciences naturelles. En 1762, il est reçu au collège de pharmacie et dirige l'officine de son oncle. Il se lie avec Haller, Vicq d'Azyr et Linné, et il est membre ou associé de plusieurs académies européennes. Pendant la Révolution, il enseigne à l'école centrale de Nancy et dirige le jardin des plantes de cette ville. Alors qu'il est en train d'élaborer un dictionnaire bibliographique des naturalistes, il décède en 1807, à Nancy.

Willemet a publié : Essais botaniques, chimiques et pharmaceutiques sur quelques plantes indigènes substituées à des végétaux exotiques (Nancy, 1778), travaux couronnés par l'Académie de Lyon en 1776 ; Phytographie économique de la Lorraine (Nancy, 1780), réimprimés sous le titre de Phytographie encyclopédique ou flore économique (Nancy, 1805 - Paris, 1808) ; Lichénographie économique (Lyon, 1787) ; Monographie des plantes étoilées (Strasbourg, 1791) ; Ornithologie abrégée de la France (Neuwied, 1795) ; Catalogus plantarum horti botanici nanceiensis (1802).

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WILLEMIN, Nicolas Xavier.

Né en 1763 à Nancy (Meurthe-et-Moselle).

Graveur. Willemin apprend de bonne heure son métier à Paris, auprès de Taillasson et de Lagrenée. C'est plus particulièrement à la gravure des sujets archéologiques et historiques qu'il se consacre. Il les réalise après des recherches dans les bibliothèques et des voyages dans de nombreux départements français. En 1821, il est admis à la Société royale des antiquaires, et en 1825 il reçoit de Charles X une médaille d'or. Après la révolution de 1830, il est obligé de vendre sa collection de meubles et d'ustensiles du moyen âge et de la renaissance. Durement éprouvé par cette séparation, il meurt d'une attaque de paralysie en 1833, à Paris.

Il a réalisé les illustrations des ouvrages suivants : Choix de costumes civils et militaires des peuples de l'antiquité, leurs instruments de musique, leurs meubles, etc. - texte de l'abbé de Tersan (Paris, 1798 - 1802) ; Monuments français inédits, pour servir à l'histoire des arts, des costumes civils et militaires, armes et meubles, etc. - texte d'André Pottier (Paris, 1806 - 1833 - 1839) ; Collection des plus beaux ouvrages de l'antiquité, statues, bustes, groupes, etc. (Paris) ; Monuments de l'antiquité et du moyen âge de la France et de l'Italie - texte de F. de Saint-Léger (Paris, 1825).

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WOLOWSKI, Louis.

Né en 1810 à Varsovie (Pologne)

Economiste. Ayant participé à la révolution polonaise de 1830, Wolowski doit s'exiler à Paris où il acquiert la nationalité française. Nommé enseignant de législation au Conservatoire des arts et métiers, il défend le libéralisme en économie. En 1848, il est élu à l'Assemblée constituante en tant que républicain et partisan de Louis-Napoléon Bonaparte. Mais son opposition au coup d'Etat de ce dernier (1851) l'oblige à démissionner. Wolowski crée ensuite le Crédit foncier, puis est admis à l'Académie des sciences morales et politiques. En 1864, il obtient le poste d'enseignant en économie politique aux arts et métiers. En 1871, il est à nouveau membre de l'Assemblée nationale, puis sénateur. Il décède en 1876 à Gisors (Eure)

Il a publié quelques livres d'économie politique et de finances.

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WURTZ, Charles Adolphe.

Né en 1817 à Strasbourg.

Chimiste. D'abord médecin, Wurtz se voit confier un poste de responsable de la chimie biologique à la faculté de médecine de Strasbourg, puis à celle de Paris. Il enseigne ensuite la chimie organique dans cette faculté, et à la faculté des sciences. Il devient aussi membre de l'Académie de médecine et de l'Académie des sciences. Il découvre les composés ammoniaqués, le glycol. Il meurt en 1884 à Paris.

Wurtz a écrit des ouvrages sur la chimie, la biochimie, la théorie atomique, et un dictionnaire de chimie.

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