RABEL, Jean.

Né vers 1545 à Beauvais (Oise)

Graveur. Artiste réputé dans la gravure au burin, installé à Paris, Rabel est chargé de graver les portraits des souverains et célébrités de son temps. Il illustre aussi un livre : les Antiquités et singularités de Paris. Il décède dans cette ville en 1603.

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RABUEL, Claude.

Né en 1669 à Pont-de-Veyle (Ain)

Mathématicien. Il entre chez les jésuites et enseigne les humanités, puis les mathématiques, au collège de la Trinité à Lyon. Selon Pernety, Rabuel est un génie universel qui a beaucoup écrit, mais ses manuscrits ont été dispersés. N'a été publié que son Commentaire sur la géométrie de Descartes (Lyon, 1730), après sa mort survenue en 1728 à Lyon.

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RADET, Etienne.

Né en 1762 à Stenay (Meuse)

Général. Radet est déjà officier quand débute la Révolution, à Varennes (Meuse), dans la garde nationale. En 1794, il est nommé chef de brigade, et quatre ans plus tard, il est envoyé dans le Midi pour mater les révoltes. Nommé commandant en chef de la gendarmerie en 1803, il est chargé par Bonaparte d'organiser ce corps en Corse et dans les territoires nouvellement conquis du Piémont et de la Toscane. En 1809, sur ordre de Napoléon, Radet réalise l'enlèvement du pape Pie VII. Il subit la disgrâce au retour de la monarchie, réintègre ses fonctions pendant les Cent-Jours. Il est emprisonné sous la seconde Restauration, avant d'être grâcié en 1818 et de se retirer à Varennes, où il meurt en 1825.

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RADONVILLIERS, Claude François LYSARDE de.

Né en 1709 à Decize (Nièvre)

Grammairien. Enseignant dans un collège de jésuites, Radonvilliers est ensuite nommé à Rome, comme secrétaire de l'ambassadeur de France. Plus tard, on le retrouve parmi les précepteurs des enfants du roi Louis XV. Pour finir, il est nommé conseiller d'Etat. En 1763, il est élu à l'Académie française, dans le fauteuil de Marivaux qui vient de mourir. Sa vie s'achève en 1789 à Paris.

De Radonvilliers a écrit, entre autres ouvrages de grammaire, De la manière d'apprendre les langues.

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RAFFENEAU-DELILLE, Alire.

Né en 1778 à Versailles.

Botaniste. Il étudie avec Lemonnier. En 1798, il fait partie des savants emmenés par Bonaparte en Égypte, et il est chargé du jardin d'agriculture et de naturalisation du Caire. De 1803 à 1807, Raffeneau-Delille est envoyé en mission aux États-Unis avec le titre de vice-consul dans la Caroline du Nord. Il collecte graines et végétaux. Il étudie aussi la médecine à New-York, et est reçu médecin-chirurgien. En 1818, il se voit confier la chaire de botanique à l'université de Montpellier (Hérault). Il est, en outre, membre de l'Institut du Caire et correspondant de l'Académie des sciences. Il décède en 1850 à Montpellier.

Les principaux écrits de Raffeneau-Delille sont : On pulmonary consumption (New-York, 1807), Sur les effets de l'upas tieute et les diverses espèces de strychnos (Paris, 1809), Centurie des plantes d'Afrique dans le Voyage à Méroé de Cailliaud (Paris, 1827), et une Flore d'Égypte, incluse dans une description de ce pays.

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RAINDRE, Jean Baptiste Victor.

Né en 1779 à Lachapelle-sous-Rougemont (Territoire de Belfort)

Général. Raindre abandonne le collège à douze ans pour rejoindre son père, officier d'artillerie, et il participe aux campagnes de 1792 et 1793 en Champagne et en Belgique. Aux Pays-Bas, près de Breda, il s'empare de deux canons, et Pichegru le nomme lieutenant (septembre 1794). Raindre reçoit une formation complémentaire à l'école de cavalerie de Versailles, puis prend part aux batailles de Zürich et de Hohenlinden. Sous l'Empire, il se distingue à Ostrolenka, Saragosse, Wagram et Smolensk où il est grièvement blessé. Fait prisonnier à Kulm, il est retenu à Prague et ne rentre en France qu'à la paix. En 1817, il reprend du service comme lieutenant colonel d'artillerie. Il est blessé à Pampelune en 1823, et nommé colonel. Il est promu maréchal de camp en 1839, et en 1853 reçoit l'insigne de grand officier de la Légion d'honneur. Il meurt en 1858 à Béziers (Hérault).

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RAMÉE, Daniel.

Né en 1806 à Hambourg (Allemagne)

Architecte. Fils d'architecte, Ramée est aussi passionné par l'histoire. Il restaure un certain nombre d'édifices religieux, notamment des cathédrales du département de l'Oise, parmi lesquelles Beauvais, Noyon et Senlis. Il disparaît en 1887 à Paris.

