Né en 1718 à Paris.
Chimiste. Médecin de formation, Macquer se tourne vers la chimie, étudie et décrit un certain nombre de sels, dont l'alumine, la magnésie, le sulfate de calcium. Il établit, le premier, que l'arsenic est un métal, réussit à dissoudre le caoutchouc et découvre la composition du lait. Il entre, en 1745, à l'Académie des sciences, puis il est nommé censeur royal, et professeur de chimie au jardin du roi Louis XV. Il se voit également confier la direction technique de la manufacture de porcelaine de Sèvres. Macquer décède en 1784 à Paris.
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Né en 1741 à Marseille (Bouches-du-Rhône)
Voyageur. Magallon parcourt le Moyen-orient et s'établit au Caire en 1775. Enrichi et influent, il fait obtenir, en 1785, des traités de commerce favorables à la France. Mais la rivalité des Anglais et le rétablissement de la Compagnie des Indes ne permettent pas de les mettre en application. Ruiné, Magallon rentre à Paris en 1790 et rend compte à l'Assemblée constituante des pertes et vexations subies par le commerce français en Égypte. En 1793, il est nommé consul général au Caire, mais ses maladresses l'obligent à quitter le pays en 1797. Il repart en Égypte avec l'expédition française en tant qu'interprète. Fait prisonnier par les Arabes, il est emmené comme esclave à Tunis où il rest dix-huit mois. Après son rachat, il rentre en France en 1800, et, en 1802, il obtient le commissariat général de Salonique (Grèce). Il prend sa retraite en 1806 et se fixe à Paris, où il s'éteint en 1820.
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Né en 1833 à Paris.
Médecin. Intéressé par l'anthropologie, Magitot fait partie des fondateurs de la Société d'anthropologie et en devient le président. Il se spécialise dans les maladies de la bouche et les affections dentaires. Il meurt en 1897 à Paris.
Magitot a laissé un certain nombre de travaux sur le développement et la structure des dents humaines, sur les tumeurs du périoste dentaire, sur la genèse et l'évolution des follicules dentaires, les anomalies des dents chez l'homme et les mammifères, la carie, la greffe dentaire.
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Né en 1638 à Montpellier (Hérault)
Botaniste et médecin. Après avoir étudié la médecine dans sa ville natale, Magnol est chargé d'y enseigner sa spécialité. Mais sa passion pour la botanique lui permet d'accéder à la direction du jardin des plantes de cette ville. Il a l'idée de classer les plantes par famille, idée qui sera reprise par le suédois Linné. Ce dernier, en son honneur, baptise magnolia un genre d'arbres décoratifs. Magnol disparaît en 1715 à Montpellier.
Il a laissé divers mémoires, une flore des environs de Montpellier, et un préambule à l'histoire générale des plantes.
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MAHÉRAULT, Jean François Régis.
Né en 1764 au Mans (Sarthe).
Homme de lettres. Mahérault est formé au collège Louis-le Grand à Paris, puis, en 1786, il supplée Dumouchel, dernier recteur de l'Université de Paris, dans sa chaire de rhétorique. Après la suppression de l'Université, Mahérault est professeur d'humanités au collège de Montaigu, en 1790. Il est membre de la commission d'instruction publique et, en 1795 et 1796, organise l'école militaire de Liancourt et l'Institut des colonies. Par la suite, il est professeur de langues anciennes à l'école du Panthéon, puis de rhétorique lorsque cette école devient le lycée Napoléon. En 1799, il est fait commissaire du gouvernement près l'administration du Théâtre de la République. Il y ramène les artistes de l'ancienne Comédie française. À la suite d'une paralysie, il renonce à ses fonctions d'enseignant en 1809, et d'administrateur en 1813. Il meurt vers 1833 à Paris.
Mahérault est l'auteur de quelques écrits : In obitum D. Lefèvre d'Ormesson, funebre carmen, avec traduction française (Paris, 1789) ; Histoire de la révolution française (Paris, 1792) ; Plan d'études provisoires (Paris, 1794) ; quelques articles dans le Journal de la langue française.
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MAILLAT, Joseph Anne Marie de MOYRIA de.
