PREMIERFAICT, Laurent de.

Né au 14ème siècle à Premierfait (Aube)

Traducteur. Premierfaict traduit le Décaméron de Boccace, à la demande d'un valet de chambre du roi Charles VI, à partir d'une transcription latine du texte. Il traduit aussi les Économiques d'Aristote, des oeuvres de Sénèque et de Cicéron, qui seront publiées vers 1534. Il effectue d'autres traductions de Cicéron et de Boccace, qui sont restées manuscrites, et qui sont conservées à la bibliothèque de Genève. Premierfaict est secrétaire du duc de Berry au moment de sa mort, qui survient en 1418.

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PRESTET, Jean.

Né vers 1648 à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire)

Mathématicien. Prestet est fils d'un huissier qui lui fait faire des études et le place chez le père Malebranche. Ce dernier le forme aux mathématiques et le fait admettre dans sa congrégation en 1675. Ses supérieurs l'envoient enseigner sa discipline à Nantes, puis à Angers. Dans ses écrits, il s'applique à mettre à la portée de tous les principes de Descartes. Il y expose aussi des curiosités, comme les trois mille trois cent soixante-seize façons de combiner ce vers latin : Tot tibi sunt dotes, Virgo, quot sidera coelo. Prestet disparaît en 1690 à Marines (Val d'Oise).

Il a publié des Nouveaux éléments de mathématiques (Paris, 1675), édition augmentée en 1689, réimprimée en 1699.

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PRÉVOST, Jean.

Né en 1600 dans le Béarn.

Botaniste. Prévost est un spécialiste des plantes de l'Ouest des Pyrénées, estimé par le naturaliste suédois Linné. Prévost a, en outre, enseigné la médecine. Il est mort en 1660.

Il a décrit près de 1000 végétaux des départements actuels des Pyrénées atlantiques et des Hautes Pyrénées dans un catalogue.

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PRÉVOST, Pierre.

Né en 1764 à Montigny-le-Ganelon (Eure-et-Loir)

Peintre. Ses parents, cultivateurs aisés, l'envoient à l'âge de vingt ans à Paris, où il se forme auprès de Valenciennes. Il se spécialise dans la représentation des paysages. Son succès va lui venir du perfectionnement des peintures panoramiques présentées en cercle autour des spectateurs : cette technique, inventée en Allemagne par Johann Adam Breysig a été introduite en Angleterre par Robert Barker, puis de là en France par Fulton en 1801. Prévost fait construire sur le boulevard Montmartre, à Paris, deux bâtiments ronds où il expose des vues connues sous le nom de panoramas. Il représente d'abord Paris, puis successivement dix-sept autres villes, parmi lesquelles Rome, Naples, Amsterdam, Boulogne, Anvers, Toulon, Jérusalem, Athènes, Londres, et les batailles de Tilsitt et de Wagram. Il se rend sur place pour prendre les détails de ses vues. Il s'entoure d'autres artistes, comme Daguerre et Bouton, pour réaliser ses tableaux, qui remportent de son vivant un réel succès. Prévost décède en 1823 à Paris.

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PRIMAT, Claude François Marie.

Né en 1747à Lyon (Rhône)

Ecclésiastique. Prêtre oratorien, Primat est à Douai (Nord) quand éclate la Révolution, à laquelle il adhère. Son ralliement lui vaut la cure de Saint-Jacques de Douai, puis l'évêché de Cambrai en 1791. Devant les excès de la Terreur, il remet ses lettres de prêtrise à la Convention en 1793, mais assiste au concile des évêques constitutionnels à Paris en 1798, au cours duquel il est nommé évêque de Lyon. En 1802, il obtient, grâce au soutien de Fouché, l'archevêché de Toulouse. De 1806 à 1815, Primat siège au Sénat conservateur. Il est aussi membre de l'Académie de Toulouse et de celle des Jeux floraux. Pris de remords pour son engagement dans la Révolution, il demande le pardon du pape et s'illustre par une conduite pieuse et généreuse. Il s'éteint en 1816 à Toulouse.

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PRIVÉ, Ithier, Sylvain.

Né en 1762 à Vannes-sur-Cosson (Loiret)

Militaire. Privé est d'abord simple soldat dans la cavalerie. Nommé sous-lieutenant en 1792, il se distingue dans les armées du Nord et de Sambre-et-Meuse puis participe à la deuxième campagne d'Italie. À Iéna, il s'illustre en faisant prisonnier un bataillon prussien et en s'emparant de douze canons. En 1808, il est nommé général de brigade et fait baron. Il part pour l'Espagne sous les ordres du général Dupont, qui est forcé de capituler le 19 juillet, à Baylen (Andalousie). Fait prisonnier, Privé ne rentre en France qu'en 1814, et prend sa retraite quatre ans plus tard. Il décède en 1831.

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PRONY, Gaspard RICHE de.

Né en 1755 à Chamelet (Rhône)

Ingénieur. Formé à l'Ecole des ponts et chaussées, de Prony participe d'abord à la construction du pont de la Concorde (1788) élaboré par Perronet. Sa carrière le mène du grade d'ingénieur en chef jusqu'à celui d'inspecteur général et de directeur de l'Ecole des ponts et chaussées. Sous l'Empire, il est nommé en Italie, où il a la charge de régulariser le cours du Pô et d'aménager plusieurs ports. Après la chute de Napoléon, il obtient un poste d'examinateur à l'Ecole polytechnique. On lui doit l'invention du frein dynamométrique et du flotteur à niveau constant, et quelques livres de physique, en particulier d'hydraulique. De Prony meurt en 1839 à Paris.

