QUANTIN, Pierre.

Né en 1759 à Fervaques (Calvados)

Général. Né dans une famille noble originaire de Savenay (Loire-Atlantique), Quantin est sous-officier d'artillerie quand éclate la Révolution. En 1792, il est capitaine de l'artillerie du 3ème bataillon du Calvados. Chargé de réprimer les révoltes dans l'Ouest en 1796, il est envoyé ensuite à Nîmes. Rallié à l'empire, Quantin est fait commandeur de la Légion d'honneur en 1805. Il disparaît en 1824 à Pont-l'Évêque (Calvados).

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QUANTZ, Johann Joachim.

Né en 1697 à Oberscheden (Allemagne)

Musicien. Fils d'un maréchal-ferrant, Quantz préfère entrer en apprentissage chez son oncle, musicien à Merseburg. En 1718, il fait partie de l'orchestre de Varsovie. Il suit l'ambassadeur de Pologne, en 1724, à Rome, Paris et Londres.Il entre alors dans l'orchestre de la cour princière de Dresde. Frédéric II, qui a pris des cours de flûte auprès de Quantz, le fait venir à sa cour, à Berlin, joue des duos avec lui et lui accorde une pension.Virtuose de la flûte, il perfectionne l'instrument et établit un atelier de fabrication en 1739. Frédéric II lui érige un mausolée après sa mort en 1773 à Potsdam.

Quantz a écrit pour le roi plus de 500 concertos pour flûte, duos, trios, quatuors et sonates, ainsi qu'un très célèbre traité de flûte traversière, Instruction pour jouer de la flûte (Berlin 1752).

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QUARENGHI, Giacomo.

Né en 1741 à Bergame (Italie)

Architecte. Appelé par Catherine II de Russie, Quarenghi construit pour elle un nombre important de palais à Saint-Pétersbourg et à Moscou. Il meurt en 1817 à Saint-Pétersbourg.

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QUARRÉ, Antoinette Suzanne .

Née en 1813 à Recey-sur-Ource (Côte-d'Or)

Poétesse. Simple lingère, Antoinette Quarré apprend à lire dans Zaïre de Voltaire, et se tourne vers la poésie. Instruite par un lettré, Mr de Belloguet, elle publie quelques essais en vers et en prose, et un éloge de la princesse Marie d'Orléans, qui lui vaut, en 1839, une première mention honorable de la Société des lettres et des arts de Seine-et-Oise. Lamartine l'encourage, et des amis la poussent à publier son premier recueil, qui a pour titre : Poésies d'Antoinette Quarré, de Dijon (1843). Mais, de faible constitution, elle s'éteint en 1847 dans la capitale bourguignonne.

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QUARRÉ, Gaspard.

Né en 1625 à Dijon (Côte-d'Or)

Magistrat. De famille noble (il est seigneur d'Aligny), Quarré est reçu, en 1641, avocat général au parlement de Bourgogne, et en 1652 conseiller d'état. Il décède en 1699 à Dijon.

Ses plaidoyers et harangues ont été publiées en 1658 à Paris.

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QUATREMÈRE, Etienne Marc.

Né en 1782 à Paris.

Orientaliste. Spécialiste des langues du Moyen-Orient (arabe, persan, chaldéen, syriaque, hébreu), Quatremère enseigne au Collège de France et à l'Ecole des langues orientales. Il meurt en 1857 à Paris.

Il a publié des traductions de l'arabe et du persan, et des travaux historiques et linguistiques sur l'Egypte.

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QUATREMÈRE, Marc Étienne.

Né en 1751 à Paris.

Commerçant. Fils d'un marchand de drap anobli en 1780 par Louis XVI, Quatremère est autorisé à reprendre, sans déroger, le commerce de son père. Choisi en 1789 comme officier municipal de Paris, Quatremère se démet rapidement de ses fonctions, trop pesantes pour lui en cette période difficile. Convoqué devant le tribunal révolutionnaire, il est condamné à mort pour "complicité avec des fournisseurs infidèles" et exécuté en 1794 à Paris. Ses biens sont confisqués, et ses écrits, qui traitent de religion, sont brûlés à l'hôtel de ville.

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QUATRESOUS DE PACTELAINE, Antoine.

Né en 1786 à Épernay (Marne)

Historien. Sous l'empire, Quatresous combat dans les vélites de la garde et se retire en 1814 avec le grade de sous-lieutenant. En 1824,il est nommé directeur des postes militaires à Figueiras (Espagne) et en 1825 dans l'intendance de la maison de Charles X. Il meurt en 1835 à Mandres-les-Roses (Val-de-Marne).

