Née en 1727 à Chartres (Eure-et-Loir)
Auteur. Son père est procureur au bailliage de Chartres. Marie Prudence Plisson montre vite un goût prononcé pour l'étude, et y consacre sa vie, restant même célibataire. Elle fait insérer quelques pièces en vers ou en prose dans les journaux. En 1764, elle intervient dans un débat sur la durée de la grossesse. Elle se penche aussi sur la physiologie des chats. Elle disparaît en 1788.
On a gardé de son oeuvre : Odes sur la vie champêtre (1750), Projet pour soulager les pauvres de la campagne (Chartres, 1758), Recherches sur la durée de la grossesse (Amsterdam, 1765), La promenade de province, nouvelle, avec les voyages d'Oromasis dans l'île de bienveillance et dans la planète de Mercure (Paris, 1783), Maximes morales d'un philosophe chrétien (Paris, 1783).
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Né en 1646 à Marseille (Bouches-du-Rhône)
Botaniste. Envoyé en mission en Amérique par le roi Louis XIV, Plumier en rapporte d'abondantes collections de plantes inconnues qui vont enrichir le jardin botanique du roi et les connaissances scientifiques de l'époque, en particulier sur les fougères américaines, qu'il a décrites dans un traité. Il meurt en 1706, près de Cadix (Espagne)
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Né vers 1410 à Fontenay-en-Parisis (Val d'Oise)
Enseignant. Pluyette étudie à l'Université de Paris, devient maître ès arts, procureur de la nation de France (c'est à dire de l'Ile de France) et recteur. Il est ordonné prêtre, reçoit les titres de bachelier puis maître en théologie. Il est associé au collège de Navarre en 1442. Il en est nommé économe en 1450. En 1455, il est principal du collège des Bons-Enfants-saint-Victor. Il est aussi curé du Mesnil-Aubry, près de son village natal, puis de Saint-Germain-le-Vieux à Paris. Comme Nicolas Flamel, il se livre à la spéculation sur des immeubles et lègue sa fortune en fondant deux bourses à perpétuité dans le collège dont il a été principal. Pluyette disparaît en 1478.
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Né en 1762 à Saint-Étienne (Loire)
Ingénieur. Il étudie à Lyon et à Valence (Drôme), et dès l'âge de dix-huit ans enseigne la physique et les mathématiques, puis il est nommé professeur royal. Au début de la Révolution, il quitte la France, et s'installe en Russi en 1794. Poidebard exerce ses talents en inventant un appareil de traction pour faire remonter la Volga aux barques à pleine charge, un ciment dont il use pour construire le moulin de Morschansk, et une chaux de bonne qualité qui sert dans les travaux effectués sur plusieurs édifices publics de Saint-Petersbourg. Ses travaux ne lui apportent pas la fortune, et il meurt même dans la misère en 1824 à Saint-Petersbourg, enterré aux frais de personnes charitables.
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POINTIS, Jean Bernard DESJEANS de.
Né en 1645.
Marin. Sous les ordres de Duquesne, de Pointis participe au bombardement d'Alger et à la prise de Gênes dans les années 1680. Avec Tourville, il fait subir une sévère défaite aux Anglo-Hollandais dans la Manche, en 1690. Il est chargé d'une expédition contre Carthagène des Indes, dans la mer des Antilles, où il est blessé mais se rend maître de la ville (1697). Il décède en 1707 près de Paris.
De Pointis a consigné par écrit la description de l'expédition de Carthagène.
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Né vers 1492 à Jouhé (Jura).
Érudit. Après des études au collège de Saint-Jérôme à Dole, il est reçu docteur en droit canon et entre dans l'ordre de Cluny. Au cours d'un voyage en Allemagne et en Italie, il collecte des manuscrits précieux. Sa réputation parvient jusqu'à l'empereur Charles-Quint qui lui confie des missions, et le pourvoit de revenus substantiels, dont Poissenot fait bénéficier les jeunes collégiens prometteurs. Il est aussi nommé principal du collège de Saint-Jérôme et vice chancelier de l'université de Dole. Il est le premier à publier la chronique de Guillaume de Tyr (XIIème siècle), sous le titre Belli sacri historia lib. XXIII comprehensa, de Hierosolyma ac Terra promissionis (Bâle 1549). Poissenot meurt en 1556 à Dole.
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Né en 1729 à Grenoble (Isère)
Ecrivain. Attiré par le prestige et la sérénité de l'état ecclésiastique, Pollin est ordonné prêtre, mais il a l'ambition d'une charge de chapelain. Il se rend à Paris en 1775 et fréquente la bonne société. Disciple de Jean-Jacques Rousseau, il écrit l'histoire de son enfance et de sa jeunesse avec des accents qui font de lui un des représentants des préromantiques. Fuyant les massacres de septembre 1792, Pollin retourne dans sa province natale pour y couler une vie paisible auprès de son frère. Il décède en 1807 à La Tronche (Isère)
Ses œuvres principales sont Le citoyen des Alpes, publié en 1789, et Le hameau de l'Agnelas (1792)
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Né en 1778 à Reims (Marne)
Ingénieur. Formé à l'Ecole polytechnique, Polonceau devient ingénieur des ponts et chaussées et réalise des travaux dans les Alpes, parmi lesquels la route du Mont-Cenis. Devenu ingénieur en chef du département de Seine-et-Oise après 1815, il est promu inspecteur divisionnaire en 1830. C'est lui qui réalise le pont du Carrousel à Paris. Il est aussi membre du conseil général des ponts et chaussées. Il s'éteint en 1847 à Roche-lez-Beaupré (Doubs).
