THOLOZAN, Joseph Désiré.

Né en 1820 à l'Ile Maurice.

Médecin. Formé à la faculté de médecine de Paris, Tholozan devient ensuite médecin militaire, tout en enseignant à l'hôpital du Val-de-Grâce. Il part alors pour l'Iran où il a obtenu le poste de médecin du shah. Là-bas, il étudie la peste et le choléra, et fait d'intéressantes descriptions ethnologiques qui seront reprises par l'archéologue Dieulafoy. Tholozan est correspondant de l'Académie des sciences. Il disparaît en 1897 à Téhéran.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Nouveau Larousse illustré - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

THOU, Jacques Auguste de.

Né en 1553 à Paris.

Magistrat. Né dans une famille où l'on est magistrat depuis plusieurs générations, de Thou gravit les échelons qui le mènent du titre de conseiller au parlement de Paris à celui de commissaire du roi puis conseiller d'Etat. Proche d'Henri III, il joue un rôle dans la réconciliation de celui-ci avec le roi de Navarre, futur Henri IV, et participe à la rédaction de l'édit de Nantes. Il meurt en 1617 à Paris.

De Thou a écrit un ouvrage historique qui témoigne de son époque.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Nouveau Larousse illustré - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

TIRAQUEAU, André.

Né vers 1480 à Fontenay-le-Comte (Vendée)

Erudit. Juriste et sénéchal dans sa ville natale, Tiraqueau se fait aussi connaître par son vaste savoir, et ses contemporains le comparent à Varron, savant romain du Ier siècle av. J.-C. Il réunit dans son logis un petit groupe de lettrés, parmi lesquels François Rabelais, qu'il protège dans ses démêlés avec les cordeliers. En 1541, le roi François Ier le nomme au parlement de Paris, et c'est dans cette ville que Tiraqueau finit sa vie, en 1558.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCES Nouveau Larousse illustré - Cliquez pour plus de détails Biographie universelle - cliquez pour plus de détails
Haut de page

TITON DU TILLET, Evrard.

Né en 1677 à Paris.

Ecrivain. Entré très tôt dans l'armée, Titon du Tillet est par la suite maître d'hôtel chez la duchesse de Bourgogne, puis commissaire des guerres. Il consacre ses loisirs aux lettres et aux arts et reçoit les célébrités de son temps ; il fait frapper une série de médailles sur lesquelles figurent Louis XIV en compagnie des artistes qui ont peuplé son règne ; et surtout, il rédige une série de biographies sur les artistes du présent et du passé. Titon du Tillet meurt en 1762.

Son œuvre majeure est le Parnasse François (1732), description de vies d'artistes célèbres.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Nouveau Larousse illustré - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

TORY, Geoffroy.

Né vers 1480 à Bourges (Cher)

Imprimeur. Formé à Bourges puis en Italie (Rome, Bologne), Tory enseigne la philosophie et la littérature à Paris. Libraire, imprimeur du roi, il se consacre à une réforme de la typographie et fait de nombreuses propositions pour l'orthographe et la grammaire du français. Il édite, en 1512, le De re aedificatoria d'Alberti, livre d'architecture de référence. En tant que graveur, il exécute des lettrines, des vignettes, des caractères, pour ses éditions et celles de Colines et de Robert Estienne. Tory meurt vers 1533 à Paris.

Il a produit des traductions d'auteurs classiques et un traité sur la typographie et le français, le Champfleury, dont un passage, qui se moque de l'emploi de mots latins francisés, sert de modèle à Rabelais dans Pantagruel.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Nouveau Larousse illustré - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

TOULLIER, Charles Bonaventure Marie.

Né en 1752 à Dol-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine)

Jurisconsulte. Toullier est étudiant, puis professeur agrégé à Rennes (Ile-et-Vilaine). Il étudie ensuite quelque temps en Grande-Bretagne, à Oxford et à Cambridge. A l'époque de la Révolution, il est administrateur du district de Rennes, mais, trop tolérant, il est incité à démissionner et obtient une charge de juge au tribunal d'Ile-et-Vilaine. Après le coup d'état du dix-huit brumaire (1799) Toullier fait partie des commissions créées par Bonaparte pour régler la question des biens des émigrés. En 1806, il est professeur à la faculté de droit de Rennes, puis doyen. Il devient bâtonnier à la Restauration, contraint de quitter son poste de doyen qu'il ne réintègre qu'en 1830. Il s'éteint en 1835 à Rennes.

