NADAUD, Martin.

Né en 1815 près de Bourganeuf (Creuse)

Homme politique. Nadaud est issu d'un milieu modeste, et doit se rendre à Paris à 15 ans pour trouver un emploi dans le bâtiment. Autodidacte, il ouvre un cours pour les adultes. En 1849, il est élu député de la Creuse. Mais après le coup d'état de Louis-Napoléon Bonaparte, il doit fuir en Angleterre, où il est d'abord plâtrier, puis enseignant. Nadaud revient en France après 1870, il est élu conseiller municipal de Paris et il y défend la cause des ouvriers. En 1889, il se retire chez lui, dans la Creuse, où il meurt en 1898.

Nadaud a publié des livres sur la question ouvrière en Angleterre et en France.

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NADAULT, Jean.

Né en 1701 à Montbard (Côte d'Or)

Naturaliste. Magistrat de profession (il est maire et avocat à la chambre des comptes de Bourgogne) Nadault se passionne pour les sciences naturelles, en particulier la minéralogie. Il se lie à Buffon, est admis à l'Académie des sciences de Dijon et devient correspondant de celle de Paris. Il décède en 1779 à Montbard.

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NAIGEON, Jacques André.

Né en 1738 à Paris.

Homme de lettres.Admirateur de Diderot, Naigeon se lie avec lui et collabore à l'Encyclopédie pour la philosophie. Il soutient la Révolution mais émet des réserves sur le culte de l'Etre suprême. En 1795, il devient membre de l'Institut et réalise une édition des essais de Montaigne d'après un manuscrit autographe, rétablissant des paragraphes que mademoiselle de Gournay avait supprimés. Il édite aussi les oeuvres de Diderot. Naigeon meurt en 1810 à Paris.

Sa production se compose essentiellement d'ouvrages philosophiques, et de mémoires sur la vie et l'oeuvre de Diderot.

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NANCEL, Nicolas de.

Né en 1539 à Nancel, dans le Noyonnais (Oise).

Médecin et humaniste. Il naît dans une famille pauvre, mais il obtient une bourse pour étudier au collège de Presle, à Paris, dont le principal est alors Ramus. Nicolas de Nancel est reçu maître ès arts à treize ans, enseigne le grec et le latin, puis étudie la médecine. Les troubles religieux qui sévissent l'obligent à accepter, en 1562, la chaire de grec de l'université de Douai, en Flandre à cette époque. De retour au colège de Presle, il poursuit ses études de médecine, puis se rend en 1569 auprès de Muzile, premier médecin du roi, qui résidait à Angers. Il s'arrête à Tours, s'y marie l'année suivante. Il y exerce son art de 1569 à 1587, date à laquelle il devient médecin d'Éléonore de Bourbon, abbesse de Fontevrault (Maine-et-Loire). C'est là qu'il décède, en 1610.

Nicolas de Nancel a publié : Les triomphes et magnificences faictes à l'entrée de Monseigneur, filz de France et frere unicque du Roy, en la ville de Tours, le vingthuictième jour d'aoult MDLXXVI, par les maire, eschevins, manans et habitans de ladicte ville de Tours, par Nicolas de Nancel, médecin à Tours ; puis Stichologia graeca latinaque in formanda et reformanda (Paris 1579), où il propose d'assujétir la poésie française aux règles des poésies grecque et latine ; Discours très-ample de la peste (Paris 1581), très apprécié d'Ambroise Paré ; une vie de Ramus (Paris 1599) ; Declamationum liber (Paris 1600), collection de harangues qu'ils a prononcées à Paris et à Douai ; un projet de nouvelle édition des Psaumes et du Nouveau Testament, proposé aux autorités de l'Église (Paris 1603) ; Analogia microcosmi ad macrocosmum, id est, relatio et propositio universi ad hominem (Paris 1611).

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LIEN EXTERNE Biographie universelle - Cliquez pour plus de détails (p. 128, § 140)
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NANCEL, Pierre de.

Né en 1570 à Tours (Indre-et-Loire).

Homme de lettres. Il est fils du précédent. Formé à la jurisprudence, il cultive aussi la poésie. Il compose trois tragédies, représentées dans l'amphithéâtre antique de Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire). En 1610, il est substitut du procureur du roi à Paris. En 1613, ayant rendu un service à la république de Venise, il reçoit du doge Memmo une chaîne d'or, et compose en remerciement une pièce en vers latins. Il disparaît vers 1641.

De Pierre de Nancel nous sont restés : Le théâtre sacré (Paris 1606), contenant les trois tragédies déjà mentionnées, c'est à dire Dina ou le ravisseur, Josué ou le sac de Jéricho, Débora ou la délivrance ; un poème épique dédié à Marie de Médicis, De la souveraineté des rois (Paris 1610).

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NANTEUIL, Robert.

Né en 1623 à Reims (Marne)

Graveur. Ce n'est qu'à 25 ans que Nanteuil se rend à Paris, où il se rend vite célèbre par son sens de l'observation et le réalisme de ses portraits. Louis XIV lui donne le titre de graveur et dessinateur du roi. Il grave le portrait de tous les personnages de la cour, accompagnés d'une dédicace en vers. Il meurt en 1678 à Paris.

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NAPIAS, Henri.

Né en 1842 à Sézanne (Marne)

Administrateur. Très préoccupé par les problèmes de santé publique, Napias fait partie du petit groupe qui fonde, en 1877, la Société de médecine et d'hygiène. Dans l'administration, il occupe successivement les postes d'inspecteur du travail des enfants, d'inspecteur général des services administratifs, et de directeur de l'Assistance publique. Il décède en 1901 à Paris.

Napias a publié un certain nombre d'études sur l'hygiène en France, en particulier dans les écoles, un livre sur l'assistance publique et un autre sur l'organisation des crèches.

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NARDIN, Thomas.

Né vers 1540 à Besançon (Doubs)

Diplomate. Issu d'une bonne famille, Nardin fait des études de droit et devient magistrat. Il est chargé de plusieurs missions en Italie, puis il défend les libertés de Besançon, alors ville impériale, devant la diète de Ratisbonne. Avec l'appui de Henri IV, il parvient à maintenir les privilèges de la ville. Homme modeste et lettré, Nardin cherche à promouvoir la culture et le goût des lettres et encourage son cousin Chassignet à publier ses vers. Il meurt en 1616 à Besançon.

Nardin a traduit de l'italien de Girolamo Conestaggio : L'union du royaume de Portugal à la couronne de Castille (Besançon 1596, 1601)(Arras, 1600).

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NAUDET, Joseph.

Né en 1786 à Paris.

Erudit. Naudet travaille d'abord à l'Ecole Normale supérieure, puis au Collège de France, où il enseigne la poésie latine. En 1817, il est reçu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres, dont il est élu secrétaire perpétuel en 1852. Entre temps, il est admis à l'Académie des sciences morales et politiques, et nommé directeur de la Bibliothèque royale en 1840. Naudet disparaît en 1878 à Paris.

Il a écrit plusieurs études historiques et mémoires.

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