Né en 1803 à Lyon.
Médecin. Requin effectue ses études à Paris, au collège de Bourbon puis à la faculté de médecine. Il soutient sa thèse en 1829, sur Quelques propositions de philosophie médicale. Il enseigne ensuite la physiologie et l'hygiène à l'Athénée. En 1835, il reçoit la croix de la Légion d'honneur pour son zèle à combattre la choléra dans le Vaucluse. L'année suivante, il est attaché au bureau central de l'École de médecine. Après 1848, Requin supplée Duméril dans sa chaire de pathologie interne à la Faculté. En 1853, il est élu membre de l'Académie de médecine. Il s'éteint en 1855 à Paris.
Requin a publié : Notice médicale sur Naples (Paris, 1833), Hygiène de l'étudiant et du médecin (Paris, 1838), Des purgatifs (Paris, 1839), Éléments de pathologie médicale (Paris, 1843-1845), et des articles dans la Gazette médicale et dans l'Encyclopédie du XXème siècle.
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RÉVEILLÉ-PARISE, Joseph Henri.
Né en 1782 à Nevers (Nièvre)
Médecin. Il commence ses études de médecine à Paris, mais doit les interrompre pour effectuer son service militaire qui l'entraîne sur les champs de bataille en Autriche, en Espagne, en Hollande, en Dalmatie et à Waterloo. Il rentre soutenir sa thèse à Paris en 1816, à la suite de laquelle il est nommé médecin de l'hôpital militaire du Gros-Caillou à Paris, puis chirurgien-major de la gendarmerie d'élite. Homme de nature bienveillante et d'opinions modérées, il a beaucoup d'amis. En 1823 il est reçu à l'Académie de médecine, et en 1835 il reçoit le prix Montyon pour un livre sur l'hygiène de vie des lettrés, artistes et savants. Il disparaît en 1852 à Paris.
Outre l'ouvrage précité, Réveillé-Parise a laissé des traités sur l'hygiène oculaire, la goutte et les rhumatismes, la vieillesse. On lui doit aussi des Études de l'homme dans l'état de santé et l'état de maladie (Paris, 1844), et une nouvelle édition des lettres de Guy Patin (1846) avec une notice et des remarques scientifiques et littéraires.
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Né à la fin du XVIème siècle au Bugue (Dordogne)
Chimiste. Après avoir obtenu le brevet de docteur en médecine, Rey se consacre à l'étude de la physique et de la chimie. Il entretient une correspondance avec Bruet, apothicaire à Bergerac, Deschamps, médecin également à Bergerac, Raphaël Trichet-Dufresne, avocat à Bordeaux, et le père Mersenne. À la demande d'un pharmacien de Bergerac, nommé Brun, il étudie l'augmentation de poids de l'étain et du plomb après calcination. Il invente un thermomètre pour son usage personnel. Son esprit indépendant, son attachement à la méthode expérimentale, font de lui un scientifique moderne. Un procès et ses affaires domestiques le détournent de ses études. Il meurt en 1645.
Le seul livre connu de Jean Rey est un Essai sur la recherche de la cause pour laquelle l'étain et le plomb augmentent de poids quand on les calcine (Bazas, 1630).
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Né en 1803 à Lyon.
Ingénieur. A dix-huit ans, Reynaud entre à l'Ecole polytechnique, mais ses opinions politiques trop affichées l'en font exclure. Il se tourne alors vers l'architecture, puis, à vingt-sept ans, vers l'Ecole des ponts et chaussées dont il sort ingénieur en 1835. Il y enseigne ensuite, puis devient directeur des phares, inspecteur général des ponts et chaussées en 1856, et directeur de l'Ecole des ponts et chaussées en 1869. Il décède en 1880 à Paris.
Les principaux ouvrages de Reynaud sont un Traité d'architecture et un Mémoire sur le balisage et l'éclairage des côtes de France.
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Né en 1758 à Paris.