Toullier a rédigé le premier traité de droit civil, oeuvre poursuivie par Duvergier.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCES Nouveau Larousse illustré - Cliquez pour plus de détails Nouvelle biographie générale - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

TOURNEFORT, Joseph de.

Né en 1656 à Aix-en-Provence (Bouches du Rhône)

Botaniste. Attiré par les plantes, Tournefort ne donne libre cours à sa passion qu'à 21 ans, à la mort de son père, qui avait choisi pour lui une carrière religieuse. Après des études de médecine à Montpellier, il obtient le poste de professeur de botanique au Jardin des Plantes de Paris. Membre de l'Académie des sciences, il est envoyé dans divers pays d'Europe et du Moyen Orient pour y étudier et prélever des végétaux. Quelques années avant sa mort, Tournefort est nommé professeur de médecine au Collège de France. Il décède en 1708 à Paris.

Il a laissé de nombreux ouvrages de botanique descriptive et de médecine, un récit de voyage en Orient.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Nouveau Larousse illustré - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

TOURVILLE, Anne Hilarion de.

Né en 1642 à Tourville-sur-Sienne (Manche)

Marin. Entré à 14 ans dans l'ordre de Malte, Tourville se distingue dans les courses contre les pirates musulmans en Méditerranée. A 25 ans, il est fait capitaine de vaisseau et participe aux campagnes de Duquesne en Sicile, à Alger et à Gênes. Devenu lieutenant général, il prend une part active aux combats menés dans l'Atlantique et la Manche contre les coalisés de la Ligue d'Augsbourg. En 1690, le ministre Seignelay le place à la tête des forces navales, et Tourville détruit la flotte anglo-hollandaise. Il remporte encore une victoire au large de Barfleur (Manche), mais, à cause d'une tempête, il est vaincu près de Saint-Vaast-la-Hougue. Nommé maréchal de France en 1693, il détruit encore une centaine de navires ennemis en 1693, près du cap Saint-Vincent (Portugal). En 1697, le traité de Ryswick permet à Tourville de prendre sa retraite, et il meurt en 1701 à Paris.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Nouveau Larousse illustré - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

TOUSSAINT, François Vincent.

Né en 1715 à Paris.

Homme de lettres. Après des études de droit, Toussaint est attiré par le milieu des philosophes, collabore à l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, et à la traduction du dictionnaire de médecine de l'Anglais Robert James. Toussaint écrit un ouvrage de morale naturelle qui est condamné, ce qui l'oblige à fuir en Belgique puis à Berlin où Frédéric II lui offre un poste de professeur, et où il meurt en 1772.

Toussaint a écrit des ouvrages portant sur la philosophie et le droit, et des traductions.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Nouveau Larousse illustré - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

TRIAL, Jean Claude.

Né en 1732 à Avignon (Vaucluse)

Compositeur. Trial apprend la musique dans la maîtrise de la cathédrale d'Avignon, puis se rend à l'âge de douze ans à Montpellier où il est admis comme violon dans l'orchestre de la ville. Afin de rencontrer Jean-Philippe Rameau, il va à Paris, et obtient la place de premier violon à l'Opéra-comique. Il dirige aussi la musique du prince de Conti. À partir de 1767, il dirige l'Opéra avec Berton, mais il meurt subitement en 1771.

L'oeuvre de Trial se compose d'ouvertures pour l'Opéra-comique, de pièces instrumentales, de cantates pour les concerts du prince de Conti, et de quatre opéras : Sylvie, en trois actes (1765), Ésope à Cythère (1766), Théonis (1767) et La fête de Flore (1771).

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Nouvelle biographie générale - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

TROUSSEAU, Armand.

Né en 1801 à Tours (Indre et Loire)

Médecin. Après des études de médecine à Tours, Trousseau obtient le titre de docteur, puis l'agrégation à 25 ans. Médecin des Hôpitaux de Paris, professeur à l'Hôtel-Dieu, il développe la pratique de la trachéotomie. Trousseau meurt en 1867 à Paris.

Il a transcrit son expérience de clinicien et de professeur dans plusieurs traités et mémoires.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Nouveau Larousse illustré - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

TRUCHET, Jean.

Né en 1657 à Lyon (Rhône)

Ingénieur. Fils d'un marchand, Truchet entre chez les carmes et devient le père Sébastien. Il est envoyé à Paris où il se consacre à la physique, à la géométrie et à la mécanique. Il répare deux montres que le roi Louis XIV avait reçues de Charles II, roi d'Angleterre, et Colbert lui alloue une pension. Sur les conseils du ministre, Truchet étudie l'hydraulique, puis prend part au fonctionnement du réseau du parc de Versailles et dirige le canal d'Orléans. Il invente le diable servant aux charpentiers à déplacer de grosses pièces de bois. En 1699, il est admis à l'Académie des sciences comme membre honoraire. Il décède en 1729.