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PROTAIN, Jean Constantin .

Né en 1769 à Paris.

Architecte. Formé par Chalgrin, il part se perfectionner en Italie, d'où il revient en 1794. Il enseigne alors à l'École des Mines, puis travaille à l'ambassade de France à Constantinople jusqu'en 1798. Protain prend part à l'expédition d'Égypte et on lui confie des travaux d'architecture à Alexandrie. Il est ensuite chargé, en 1799, de recueillir des données sur les monuments et les costumes égyptiens. En 1801, il est membre de l'Institut du Caire. Lors de l'assassinat de Kléber, Protain est blessé en s'élançant sur le meurtrier. De retour en France, il collabore au grand ouvrage sur l'Égypte en fournissant des dessins. En 1806, il dirige l'atelier de décoration de l'Académie impériale de musique, puis il est nommé contrôleur des bâtiments impériaux de Versailles. De 1835 à 1837, il fournit des projets d'édifices et de décorations pour la place de la Concorde, et d'un monument à la mémoire de Kléber, à Strasbourg. Il décède en 1837 à Paris.

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PROTH, ou PERROT, Jean.

Né dans la première moitié du 15ème siècle à Brottes (Haute-Marne)

Homme d'église. Il prononce ses voeux en 1449 à l'abbaye du Val des écoliers, à Verbiesles (Haute-Marne). Il est ensuite envoyé à Paris, et il entre à la Sorbonne. Devenu prêtre, il retourne en 1452 au Val des écoliers, dont il est élu prieur l'année suivante. En 1456, il est responsable de la maison de Sainte-Catherine, à Paris. En 1462, il est reçu docteur en Sorbonne, puis enseigne la théologie. Le succès de son enseignement lui vaut la protection de Louis XI et de René d'Anjou, roi de Sicile, dont il devient le confesseur. Installé dans les états du roi René, il meurt en 1474 à Marseille.

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PROUST, Louis Joseph.

Né en 1754 à Angers (Maine-et-Loire)

Chimiste. Fils de pharmacien, Proust étudie la chimie, et réussit à obtenir le poste de pharmacien en chef à la pharmacie de l'hôpital de la Salpêtrière à Paris. Appelé en Espagne à la veille de la Révolution, il enseigne à l'école d'artillerie de Ségovie puis à Madrid. Il a les faveurs du roi Charles IV qui lui fait construire un laboratoire. Il met au point une méthode pour extraire le sucre du raisin. Rentré en France en 1806, il perd sa place à la suite de la déchéance de Charles IV (1808), et se retire à Craon (Mayenne). Proust refuse la proposition de Napoléon d'établir une usine pour appliquer son procédé de fabrication du sucre. En 1816, il est élu à l'Académie des sciences à la presque unanimité. Sa vie s'achève en 1826 à Angers.

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PROUSTEAU, Guillaume.

Né en 1626 à Tours (Indre-et-Loire)

Jurisconsulte et bibliophile. Il est fils d'un maître ouvrier en soie, qui l'envoie étudier à La Flèche (Sarthe), puis au collège Louis-le-Grand à Paris. Prousteau étudie le droit à Poitiers, puis à Orléans, où il exerce la profession d'avocat pendant quatre ans. En 1660 et 1661, il voyage en Hollande, en Allemagne, en Italie et en Espagne pour parfaire ses connaissances en jurisprudence. En 1668, il obtient une chaire de droit à Orléans. Ses cours lui apportent la notoriété. Sa générosité lui fait gagner au cours d'une disette, en 1709, le surnom de père des pauvres. Il est en outre bibliophile, et il acquiert la bibliothèque d'Henri de Valois, qu'il confie aux bénédictins de Bonne Nouvelle d'Orléans en 1694, à condition de la rendre accessible au public. Il en fait don à la ville en 1715, et subventionne généreusement l'établissement d'une bibliothèque publique. Il disparaît en 1715 à Orléans.

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PUZOS, Nicolas.

Né en 1686 à Paris.

Accoucheur. Puzos est fils d'un chirurgien-major des armées. Il suit des études de médecine et un cours de philosophie à l'université de Paris. De 1703 à 1709, il sert dans des hôpitaux militaires, puis, revenu dans le civil, il est protégé et formé par le célèbre Clément. Puzos est admis à l'Académie de chirurgie et en devient directeur après 1741. Il fait progresser l'art de l'accoucheur et la pratique du toucher. En 1750, il est nommé censeur royal pour les livres de chirurgie, et l'année suivante le roi lui accorde des lettres de noblesse. Il décède en 1753.

Il a laissé des mémoires et des traités sur l'accouchement.

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PYRAULT, Claude.

Né vers 1720 à Besançon (Doubs).

Voyageur. Après avoir étudié la médecine dans sa ville natale, Pyrault y est reçu docteur en 1748, puis il exerce quelque temps à Paris, où il traduit aussi des ouvrages médicaux anglais. De retour à Besançon, il épouse la nièce du consul de France à Bagdad, qui lui obtient un emploi dans la Compagnie des Indes en Irak. En 1765, Pyrault est nommé agent de la Compagnie à Bassorah. Il s'efforce de restaurer les relations commerciales entre la France et la Perse, et il établit un service de coursiers à travers le désert. Il obtient la cession de l'île de Karek, qui, par la négligence du ministère, ne se réalise pas. Au moment de rentrer en France, il est emporté par la peste, en 1773, à Bassorah.

On a de Pyrault un Traité de la pharmacie moderne (Paris 1751) et une lettre sur L'art de faire des songes.

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