Auteur dramatique et acteur. Ribié naît dans le milieu du spectacle (son père est montreur de marionnettes) et débute comme aboyeur, c'est à dire crieur annonçant le spectacle, à l'entrée du théâtre des Associés, puis devient acteur. Il rejoint en 1776 les Grands danseurs du roi, la troupe de Nicolet, et commence à monter ses propres pièces. En 1787, à la tête d'une nouvelle troupe, il part en tournée à Saint-Domingue. Le 14 juillet 1789, Ribié est l'un des premiers, avec Hulin, à pénétrer dans la Bastille et il est nommé capitaine dans la garde nationale. Les années suivantes il est en Martinique, et revient fonder, en 1793, le Théâtre-Français de la République à Rouen. En 1796, à la mort de Nicolet, Ribié loue à sa veuve son théâtre, rebaptisé Théâtre de la Gaîté au début de la Révolution, et l'anime pendant trois ans sous le nom de Théâtre d'Émulation. Il travaille quelque temps au Grand-Théâtre de Lyon, avant de reprendre le Théâtre de la Gaîté en 1805. Il meurt en 1830 à la Martinique.
Ribié a laissé des mélodrames, dont Le pied de mouton, La queue du diable ; des comédies, parmi lesquelles Le moine, avec Cammaille-Saint-Aubin (1797), La femme médecin, ou la porte secrète ; des vaudevilles, Le mariage de Cendrillon, avec Théaulon, etc. ; des pantomimes.
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Né en 1770 à Lyon.
Auteur dramatique. Fils de commerçant, il fait de bonnes études. Au début de la Révolution, il s'engage dans les bataillons de volontaires qui défendent Lyon contre les troupes de la Convention. Quand la ville est prise, il s'échappe et se rend à Paris, devient agent de change, puis se lance dans l'écriture. Il écrit des comédies, parmi lesquelles : L'assemblée de famille (1808), qui obtient un franc succès, Le ministre anglais (1812), L'amour et l'ambition (1822), Le spéculateur ou l'école de la jeunesse (1826). Il disparaît en 1834 à Paris.
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RICHE, Claude Antoine Gaspard.
Né en 1762 à Chamelet (Rhône)
Naturaliste. Il est fils d'un conseiller au parlement de Dombes. Son frère, géomètre célèbre, l'incite à suivre son goût pour les sciences naturelles. Claude Riche étudie la médecine à Montpellier, où il est reçu docteur en 1787. Il se rend à Paris, et seconde Vicq d'Azyr et Cuvier dans la fondation de la société philomathique. En 1799, il prend part à l'expédition de d'Entrecasteaux pour retrouver les traces de La Pérouse, en compagnie des naturalistes Ventenat, Blavier, Deschamps et La Billardière . Riche donne son nom à un cap de la Nouvelle-Hollande et à une île de la Nouvelle-Guinée. En 1793, les nouvelles venues de France divisent l'escadre, et les Hollandais en profitent pour mettre main basse sur les collections rassemblées par les hommes de science. En 1794, Riche quitte Java pour l'Ile de France (actuelle île Maurice), et ne retourne qu'en 1797 en France. Il meurt d'épuisement cette même année, au Mont-Dore (Puy-de-Dôme).
Riche est l'auteur d'un livre intitulé La chimie des végétaux (Avignon, 1786) et de mémoires communiqués à la société philomathique.
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Né en 1757 à Allons (Alpes-de-Haute-Provence)
Amiral. De Richery est mousse à neuf ans, enseigne à vingt-et-un ; il se distingue à la prise de Newport et dans le soutien à la guerre d'indépendance américaine. En 1781 et 1782, il fait les campagnes de l'Inde sous les ordres du bailli de Suffren. En 1793, il est nommé capitaine de vaisseau, et en 1795 contre-amiral. À Toulon, il prend le comandement d'une escadre destinée à détruire les établissements anglais de Terre-Neuve. Le sept octobre, au nord du cap Saint-Vincent, Richery attaque un convoi qui fait route vers l'Angleterre et il s'empare de trente navires. Le vingt-huit août 1796, il arrive en vue de Terre-Neuve, et, en moins de deux semaines, il anéantit les pêcheries anglaises de Terre-Neuve, Saint-Pierre et Miquelon, de la côte du Labrador, et il coule plus de quatre-vingt navires. De retour à Rochefort (Charente-Maritime), il est envoyé à Brest pour participer à l'expédition d'Irlande de 1796 qui sera un échec. Richery s'éteint trois ans plus tard, à Allons, sa ville natale.
