Né dans la première moitié du 17ème siècle.
Avocat. Considéré en son temps comme le second orateur du barreau de Paris après Fourcroy, il s'affirme par un style naturel, plein de justesse et de netteté. Son refus des expressions trop familières ou trop recherchées le fait considérer comme insipide et sec par ses détracteurs. On peut se faire une idée de son style en lisant son Discours prononcé à la présentation des lettres de provision du chancelier Letellier (Paris 1687). Pageau décède en 1683 à Bagneux (Hauts-de-Seine).
| ACCUEIL
|
SOURCE
|
Né en 1754 à Paris.
Architecte. En 1789, Palloy prend part à la prise de la Bastille, puis il est chargé de sa démolition. Dans des pierres récupérées, il fait sculpter des modèles réduits de l'édifice qu'il envoie aux personnalités politiques et à chacun des départements. Plus tard, il présente les plans d'une colonne pour la place de la Bastille, et il parvient à échapper aux poursuites que lui vaut son goût pour l'intrigue. Retiré à Sceaux (Hauts-de-Seine), il soutient les souverains successifs jusqu'à Louis-Philippe, dont il obtient une pension. C'est à Sceaux qu'il meurt, en 1835.
| ACCUEIL
|
SOURCE
|
Né vers 1480 à Londres.
Grammairien. Palsgrave étudie les lettres à Londres, la logique et la philosophie à Cambridge, puis les sciences à Paris. Maîtrisant parfaitement le français, il est choisi en 1514 pour l'enseigner à la princesse Marie, soeur d'Henry VIII, future épouse de Louis XII. De retour en Grande-Bretagne, il est pourvu de charges honorifiques. Il publie en 1530 la première grammaire française, en prenant pour modèle la langue parlée entre la Seine et la Loire. Palsgrave meurt en 1554 à Londres.
| ACCUEIL
|
SOURCE
|
PAMARD, Pierre François Benezet.
Né en 1728 à Avignon (Vaucluse)
Ophtalmologiste. Il est fils et petit-fils de chirurgiens et devient lui-même chirurgien en chef de l'hôpital général d'Avignon, après des études à Montpellier et à Paris. En 1767, la ville d'Avignon lui alloue une pension annuelle de 500 livres. Pamard invente, en 1755, un instrument pour l'opération de la cataracte, nommé ophtalmostat ou pique, qui lui vaut les félicitations de ses collègues Bordenave et Morand, ainsi qu'un instrument pour l'opération de la fistule lacrymale. En 1783, l'université de Valence lui décerne le titre de docteur, et l'année suivante il est admis comme associé à l'Académie royale de chirurgie. Pamard décède en 1793 à Avignon.
| ACCUEIL |
SOURCE
|
Né en 1694 à Nogent-le-Roi (Eure-et-Loir)
Chansonnier. D'un caractère insouciant, un peu bohème, il est ami de Gallet. Panard est un auteur fécond, qui écrit des comédies, des divertissements, des chansons, des petites pièces en vers à sujets galants, bachiques ou moraux. Marmontel le nomme le La Fontaine du vaudeville. C'est Panard qui, semble-t-il, donne le premier au roi Louis XV son surnom de Bien-aimé. Il s'éteint en 1765 à Paris.
Ses oeuvres en 4 volumes ont été éditées à Paris en 1763, ycompris Les acteurs déplacés, pièce écrite avec L'Affichard.
| ACCUEIL
|
SOURCE
|
Né en 1700 à Lille (Nord)
Libraire et homme de lettres. Panckoucke fait de solides études. Doté d'une bonne mémoire et d'une curiosité insatiable , il parcourt plusieurs disciplines, comme en témoigne son oeuvre. Il meurt en 1753 à Lille, après avoir bataillé une dernière fois devant un représentant de l'Église qui vient lui administrer l'extrême-onction.