Des nombreux livres de Ramée, certains ont trait à l'architecture (Introduction au moyen âge monumental et archéologique, L'architecture et la construction pratique, Dictionnaire général des termes d'architecture), d'autres se rapportent à l'histoire (Histoire des carrosses, La République, son développement dans l'Etat et dans la société, Histoire de la Saint-Barthélemy).

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RASILLY, Isaac de.

Né en 1587.

Amiral et colonisateur. Chevalier de Malte, de Rasilly est aussi vice-amiral, et Richelieu fait appel à lui pour réorganiser la marine royale. En 1631, envoyé par Louis XIII au Maroc en ambassade, il conclut un traité de paix avec le sultan, pour mettre fin aux raids des pirates barbaresques sur les côtes de la Méditerranée occidentale et racheter les esclaves chrétiens. Envoyé ensuite au Canada, il est fait vice-roi de la Nouvelle-France et fonde la colonie française d'Acadie. De Rasilly meurt en 1637 à Sainte-Adresse (Seine-Maritime).

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RASSICOD, Étienne.

Né en 1645 à La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne)

Jurisconsulte. Formé au collège du Plessis à Paris, Rassicod s'intéresse aux écrivains de l'antiquité, puis étudie le droit. En 1674, il est avocat au parlement. Nommé docteur agrégé d'honneur à la faculté de droit en 1692, il est censeur pour les livres de droit. De 1702 à 1708, il est chargé des articles de jurisprudence du Journal des savants. Il disparaît en 1718.

Il est l'auteur de Notes sur le concile de Trente touchant les points les plus importants de la discipline ecclésiastique et le pouvoir des évêques (Cologne, 1706).

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RAVENEL, Jules Amédée Désiré.

Né en 1801 à Paris.

Erudit. Employé de ministère, Ravenel réussit à entrer à la bibliothèque de la ville de Paris comme sous-bibliothécaire. En 1848, il est conservateur adjoint, et rejoint la Bibliothèque nationale dont il est le sous-directeur pendant vingt ans à partir de 1859. Il s'éteint en 1885 à Paris.

Ravenel a laissé plusieurs éditions, dont les oeuvres complètes de Montesquieu, des lettres du cardinal Mazarin à la princesse Palatine, et des écrits inédits de Jean-Jacques Rousseau.

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RAYNAL, Guillaume Thomas François.

Né en 1713 à Saint-Geniez d'Olt (Aveyron)

Historien et philosophe. A la fin de ses études à Pézenas (Hérault), Raynal est ordonné prêtre et exerce son ministère à Paris, à l'église St-Sulpice. Il fréquente les salons littéraires d'Helvétius et de madame Geoffrin et rédige plusieurs ouvrages historiques. Ses attaques contre la colonisation dressent contre lui le Parlement et il doit s'exiler en 1781. Il trouve refuge auprès de Frédéric II de Prusse, puis de Catherine II de Russie, et n'obtient l'autorisation de rentrer en France qu'en 1787. Il se rétracte en 1791 dans une lettre à l'Assemblée nationale. Peu avant sa mort, il devient membre de l'Institut. Il décède en 1796 à Paris.

L'abbé Raynal a publié des livres sur l'histoire de l'Europe, de l'Angleterre en particulier, et une histoire philosophique et politique de la colonisation des Indes.

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RAYNAL, Jean.

Né en 1723 à Toulouse (Haute-Garonne)

Historien. Formé au collège des jésuites de Toulouse, Jean Raynal est destiné à l'état ecclésiastique, mais il se tourne vers l'étude du droit et devient avocat au parlement en 1755. En 1767, il est capitoul (magistrat municipal de Toulouse) et subdélégué de l'intendant du Languedoc. En 1772, il est envoyé à Paris pour présenter au roi les cahiers des États du Languedoc. Il fait partie de l'académie de Toulouse. Sous la Révolution, Raynal se retire à Argeliers, près de Narbonne (Aude), et c'est là qu'il meurt, en 1807.

Raynal a laissé une Histoire de la ville de Toulouse, avec une notice des hommes illustres (Toulouse, 1759).

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REDOUTÉ, Pierre Joseph.

Né en 1759 à Saint-Hubert (Belgique)

Peintre. Spécialisé dans la peinture de fleurs, Redouté édite des ouvrages sur les liliacées, les roses, ou illustre des ouvrages de naturalistes, comme la Flore de Navarre, de Bonpland, ou la Flore de Desfontaines. Peintre du cabinet de la reine Marie-Antoinette, Redouté est aussi son professeur, ainsi que plus tard celui d'autres femmes de la cour impériale ou royale, comme Joséphine, Marie-Louise ou la duchesse de Berry. Il meurt en 1840 à Paris.