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Né vers 1500 à Saint-Mihiel (Meuse)
Sculpteur. Richier reçoit sa formation en Italie, et revient travailler dans son pays natal, à Saint-Mihiel, où il produit une mise au tombeau appelée Sépulcre, et La Vierge et saint Jean. A Clermont-en-Argonne (Meuse), il réalise une Pietà, à Nancy (Meurthe-et-Moselle) le tombeau de Philippe de Gueldre, et à Bar-le-Duc (Meuse), sur le tombeau de René de Châlons, la représentation très réaliste d'un cadavre debout, le bras levé et la tête accompagnant le geste. Exilé à Genève en 1564, Richier y meurt trois ans plus tard.
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RIFFAULT DES HÊTRES, Jean René Denis.
Né en 1752 à Saumur (Maine-et-Loire)
Chimiste. Riffault est fils de médecin, et il est employé de bonne heure à la régie des poudres et salpêtres. Il devient commissaire à la poudreire du Ripault, près de Tours (Indre-et-Loire). En 1787, il met au point une méthode pour éprouver le salpêtre, qui est adoptée par le gouvernement. Il est l'un des premiers à ajouter à la poudre à canon du chlorate de potassium, selon les préconisations de Berthollet. Appelé à Paris, Riffault est nommé administrateur général des poudres et salpêtres. Il reçoit la croix d'honneur, et se retire après la nomination d'un directeur général choisi dans l'artillerie. Il disparaît en 1826 à Paris.
On doit à Riffault un Traité de l'art de fabriquer la poudre à canon, composé avec Bottée de Toulmont, et traduit en plusieurs langues (Paris, 1812), L'art du salpêtrier, également avec Bottée (Paris, 1813), et un Manuel de chimie (Paris, 1825-1829). Il fait traduire de l'anglais le Système de chimie de Th. Thomson (1809), avec des notes de Berthollet, et un Dictionnaire de chimie d'Andrew Ure (1822-1824).
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Né en 1817 à Guebwiller (Haut-Rhin)
Ingénieur. Ouvrier mécanicien à ses débuts, Riggenbach travaille à Lyon dans la construction mécanique, puis à Paris, où il suit les cours du Conservatoire des arts et métiers. En 1837, il assiste à l'inauguration de la ligne de chemin de fer qui va de Paris à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) et décide de se consacrer à la construction des locomotives. Il travaille pendant dix ans en Allemagne, à Karlsruhe, avant de diriger les ateliers de réparation de la Zentralbahn. En 1865, il invente les chemins de fer à crémaillère, dont il installe le premier exemplaire au Rigi (Suisse). Plus tard, Riggenbach dirige une compagnie de chemins de fer de montagne, puis s'installe comme ingénieur à Olten (Suisse), où il décède en 1899.
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Né en 1577 à Paris.
Médecin. A l'instigation de son père Jean, lui-même médecin, Riolan s'engage dans les études et il est admis au doctorat en 1604. Il se tourne alors vers l'anatomie et publie un traité sur le sujet. En 1613, il obtient le poste de professeur royal d'anatomie et de botanique, et il rédige un livre sur l'ostéologie. Il est premier médecin de Marie de Médicis, et, en 1617, la suit à Blois où son fils Louis XIII l'a envoyée en exil. Riolan réfute le mécanisme de la circulation sanguine, découvert par l'Anglais William Harvey, mais on lui doit d'avoir remis à l'honneur la dissection, que les médecins d'alors jugeaient indigne d'eux. Il s'éteint en 1657 à Paris.
