NAVIER, Louis Marie Henri.

Né en 1785 à Dijon (Côte d'Or)

Ingénieur. Navier étudie à l'Ecole polytechnique et obtient le poste d'ingénieur des ponts et chaussées. Ses éditions de Gauthey et de Bélidor lui apportent une certaine notoriété. En 1824, il est reçu à l'Académie des sciences, puis devient enseignant à l'Ecole polytechnique. Il étudie les ponts suspendus en Angleterre et en construit un sur la Seine à Paris (il a été remplacé depuis par le pont de l'Alma). Il décède en 1836 à Paris.

Navier a publié des mémoires sur les canaux, sur les ponts suspendus, et son cours d'analyse et de mécanique à l'Ecole polytechnique.

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NAVIER, Pierre Toussaint.

Né en 1712 à Saint-Dizier (Haute-Marne)

Médecin. Navier est reçu docteur en 1741 à l'université de Reims. Il exerce ensuite à Châlons-sur-Marne et y fonde, en 1753, une société savante, qui devient une académie royale en 1775. Pour ses découvertes de l'éther nitreux et des combinaisons du fer avec le mercure, il devient correspondant de l'Académie des sciences de Paris et Louis XVI lui alloue une pension. Il s'éteint en 1779 à Châlons-sur-Marne.

Navier a laissé des lettres et mémoires très divers : sur le péritoine, sur le ramollissement des os, sur le cacao et le chocolat, Sur les dangers des inhumations précipitées et sur les abus des inhumations dans les églises, sur divers corps chimiques, arsenic, plomb, vert-de-gris, mercure, fer, éther ; sur les bons et mauvais effets du tabac, Sur l'usage du vin de Champagne mousseux contre les fièvres putrides, etc.

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NECKER, Suzanne, née CURCHOD.

Née en 1739 à Crassier (Suisse)

Femme de lettres. Epouse du financier Necker, elle tient un salon à Paris, où elle reçoit, entre autres, Diderot, Marmontel, Buffon, La Harpe, l'abbé Raynal. Fondatrice et administratrice d'un hôpital, elle publie un mémoire sur les hospices. Elle aura pour fille la célèbre Madame de Staël. Elle meurt en 1794 à Lausanne.

Elle a écrit quelques ouvrages traitant de sujets de société.

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NEDEY, Anatole François.

Né en 1730 à Besançon (Doubs)

Chirurgien. Nedey fait ses études à l'université de Besançon et s'intéresse surtout à l'obstétrique. Nommé enseignant au collège de chirurgie, il attire de nombreux élèves. Il prône et obtient l'établissement de sages-femmes dans les campagnes. Au début de la Révolution, il est nommé chirurgien en chef d'un hôpital militaire de Besançon. C'est là qu'il contracte le typhus et décède, en 1794.

Nedey a rédigé plusieurs ouvrages sur l'obstétrique, dont les Principes sur l'art des accouchements (1793)

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NÉE DE LA ROCHELLE, Jean.

Né en 1692 à Clamecy (Nièvre)

Homme de lettres et avocat. Née de la Rochelle se lie, dans sa jeunesse, avec le milieu parisien des lettres. Il se fait connaître par des poésies publiées dans le Mercure. Il est alors attaché à la personne du comte de Charolais. Ruiné par le système de Law, il revient à Clamecy, où il exerce l'emploi de subdélégué de l'intendant d'Orléans. Née de la Rochelle meurt en 1772 à Clamecy.

Il a écrit : Le maréchal de Boucicaut (1713), nouvelle historique, Le Czar Demetrius, histoire moscovite (Paris 1716 et 1717), La duchesse de Capoue, nouvelle italienne (Paris 1730), une Histoire des révolutions de Sicile, qui est restée manuscrite, un Mémoire pour servir à l'histoire du Nivernais et du Donziois (Paris 1747), et Coutume du comté et bailliage d'Auxerre (Paris 1749).

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NÉEL, Louis Balthazar .

Né vers 1695 à Rouen (Seine-Maritime)

Homme de lettres.Destiné à la magistrature, Néel préfère verser dans la poésie. Son nom est resté grâce au succès de son principal ouvrage, Voyage de Saint-Cloud à Paris par mer, dans lequel il se moque d'un Parisien allant pour la première fois à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Néel disparaît en 1754 à Rouen.

Outre ce Voyage de Paris à Saint-Cloud par mer, et retour à Paris par terre (La Haye 1748), Néel a aussi écrit : une Épître au prince de Conti sur ses conquêtes en Italie (1743), une Épître au roi sur sa première campagne en 1744, La prise de Bruxelles (1746) et La prise de Maastricht (1748), qui sont deux poèmes, Histoire du comte de Saxe (Mittau 1752) et Histoire de Louis, duc d'Orléans (1753).