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RÉGNIER, Edme.

Né en 1751 à Semur-en-Auxois (Côte d'Or)

Inventeur. Armurier à l'origine, il accède à la fonction de mécanicien des états de Bourgogne. Au moment de la Révolution, Régnier va à Paris, où le comité de Salut public le fait inspecteur de la fabrication des armes portatives. Il crée le musée de l'artillerie et en devient le premier directeur. Il serait aussi l'inventeur du sécateur et du dynamomètre. Il meurt en 1825 à Paris.

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RELY, Jean de.

Né vers 1430 à Arras (Pas-de-Calais)

Prélat. D'abord chanoine de Notre-Dame de Paris, de Rely est recteur de l'Université quand, en 1461, il adresse au roi Louis XI des remontrances pour le maintien de la Pragmatique Sanction de 1438, qui établit l'usage des élections pour les dignités ecclésiastiques avec approbation du pouvoir laïque. En 1483, il présente les demandes des états généraux de Tours au roi Charles VIII, qui fait de lui son premier aumônier. En 1491, de Rely est évêque d'Angers, et c'est lui qui bénit l'union de Charles VIII et d'Anne de Bretagne au château de Langeais (Indre-et-Loire). Il décède en 1499 à Saumur (Maine-et-Loire).

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RENARD, Jean Augustin.

Né en 1744 à Paris.

Architecte. Il apprend la peinture avec Hallé, puis l'architecture avec Julien David Leroy, et remporte le grand prix d'architecture en 1773. À Rome, il attire l'attention de l'abbé de Saint-Non, qui lui fait dessiner une grande partie des 417 planches de son Voyage pittoresque dans les royaumes de Naples et de Sicile (Paris, 1781-1786). De retour à Paris en 17984, Renard est nommé inspecteur des bâtiments du roi, et en 1785 inspecteur des carrières, comme adjoint de son beau-père Guillaumot. Entré à l'Académie d'architecture en 1792, Renard est architecte du département de la Seine, inspecteur de la grande voirieet membre du comité des bâtiments de la couronne. Il meurt en 1807 à Paris.

Renard a dessiné les grandes écuries de Sèvres et de Saint-Germain, commandées par Louis XVI, le comble vitré du salon d'exposition du Louvre ; il a réalisé la décoration des hôtels d'Orsay, rue de Varennes, et de Bénévent, rue d'Anjou Saint-Honoré, l'embellissement du château de Valençay (Indre), et une galerie du ministère des relations extérieures (rue du Bac).

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SOURCES Nouvelle biographie générale - cliquez pour plus de détails Biographie universelle - Cliquez pour plus de détails
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RENARD-BRICE, Jean Baptiste.

Né en 1769 à Dun-sur-Meuse (Meuse)

Général. Renard-Brice est issu d'une famille de médecins, et commence ses études de médecine à Verdun, puis les poursuit à Paris. En 1788, il s'engage dans le régiment du Cap. Il fait les campagnes de 1790 à 1792 à Saint-Domingue, rentre en France, et prend part aux guerres de Vendée avec le grade d'adjudant-major. Renard-Brice accompagne ensuite l'expédition d'Égypte et s'illustre aux sièges de Saint-Jean d'Acre et du Caire. Par la suite, il participe aux guerres de l'Empire en Allemagne, en Prusse et en Espagne. En 1810, il est nommé général de brigade. Il est aussi fait baron d'Empire. Enfin, en 1819, il est mis à la retraite. Il s'éteint en 1854 près de Paris.

Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile.

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RENDU, Jeanne Marie.

Née en 1787 à Confort (Ain)

Religieuse. Entrée dans la communauté de Saint-Vincent-de-Paul sous le nom de soeur Rosalie, Jeanne Marie Rendu ouvre une crèche, consacre sa vie à l'éducation des filles et au soulagement des miséreux. Elle cache aussi des suspects à l'occasion d'une insurrection. Lors de l'épidémie de choléra de 1832, elle secourt les pauvres avec abnégation. C'est pour eux qu'elle ouvre l'asile Sainte-Rosalie en 1856. Décorée de la croix de la Légion d'honneur, elle décède la même année à Paris.

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RENNEQUIN, Louis.

Né en 1644 près de Liège (Belgique)

Ingénieur. De son vrai nom Swalm Renkin, il est fils de charpentier, et travaille dans les mines de la région de Liège à l'évacuation des eaux. Il construit une machine d'élévation de l'eau pour un noble liégeois. Sa réputation parvient à la connaissance de Colbert, qui le fait venir pour construire la machine de Marly, destinée à amener l'eau de la Seine au château de Versailles. Après la fin des travaux, en 1682, il est chargé de l'entretien de l'ouvrage. Rennequin meurt en 1708 à Bougival (Yvelines).

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