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Né en 1828 à Cernay (Haut-Rhin)
Agronome. Formé à l'Institut national de Grignon (Yvelines), Risler étudie le drainage et l'irrigation, la chimie. En 1857, il achète une propriété en Suisse, dans le canton de Vaud, où il applique ses idées et effectue ses recherches. En 1876, il est professeur à l'Institut national d'agronomie, puis il en devient le directeur. En 1880, il est élu membre de la Société nationale d'agriculture. Risler décède en 1905 dans son domaine de Calèves (Suisse).
Son oeuvre consiste en trois ouvrages principaux sur la culture du blé, la géologie agricole, les drainages et l'irrigation, et de très nombreux mémoires sur l'analyse chimique des terres, sur l'humus, l'évaporation, la température du sol à différentes profondeurs, le rôle du fer dans la végétation, l'économie rurale de l'Allemagne, l'influence économique des chemins de fer, et bien d'autres encore.
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Né en 1643 à Soissons (Aisne)
Géographe et homme de lettres. Après de bonnes études, Robbe est reçu avocat au parlement de Paris, et par la suite il obtient le titre d'ingénieur et géographe du roi. Il s'éteint en 1721 à Soissons.
Robbe a publié une Méthode pour apprendre la géogrphie (Paris, 1678), et écrit des dissertations sur l'ancienne géographie des Gaules ; il est aussi l'auteur d'un Emblème sur la paix (Paris, 1679), de La Rapinière, comédie en cinq actes et en vers (Paris, 1683) qui fut jouée dix-huit fois de suite au Théâtre français, et de Trictractus, poème latin (Paris, 1710).
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Né en 1614 à Langres (Haute-Marne)
Peintre miniaturiste. Robert se spécialise dans la représentation de la nature. C'est lui qui réalise le frontispice de la Guirlande de Julie (voir à Malleville) et le Recueil des vélins, commandé par Gaston d'Orléans, frère du roi Louis XIII, où il peint des plantes et des animaux. Nicolas Robert meurt en 1684 à Paris.
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ROBERT, Pierre François Joseph.
Né en 1763 à Gimnée (Ardennes belges)
Conventionnel. D'abord avocat et professeur de droit public, puis commerçant grossiste, Robert rejoint le club des Cordeliers et se lie avec Danton, dont il devient le secrétaire. Il épouse Louise de Keralio, traductrice. Il est élu député de Paris à la Convention et vote la mort de Louis XVI. Après la Révolution, il continue ses activités de commerçant. Il est nommé sous-préfet de Rocroi pendant les Cent-jours. Il doit s'exiler en Belgique à partir du début de la Restauration, en tant que régicide. Il disparaît en 1826 à Bruxelles.
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ROBERVAL, Gilles PERSONNE de.
Né en 1602 à Roberval (Oise)
Mathématicien. Roberval enseigne la philosophie à Paris, au collège Gervais, puis les mathématiques au collège royal. Il entretient des relations avec les savants du temps, dont le père Mersenne, et Descartes, contre qui il soutient des disputes mathématiques. Roberval est surtout connu pour avoir inventé la balance qui porte son nom. Il disparaît en 1675 à Paris.
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ROBIQUET, Pierre Jean.
Né en 1780 à Rennes (Ille-et-Vilaine)
Chimiste. Pharmacien des armées, élève puis collaborateur de Vauquelin, Robiquet fonde une fabrique de produits chimiques. A partir de 1812, il enseigne la chimie à l'Ecole de pharmacie, puis en devient administrateur. Il entre à l'Académie des sciences en 1833. Avec Vauquelin, il découvre l'asparagine, acide aminé à propriétés diurétiques extrait de l'asperge. Robiquet extrait la codéine de l'opium, effectue des études sur l'huile d'amande amère, sur la garance et la semence de moutarde. Il décède en 1840 à Paris.
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