Né en 1669 ou 1679 au château de Maillat (Ain)
Sinologue. Né dans une famille noble du Bugey, Maillat entre chez les jésuites, et prend part à une mission en Chine en 1701. Débarqué en 1703 à Macao, il se rend à Canton. Il y acquiert une connaissance de la culture chinoise qui surprend les érudits du pays. L'empereur Khang-Hi, en 1708, charge le jésuite d'établir une carte de son empire. C'est le père de Maillat lui-même qui réalise les travaux, ce qui lui confère par la suite le titre de mandarin et l'invitation à résider à la cour. Plus tard, il traduit le Thoun-Kiang-Kang-Mou, qui contient les annales de la Chine. Le manuscrit, transmis à Fréret en 1737, parvient à la bibliothèque du Grand Collège de Lyon, et il est publié ensuite sous le titre d'Histoire générale de la Chine, ou annales de cet empire (Paris, 1777-1783) avac des cartes et des planches. Joseph de Maillat s'éteint en 1748 à Pékin.
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Né en 1618.
Marin. De Maillé-Brézé est nommé colonel à l'âge de 15 ans et combat en Picardie et en Flandres sous les ordres de son père, Urbain de Maillé-Brézé, maréchal de France. Richelieu le nomme grand-maître de la navigation en 1636, puis grand-maître des galères. A partir de 1640, il remporte une série de victoires en Méditerranée contre les Espagnols, mais il est tué en mer en 1646, à la bataille d'Orbitello.
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MAILLOT, Antoine Françoise ÈVE, dit.
Né en 1747 à Dole (Jura)
Auteur dramatique. Il est fils d'avocat, s'engage dans l'armée. Mais il déchante vite, déserte et se réfugie en Hollande où il devient comédien, sous le nom de Desmaillots, au théâtre d'Amsterdam. Au bout de sept ans, il rentre en France et compose quelques pièces faciles. En 1785, il fait jouer Tancrède, opéra en trois actes, qui lui vaut une gratification du roi. Plus tard, il adhère à la Révolution, est nommé commissaire de la Convention dans le Loiret, et il se montre modéré dans ce rôle. Il passe les dix dernières années d'une vie assez agitée dans un hospice parisien, où il meurt en 1814.
On doit à Maillot des opéras et des opéras-comiques : Sudmer (1784), Le vieux soldat et sa pupille (1785), La fille-garçon (1787), Célestine (1787), Le congrès des rois (1794) ; une comédie, Le mariage de Nanon (1797) ; Madame Angot, ou la poissarde parvenue (1797), parade dont le personnage principal servira de modèle à d'autres auteurs ; La petite maison de Proserpine, ou Pluton devenu comédien sans le savoir (1799) ; Le repentir de madame Angot, ou le mariage de Nicolas (1799) ; Dernières folies de madame Angot (1803) ; deux vaudevilles : Les méprises par les noms (1803) et Arlequin de retour, ou l'heureux dénouement (1805).
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Né en 1678 à Béziers (Hérault)
Physicien. Etudiant à Toulouse puis à Paris, de Mairan est admis à 40 ans au sein de l’Académie des Sciences, puis plus tard à l’Académie Française. Il fonde à Béziers une académie chargée de vulgariser les sciences dans la région. En plus des mathématiques et de la physique, il possède de sérieuses connaissances artistiques et historiques. Il décède à Paris en 1771.
Les travaux de de Mairan traitent de phénomènes physiques et météorologiques.
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Né en 1580 à Saint-Omer (Pas-de-Calais).
Historien. Malbrancq entre à dix-huit ans chez les jésuites, et il enseigne les humanités. Il traduit du français au latin La consolation des malades, d'Étienne Binet (Cologne, 1619) et Les après-dînées et propos de table, contre l'excès au boire et au manger, d'Antoine de Berlinghem (Cologne, 1620). Retiré à Tournai (Hainaut belge); il compose les annales de la Morinie depuis 309 avant Jésus-Christ jusqu'en 1343, en dépouillant les archives civiles et religieuses de la Flandre et de l'Artois, et leur donne le titre de De Morinis et Morinorum rebus (Tournai, 1639-1654), avec cartes et portraits. Le dernier volume, perdu, rendait compte des événements jusqu'à la destruction de Thérouanne par Charles-Quint en 1553. Malbrancq s'éteint en 1653 à Tournai.