On a gardé de Truchet une Explicationde la machine qui a été faite pour examiner l'accélération des boules sur un plan incliné, et la comparer à celle de la chute des corps (1699), un Mémoire sur les combinaisons des carreaux mi-partis (1704), des Observations de la hauteur du baromètre faites à Clermont et sur le Mont-Dore, comparées avec celles de Maraldi (1705), des mémoires insérés dans le recueil de l'académie des sciences, et trois machines dans le recueil des machines de l'académie.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site LIEN EXTERNE
SOURCE Nouvelle biographie générale - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

TUET, Jean Charles François.

Né en 1742 à Ham (sans autre précision)

Pédagogue. Tuet étudie au collège des Grassins, à Paris, où il enseigne par la suite avec talent. En 1764, il est choisi pour diriger le collège de Sens, après l'expulsion des jésuites ; mais, par modestie, il n'accepte qu'un poste de professeur d'humanités. En 1780, il est chanoine de la cathédrale de Sens (Yonne), et, en 1782, il se consacre à l'étude, et à la rédaction de ses ouvrages. Privé de son poste à la Révolution, et en butte aux tracasseries et aux craintes, il finit sa vie dans la misère, en 1797, à Sens.

L'oeuvre de Tuet comprend des Éléments de poésie latine (Sens, 1778), un Guide des humanistes, ou premiers principes du goût, développés par des remarques sur les plus beaux vers de Virgile et autres bons poètes latins et français (Sens, 1780), Les Matinées sénonnaises, ou proverbes français suivis de leur origine (Sens, 1789), Projet sur l'usage que l'on peut faire des livres nationaux (Paris, 1790) ; parmi ses manuscrits se trouve un Dictionnaire néologique, ou recueil raisonné d'expressions et de termes produits par la révolution.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Nouvelle biographie générale - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

TUNSTALL, Cuthbert.

Né vers 1475 dans le comté d'York (G.-B.)

Prélat. Diplomate, Tunstall est chargé de plusieurs missions, dont une aux Pays-Bas, au cours de laquelle il rencontre Erasme. Mathématicien célèbre, Tunstall sert de référence à Rabelais dans l'éducation de Gargantua. Il est secrétaire du roi Henri VIII de 1523 à 1530, puis évêque de Durham. Le roi lui témoigne sa faveur en le nommant membre du conseil de régence qui doit assurer le pouvoir exécutif après sa mort, qui survient en 1547. Tunstall est alors, en alternance, dépossédé de son évêché, ou il réintègre ses fonctions, au gré du pouvoir en place. Il finit sa vie en 1559 à Londres.

Il a publié des ouvrages religieux, et un traité d'arithmétique qui paraît en 1522 à Londres et en 1529 à Paris.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Nouveau Larousse illustré - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

TURNÈBE, Adrien TOURNEBU, dit.

Né en 1512 aux Andelys (Eure)

Helléniste. Formé à Paris, Turnèbe enseigne à Toulouse de 1533 à 1547, avant de revenir dans la capitale occuper la chaire de littérature grecque, puis celle de philosophie grecque au Collège de France. En 1562, il obtient la charge de correcteur des impressions grecques à l'Imprimerie royale. Sa droiture et son intégrité sont appréciées de ses contemporains. Montaigne dit de lui qu'il est le plus grand esprit de son époque. Il décède en 1565 à Paris.

Turnèbe a réalisé de nombreuses traductions et éditions d'auteurs grecs, ainsi qu'un ouvrage de philologie, Adversaria.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCES Nouveau Larousse illustré - Cliquez pour plus de détails Biographie universelle - Cliquez pour plus de détails Vie quotidienne à la Renaissance - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

TYARD, Pontus de.

Né en 1521 à Bissy (Saône-et-Loire)

Poète. De Tyard entre dans les ordres de bonne heure mais se lie au groupe de la Pléiade dès 1540 et devient l'ami de Maurice Scève. Devenu évêque de Chalon-sur-Saône, il est chassé de son évêché par les ligueurs. Il mène alors une vie moins ascétique. Il décède en 1565 à Bragny-sur-Saône (Saône-et-Loire)

Il a laissé des poèmes dans lesquels il chante un amour platonique, des œuvres théologiques et philosophiques.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Nouveau Larousse illustré - Cliquez pour plus de détails
Haut de page