Quatresous a écrit une Histoire de la guerre contre les Albigeois (Paris 1833), une histoire de France et des tragédies.

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QUEIROS, Pedro FERNANDEZ de.

Né vers 1560 à Evora (Portugal)

Navigateur. A la fin du XVIème siècle, Queiros découvre les îles Marquises, Tahiti, les Nouvelles-Hébrides, mais le roi d'Espagne, qu'il tente d'intéresser à ses découvertes, dédaigne d'en prendre possession. Queiros décède en 1614 à Panama.

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QUÉQUET, Charles François.

Né en 1768 à Paris.

Magistrat. Quéquet est reçu avocat au parlement de Parisen 1787. En 1814, ses convictions royalistes le poussent à demander au tsar de Russie et au roi de Prusse le rétablissement des Bourbons sur le trône, dans un écrit auquel collaborent les comtes de Brosses et de Modène. En 1815, Quéquet est nommé avocat général à la cour royale de Paris, et il fait annuler des créances demandées par la famille Bonaparte, et des traites tirées par Napoléon sur le domaine royal. En 1823, il est président à la cour royale, puis conseiller à la cour de cassation. Il ne survit pas à la révolution de juillet 1830 et meurt dans le courant du même mois, à Paris.

Il a publié des Études de poésies latines appliquées à Racine (Paris 1823).

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QUÉRARD, Joseph Marie.

Né en 1797 à Rennes (Ille-et-Vilaine)

Bibliographe. Employé de librairie à Rennes, ensuite à Paris, Quérard se consacre à l'élaboration d'un important dictionnaire bibliographique des hommes de science et écrivains d'expression française, puis d'un livre sur la littérature contemporaine, et enfin d'un ouvrage sur les supercheries littéraires. Il décède en 1865 à Paris.

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QUESNAY, François.

Né en 1694 à Méré (Yvelines)

Economiste et médecin. Quesnay se forme à la chirurgie et à la médecine, et devient médecin du roi Louis XV. En économie, il est le fondateur de la physiocratie, doctrine selon laquelle l'économie doit respecter des lois naturelles et se fonde avant tout sur la production agricole. Il disparaît en 1774 à Versailles.

Quesnay a laissé des écrits sur ses théories économiques et plusieurs traités de médecine.

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QUESNAY DE SAINT-GERMAIN, Robert François Joseph.

Né en 1751 à Valenciennes (Nord)

Magistrat. Petit-fils du précédent, Quesnay effectue ses études au collège de Nevers, il travaille avec son père à des expériences agricoles, et entreprend des voyages à l'étranger. La renommée de son grand-père lui procure un accueil favorable du margrave de Bade et du roi de Pologne. Il est ensuite employé dans le bureau particulier de Turgot, puis en 1776 conseiller à la Cour des aides de Paris. À la Révolution, il est élu représentant du Maine-et-Loire à l'Assemblée législative, membre du parti modéré. En 1790, il est juge au tribunal de Saumur (Maine-et-Loire). Quelques années plus tard, il se retire. Il décède en 1805 près de Saumur.

Il reste de Quesnay de Saint-Germain un Discours pour servir à l'éloge de Court de Gébelin (Paris 1784) et un Projet d'instructions et pouvoirs généraux et spéciaux à donner aux députés des états généraux (Paris 1789).

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QUESNÉ, François Alexandre.

Né en 1742 à Rouen (Seine-Maritime)

Botaniste. Après avoir exercé dans le commerce, Quesné s'adonne à la botanique, et introduit dans sa propriété de Bois-Guillaume, près de Rouen, des tulipiers, des mélèzes, des cèdres du Liban et des ginkgo biloba. Il meurt en 1820 à Rouen.

Quesné a traduit en français la Philosophie botanique de Linné (Rouen 1783) et fourni plusieurs mémoires sur la botanique.

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QUESNEVILLE, Gustave Augustin.

Né en 1810 à Paris.

Chimiste. Quesneville est formé par Vauquelin et lui succède à la tête de sa fabrique de produits chimiques. Il est reçu docteur en médecine en 1834, et, à partir de 1840, dirige la Revue scientifique, devenue à partir de 1857 le mensuel Le moniteur scientifique. Il étudie le bismuth et ses sels et édite l'Histoire de la chimie de Hoefer. Quesneville disparaît en 1889 à Paris.

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