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Né en 1806 à Charmes (Vosges)
Chirurgien. Malgaigne exerce d'abord la médecine comme officier de santé, c'est à dire sans le titre de docteur. Reçu au doctorat en 1831, il se porte volontaire pour aller soigner les Polonais en guerre contre les Russes. De retour à Paris, il est nommé chirurgien à l'hôpital Saint-Louis et il entre à l'Académie de médecine (1846). Il enseigne la médecine opératoire et on lui doit le perfectionnement de nombreux appareils chirurgicaux. Il est, un moment, député de la capitale (1846-1848). Malgaigne meurt en 1865 à Paris.
Il a écrit un Manuel de médecine opératoire, un Traité d'anatomie chirurgicale et de chirurgie expérimentale, un Traité des fractures et des luxations, des Leçons d'orthopédie, et il a, de plus, édité les Oeuvres complètes d'Ambroise Paré.
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Né en 1653 à Beaune (Côte d'Or)
Physicien. Mallemans entre en 1674 chez les oratoriens, mais il en ressort assez vite puis travaille pour l'université de Paris. Il enseigne la physique au collège du Plessis pendant trente-quatre ans. Il est habile et inventif, et admirateur de Descartes. Mallemans décède en 1723 à Paris.
Il a publié plusieurs ouvrages : Machine pour faire toutes sortes de cadrans solaires (Paris, 1679), Nouveau système de l'aimant (Paris, 1679), L'ouvrage de la création, traité physique du monde, nouveau système (Paris, 1679), Le grand et fameux problème de la quadrature du cercle, résolu géométriquement par le cercle et la ligne droite (Paris, 1683, 1686), La question décidée sur le sujet de la fin du siècle (Paris, 1699), où Mallemans affirme que 1700 est la dernière année du dix-septième siècle, dans un débat qui reparaîtra trois siècles plus tard.
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Né en 1597 à Paris.
Poète. Brillant et imaginatif, de Malleville se joint à Conrart dans le cénacle qui deviendra l'Académie française. Il fréquente aussi le salon de la marquise de Rambouillet, où ses sonnets, stances et élégies lui assurent un franc succès dans les milieux mondains. Il compose neuf madrigaux sur les soixante-deux qui forment la Guirlande de Julie, offerte en 1641 à Julie d'Angennes, fille de la marquise. Il disparaît en 1647 à Paris.
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Né en 1775 à Paris.
Physicien. Fils d'un trésorier de France, Malus est formé à l'Ecole du génie de Mézières (Ardennes), puis à l'Ecole polytechnique. Il fait partie de l'expédition d'Egypte de Bonaparte en tant qu'officer du génie, et il devient membre de l'Institut d'Egypte. De retour en France, il effectue des recherches sur l'optique et entre à l'Académie des sciences en 1810. Il est récompensé pour ses travaux sur la double réfraction de la lumière dans les substances cristallines. Malus s'éteint en 1812 à Paris.
Ses oeuvres portent sur l'optique : Traité d'optique analytique, mémoire sur la lumière, et des travaux sur la polarisation de la lumière.
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Né en 1743 à Landrecies (Nord).
Naturaliste. Manesse est chanoine à l'abbaye de Saint-Jean, près de Soissons, curé et prieur de Beaugies-sous-Bois (Oise). Il exerce la médecine avec dévouement et sans compensation financière, ce qui lui vaut une pension de Louis XVI. Privé de revenu à la Révolution, Manesse se rend en Allemagne puis en Russie. Il revient en France en 1814 et reprend ses travaux de naturaliste. Il est membre de l'académie d'Erfurt en 1795, et de celle de Saint-Pétersbourg en 1801. Il disparaît en 1820 au château de Soupir (Aisne).
Manesse a publié un Traité de la manière d'empailler et de conserver les animaux, les pelleteries et la laine, et des insectes qui les attaquent, avec l'histoire de leurs moeurs et de leurs habitudes (Paris, 1787). Il a écrit Ovologie ou description des nids et des oeufs d'un grand nombre d'oiseaux avec leurs moeurs et leurs habitudes, ouvrage resté inédit.
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