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NÉGRIER, François Marie Casimir.

Né en 1788 au Mans (Sarthe)

Général. Officier dans l'armée napoléonienne, Négrier combat en Espagne et, plus tard, il reçoit plusieurs blessures à Waterloo. En 1836, il est maréchal de camp, et nommé gouverneur de l'Algérie par intérim. Il est promu général de division en 1841. Député du Nord à l'Assemblée constituante en 1848, il est placé à la tête des troupes qui doivent réprimer l'insurrection parisienne, et il est tué par les révolutionnaires.

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NÉLATON, Auguste.

Né en 1807 à Paris.

Chirurgien. Nélaton enseigne la chirurgie à la Faculté de Paris et il est reçu à l'Académie de médecine en 1856. Il acquiert sa célébrité en soignant Garibaldi blessé et fait prisonnier après la bataille de l'Aspromonte (Italie). Très estimé, Nélaton doit quitter sa chaire à la Faculté pour se consacrer à sa clientèle. Il est membre de l'Académie des sciences, et, en outre, sénateur. Il décède en 1873 à Paris.

Ses élèves ont publié ses cours de pathologie chirurgicale.

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NERVET, Jean.

Né en 1442 à Évreux (Eure).

Prélat. Nervet appartient à l'ordre de saint Augustin. Louis XI fait de lui son aumônier en 1474, puis son confesseur. Ses qualités sont appréciées à la cour, où il reste jusqu'à l'avènement de Charles VIII. Prieur de Sainte-Catherine-la-Couture à Paris, conseiller d'État, abbé de Juilly (Seine-et-Marne) et évêque in partibus de Mégare, il est l'un des protecteurs de l'helléniste Chéradame. Jean Nervet s'éteint en 1525 à Juilly, et il y est inhumé.

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NIBOYET, Eugénie, née MOUCHON.

Née en 1797 à Montpellier (Hérault)

Femme de lettres. Eugénie Niboyet publie d'abord des traductions, des romans, et est très attirée par les questions sociales et féminines. Elle fonde en 1848 un journal, dont le titre, la Voix des Femmes, affiche le programme. Elle préside également un club féminin, qui essaie de faire progresser l'idée d'émancipation de la femme. Elle meurt en 1883 à Paris.

Eugénie Niboyet a laissé plusieurs livres à caractère social, moral, féministe.

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NICOLAY, Nicolas de.

Né en 1517 à La Grave (Hautes-Alpes)

Voyageur. À 25 ans, il participe au siège de Perpignan, puis voyage en Allemagne, en Scandinavie, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Italie, en Grèce et en Turquie. Il sert dans les armées des différents pays, observe et dessine les habitants. De retour en France, Nicolay est nommé géographe ordinaire et valet de chambre du roi Henri II. Ce dernier l'envoie en Turquie en 1551 avec son ambassadeur. Nicolay revient par l'Italie, fait un séjour assez long au château royal de Moulins (Allier). Nommé commissaire d'artillerie à Soissons (Aisne), il y meurt en 1583.

Il a traduit L'art de naviguer de l'Espagnol Pierre de Médina (Lyon 1554), et publié Les quatre premiers livres des navigations et pérégrinations orientales, avec les figures et les habillements au naturel, tant des hommes que des femmes (Lyon 1568), réimprimé à Anvers en 1576.

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NICOLET, Jean Baptiste.

Né en 1728 à Paris.

Acteur et metteur en scène. Fils d'un montreur de marionnettes, il reprend avec son frère le théâtre ambulant de son père, et, par sa créativité et son dynamisme, réussit à attirer un public de plus en plus nombreux. Le Jeu de Nicolet s'installe à partir de 1760 sur le boulevard du Temple et joue, devant un public ravi, des opéras-comiques et des pantomimes. Le roi Louis XV, devant qui Nicolet joue un jour, donne à cette compagnie le titre de Théâtre des grands danseurs du roi, qui devient en 1792 le Théâtre de la Gaîté. Nicolet disparaît en 1796.

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NICOT, Jean.

Né vers 1530 à Nîmes (Gard)

Erudit et diplomate. Nicot participe à la rédaction du dictionnaire de Robert Estienne. Nommé ambassadeur à Lisbonne par le roi Henri II, Nicot y découvre le tabac, importé d'Amérique, et en fait parvenir quelques pieds en France en vantant ses vertus antiseptiques. Rappelé assez rapidement de son ambassade, il se consacre à la rédaction d'un "Trésor de la langue française". Il meurt en 1600 à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne).

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