Polonceau a écrit des mémoires sur l'emploi des piliers de soutènement en béton, sur l'utilisation des revêtements de routes selon Mac Adam, sur l'utilisation de la fonte dans le pont du Carrousel.
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Né en 1658 à Paris.
Droguiste. Formé dès l'enfance au commerce, Pomet voyage en Italie, en Angleterre, en Allemagne et en Hollande, pour acquérir une connaissance complète des substances médicinales. Il ouvre un magasin à Paris, et donne des leçons au Jardin des plantes sur l'utilisation des drogues, à l'invitation des premiers médecins de son époque. Pomet meurt en 1699 à Paris, le jour même où Louis XIV lui accorde une pension.
On possède encore deux livres de Pomet : Une Histoire générale des drogues, traitant des plantes, des animaux et des minéraux (Paris, 1694), traduite en anglais et en allemand, et le Droguier curieux, ou catalogue des drogues simples et composées (Paris, 1695, 1709).
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Né en 1711 à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)
Chirurgien. Pontier étudie à Montpellier à partir de 1727, et devient en 1735 chirurgien-aide-major dans le régiment de Royal Étranger. En 1739, il est agrégé au collège de chirurgie d'Aix. En 1742; il est lieutenant du premier chirurgien du roi, et en 1749 démonstrateur du cours d'anatomie de Lieutaud, à la suite d'Henricy. En 1750, Pontier cumule les fonctions de démonstrateur et de professeur d'anatomie, et obtient le diplôme de médecin. En 1768, il est le premier professeur de l'école de chirurgie établie à Aix grâce au soutien du marquis de Vauvenargues. Sa réputation en tant qu'accoucheur, la considération qu'il obtient de tous, le font regretter après sa mort en 1789 à Aix.
Pontier a laissé un Mémoire sur les différentes espèces de remèdes résolutifs et sur leur usage dans les différentes maladies chirurgicales (Prix de l'académie de chirurgie en 1743)
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Né en 1652 à Châteauroux (Indre)
Historien. Fils d'un avocat fiscal, Porcheron entre chez les bénédictins en 1671 à l'abbaye de Saint-Rémi à Reims. Il est le premier à publier une édition corrigée et annotée de l'Anonyme de Ravenne, ouvrage de géographie du VIIème siècle. Il est aussi bibliothécaire de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés à Paris, et, en collaboration avec Mabillon, rédige le catalogue des manuscrits latins de la bibliothèque du roi. Porcheron s'éteint en 1694 à Paris.
Porcheron a laissé : Anonymi Ravennatis, qui circa saeculum septimum vixit, de geographia libri quinque (Paris, 1688) ; de nombreuses notes qu'il a laissées sur la Table de Peutinger étaient sans doute destinées à préparer une édition corrigée de l'Anonyme de Ravenne ; Maximes pour l'éducation d'un jeune seigneur, suivies de la traduction des Instructions de l'empereur Basile le Macédonien pour son fils Léon le Philosophe (1690) ; Histoire de l'abbaye de Saint-Lucien au diocèse de Beauvais, restée manuscrite.
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PORTZMOGUER, Hervé de, dit PRIMAUGUET.
Né vers1470 à Plouarzel (Finistère)
Marin. Amiral au service de la France, Portzmoguer livre une dernière bataille contre les Anglais, supérieurs en nombre, dans les parages de l'île d'Ouessant (Finistère) en 1512 : encerclé par douze navires, il met le feu à son vaisseau, la Cordelière, accroché à un vaisseau anglais. Il périt dans la bataille, décrite en vers latins par l'humaniste Germain Brice l'année suivante.
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Né vers 1460 à Poligny (Jura)
Diplomate. Poupet est fils d'un seigneur de La Chaux, receveur général des finances de Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Il étudie à Paris, et, à vingt-cinq ans, devient chambellan et premier sommelier du roi de France Charles VIII. Après le décès du roi en 1498, il occupe les mêmes fonctions auprès de Philippe Ier, roi de Castille, et de Charles Quint. Pendant la minorité de l'empereur, il est conseiller de la régence en Flandre. Il est ensuite ambassadeur à Rome et favorise l'accession à la papauté d'Adrien, précepteur de l'empereur, sous le nom d'Adrien VI. En 1526, Poupet est chargé de conclure le mariage de Charles Quint avec Isabelle de Portugal. Poupet est un lettré, qui constitue une bibliothèque dans son château de La Chaux, contenant entre autres les mémoires d'Olivier de La Marche et la chronique anonyme de Flandre. Alors qu'il est choisi pour négocier la paix de Cambrai, Poupet décède en 1529 à Poligny, avant la conclusion du traité.
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Né vers 1720 à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne)
Théologien. L'abbé de Prades participe, avec les grands esprits du temps, à la rédaction de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. Dans sa thèse de doctorat en théologie en Sorbonne, il met en doute le caractère divin du Christ. Condamné par le Pape et le parlement, il doit s'enfuir en Hollande, et, de là, gagne Berlin où Frédéric II l'a appelé. Mais des soupçons du roi l'obligent à s'exiler en Silésie (actuelle Pologne) à Glogau, où il devient archidiacre, et meurt en 1782.
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