Voici la liste des ouvrages qu'il a publiés : Dictionnaire historique et géographique de la châtellenie de Lille (1733) ; Éléments d'astronomie (1739) ; Éléments de géographie (1740) ; Essai sur les philosophes, ou les égarements de la raison sans la foi (1743) ; La bataille de Fontenoy, poème héroïque en vers burlesques, avec des notes historiques, critiques et morales (1745). C'est une critique et une parodie du poème de Voltaire ; Manuel philosophique ou précis universel des sciences (1748) ; Dictionnaire des proverbes français (1749) ; Les études convenables aux demoiselles (1749) ; Amusements mathématiques (1749) ; L'art de désopiler la rate (1773) ; Abrégé chronologique de l'histoire de Flandre.
| ACCUEIL
|
SOURCE
|
Né en 1666 à Dijon (Côte d'Or)
Biographe. Papillon est fils d'un riche avocat ; il étudie l'anatomie, la botanique, le droit, et entre dans les ordres. Parce qu'il souffre d'un défaut d'élocution, il se contente d'un canonicat à la chapelle aux Riches de Dijon, et se consacre à l'étude. C'est à Dijon qu'il décède, en 1738.
Papillon a publié une Bibliothèque des auteurs de Bourgogne, comprenant 1200 notices (Dijon, 1742 ou 1745), fourni des articles aux Mémoires des pères Desmolets et Niceron et à la Bibliothèque française du père Lelong, son ami, et édité l'Histoire de la Franche-Comté, de Pélisson.
| ACCUEIL |
SOURCE
|
Né en 1794 à Metz (Moselle).
Magistrat et député. Parant est avocat dans sa ville natale jusqu'à la révolution de 1830. Grâce à ses opinions libérales et à ses talents de légiste, il est nommé procureur général à Metz, puis à Bourges. En 1831, il est élu député de la Moselle et réélu plusieurs fois. En 1837, il est sous-secrétaire d'État à la justice, puis à l'instruction publique, succédant à Salvandy, de mars à mai 1839. Avocat général à la Cour de cassation depuis 1832, Parant est nommé conseiller en 1839. Il s'éteint en 1842 à Paris.
On doit à Parant un Tableau des villes, bourgs, villages, etc. de la Moselle (Metz, 1825), et des Lois de la presse en 1836, ou législation actuelle sur l'imprimerie et la librairie (Paris, 1836).
| ACCUEIL |
SOURCE
|
Né en 1529 à Paris.
Juriste. Après ses études de droit à Paris, Toulouse et Pavie (Italie), respectivement sous l'autorité de Hotman, Cujas et Alciat, Pasquier est à 20 ans avocat au parlement de Paris. Devenu plus tard lieutenant général de Cognac (Charente), il est ensuite nommé avocat général à la Chambre des comptes. Retiré à Blois après l'insurrection parisienne de 1588 (journée des Barricades), il ne revient qu'à l'avènement d'Henri IV à Paris. Et c'est à Paris qu'il meurt, en 1615.
Pasquier a laissé des livres de droit, une correspondance et un important ouvrage historique et linguistique sur la France.
| ACCUEIL
|
SOURCE
|
Né vers 1480 à Dinant (Belgique)
Peintre. Patenier est membre de la guilde de Saint-Luc d'Anvers (association de peintres) à partir de 1515. Il acquiert une renommée internationale en peignant des paysages vus à vol d'oiseau et Dürer le rencontre lors de son voyage aux Pays-Bas. L'influence de Patenier se fait encore sentir sur les générations suivantes. Il décède en 1524 à Anvers (Belgique)
| ACCUEIL
|
LIEN EXTERNE |
SOURCE
|
Né en 1602 à Hodenc-en-Bray (Oise)
Médecin. Patin étudie la médecine à Paris et se lie avec Gabriel Naudé. Il est d'abord remarqué par Riolan, à qui il succède au Collège de France. Apprécié pour ses bons mots, il fréquente les demeures nobles. Il est partisan des auteurs anciens, Aristote, Cicéron, Galien, Platon et Virgile, et combat la modernité. Il met en cause les vertus du quinquina, nouvellement arrivé en Europe, et celles de l'antimoine. Il meurt en 1672 à Paris.
Patin a écrit de très nombreuses lettres, contenant des considérations sur son temps, des traits d'esprit, des anecdotes vraies ou fausses. Il a également publié un Traité de la conservation de la santé (1632), des Notes sur le livre de Galien, De la saignée, des Observations sur le livre de Nicolas Ellain, De la peste.
| ACCUEIL
|
SOURCE
|
Né en 1604 à Paris.
Homme de lettres et avocat. Fils d'un procureur au parlement de Paris, Patru est attiré par les lettres, encouragé en cela par sa mère. A 19 ans, il voyage en Italie, où il rencontre Honoré d'Urfé, dont il admire l'Astrée. Rentré en France, Patru embrasse la carrière d'avocat et devient vite célèbre par l'éloquence de ses plaidoyers, qui sont publiés de son vivant. Ses succès d'orateur et la bienveillance de Richelieu le mènent à l'Académie, en 1640. Le jour de sa réception, il prononce un discours si prisé de ses confrères qu'ils décident d'en exiger un dorénavant de tout nouveau candidat. Sa connaissance notoire de la langue française est une référence pour Vaugelas, qui le consulte. Philosophe, cultivant le savoir et l'amitié, il sombre dans la pauvreté par insouciance et doit même vendre sa bibliothèque à Boileau, qui lui en laisse la jouissance. Patru décède en 1681 à Paris.
| ACCUEIL
|
SOURCE
|
PAUL, Paul DE SAUMUR, dit le chevalier.
Né en 1598 près de Marseille (Bouches-du-Rhône)
Marin. Né en mer d'une lavandière de Marseille qui allait porter du linge au château d'If, il s'engage à douze ans dans la flotte de Malte. Sa réputation d'intelligence et d'audace parvient jusqu'à Richelieu, qui le nomme en 1634 capitaine de vaisseau dans la flotte de Sourdis. Fait chevalier de l'ordre de Malte en 1637, il s'illustre dans des combats en Méditerranée contre les Espagnols ou les corsaires musulmans. Il est anobli en 1649, parvient au grade de vice-amiral, et reçoit le titre de lieutenant général des mers du Levant en 1654. Nommé commandant de la Marine à Toulon en 1666, le chevalier Paul y meurt deux ans plus tard, en léguant sa fortune aux pauvres.
| ACCUEIL
|
SOURCE
|
Né en 1812 à Paris.
Chimiste. Au cours de sa carrière, Péligot occupe plusieurs postes : répétiteur à l'Ecole polytechnique, professeur au Conservatoire des arts et métiers, employé de l'Hôtel des monnaies en charge des essais d'alliages pour la constitution des pièces, enfin professeur de chimie analytique à l'Institut agronomique. En 1852, il est admis à l'Académie des sciences. Il décède en 1890 à Paris.
Péligot a publié quelques travaux sur les propriétés chimiques des sucres, sur la composition de la betterave à sucre, sur le verre (histoire et fabrication), et un traité de chimie analytique appliquée à l'agriculture.
| ACCUEIL
|
SOURCE
|
Née en 1840 à Paris.
Bibliographe. Grande spécialiste des débuts de l'imprimerie en France, Marie Pellechet établit un catalogue des incunables des bibliothèques publiques ( jusqu'à la lettre G, 3 volumes publiés) et édite celui des incunables de la bibliothèque Sainte-Geneviève, dressé par Daunou. Elle est nommée bibliothècaire honoraire à la Bibliothèque nationale. Elle s'éteint en 1900 à Louveciennes (Yvelines)
| ACCUEIL
|
SOURCE
|
Né en 1747 à Marseille (Bouches-du-Rhône)
Voyageur. Établi dans le commerce, Pelletan se tourne vers les lettres et les arts. En 1787, il part pour gérer les affaires de ses amis au Sénégal. Il obtient la bienveillance du chevalier de Boufflers, gouverneur de la colonie. Pelletan tient un journal de tout ce qu'il voit. Trois ans plus tard, il revient en France et est nommé directeur général de la compagnie à Paris. Emprisonné sous la Révolution, il rédige un mémoire qui restera inachevé. Pelletan meurt en 1802.
Son ouvrage est intitulé Mémoire sur la colonie du Sénégal, avec quelques considérations historiques et politiques sur la traite des nègres, sur leur caractère, et les moyens de faire servir la suppression de cette traite à l'accroissement et à la prospérité de cette colonie, avec une carte (Paris 1801).
| ACCUEIL
|
SOURCE
|