MESMES, Henri de.

Né en 1532 à Paris.

Magistrat. D'une famille béarnaise, fils d'un magistrat au service de François Ier, de Mesmes commence sa formation au collège de Bourgogne à Paris, puis, en 1545, part étudier la jurisprudence à Toulouse. De retour à Paris, il est nommé conseiller au grand conseil avec dispense d'âge (il n'a que vingt ans). En 1553, il est nommé maître des requêtes, puis podestat de la république de Sienne (Italie), conseiller d'Etat, chancelier du royaume de Navarre et enfin surintendant de la maison de la reine. Dans sa riche bibliothèque, de Mesmes réunit l'élite intellectuelle de son temps, de Bèze, Dorat, Estienne, Fauchet, Hotman, Lambin, Passerat, Turnèbe, de Vintimille, prenant ainsi part à l'effervescence culturelle de la Renaissance. Il disparaît en 1596.

De Mesmes a laissé des mémoires, publiés après sa mort.

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MIROU, Antoine.

Né vers 1570-1580 à Anvers (Belgique) ou Frankenthal (Allemagne)

Peintre. Vivant sans doute dès 1586 dans le Palatinat (Allemagne) dans une colonie de calvinistes venant des Pays-Bas, Mirou y séjourne jusque vers 1620 et peint des paysages densément boisés et rocheux où évoluent quelques personnages, avec des arrière-plans éclairés montrant une vallée ou un village. Sans doute influencé par ses compatriotes Gillis van Conninxloo et Pieter Schoubroeck, il appartient comme eux à l'école dite de Frankenthal. Il meurt après 1653, peut-être même après 1661 (un tableau de cette date au musée de Parme peut lui être attribué)

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MONGE, Gaspard.

Né en 1746 à Beaune (Côte d'Or)

Mathématicien. Monge est issu d'un milieu modeste, et sa précocité le fait remarquer par un officier qui le fait entrer à l'école du génie de Mézières (Ardennes), où il devient professeur de physique, puis à Paris à l'école de la Marine. Après la Révolution, pendant laquelle il est un temps ministre de la marine, il fonde l'Ecole polytechnique. Il se lie avec Bonaparte et fait partie de l'expédition d'Egypte. Nommé comte et grand cordon de la Légion d'honneur sous l'Empire, Monge tombe en disgrâce à la Restauration, et meurt en 1818 à Paris.

Il a écrit un nombre assez important d'ouvrages sur les mathématiques (géométrie descriptive, en particulier) et la physique.

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MONTALVO, Garcia ORDONEZ de.

Né vers le milieu du 15ème siècle en Espagne.

Ecrivain. A la fin du 15ème siècle, de Montalvo est gouverneur de la ville de Medina del Campo. De 1492 à 1504, il écrit, peut-être à partir d'un ouvrage portugais de Vasco de Lobeira, un vaste roman de chevalerie, Amadis de Gaule, inspiré en partie de la matière de Bretagne, et qui sera repris et adapté en français par Nicolas d'Herberay. Montalvo produit encore une suite à cette œuvre en 1510.

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MONTCALM, Louis Joseph de.

Né en 1712 à Nîmes (Gard)

Général. Entré de bonne heure dans l'armée, Montcalm devient capitaine à 17 ans. A 44 ans il est maréchal de camp et on l'envoie au Canada pour combattre les Anglais. Malgré le manque de soutien du gouvernement français et la faiblesse des moyens et des vivres, il arrête l'ennemi. L'année suivante, à Québec, il repousse l'envahisseur pendant deux mois, mais, à la bataille d'Abraham (1759), les Anglais finissent par l'emporter bien que leur chef, le général Wolfe, ait péri. Montcalm, lui-même blessé, décède le lendemain.

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MONTGOMERY, Gabriel de.

Né vers 1530.

Capitaine. Montgomery est lieutenant dans la garde écossaise commandée par son père quand il a le malheur de blesser mortellement le roi Henri II dans un tournoi, en 1559. Il s'éloigne alors, se convertit à la Réforme, puis offre ses services au prince de Condé. Il s'illustre dans plusieurs faits d'armes, mais il est capturé en 1574, jugé à Paris et exécuté.

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MONTLUC, Blaise de.

Né en 1501 à Sainte-Gemme (Gers)

Militaire. Engagé volontaire, Montluc participe aux campagnes menées par la France en Italie du Nord et acquiert une solide réputation de grand chef militaire. Nommé par Charles IX lieutenant général de Guyenne, il mène une répression féroce des protestants, bien que réprouvant la St-Barthélémy. Fait maréchal en 1574, il décède trois ans plus tard au château d'Estillac (Lot-et-Garonne)

Montluc a écrit des mémoires réputés sur son époque, connus sous le nom des Commentaires .

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MONTUCLA, Jean Etienne.

Né en 1725 à Lyon.

Mathématicien. Ayant reçu l'enseignement de base chez les jésuites, dans sa ville natale, Montucla suit des cours de droit à Toulouse, est reçu avocat, puis se rend à Paris. Correcteur d'ouvrages scientifiques, il est promu censeur royal pour les ouvrages de science et entre aussi à la Gazette de France, hebdomadaire royaliste. En 1794, il est quand même pourvu d'une prime par le comité de Salut public, et d'une charge d'analyse des traités déposés aux archives des Affaires étrangères. Il est aussi membre de l'Institut. Il s'éteint en 1799 à Versailles.

Montucla a écrit une Histoire des recherches sur la quadrature du cercle, et une Histoire des mathématiques.

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MONTYON, Jean Baptiste Antoine de.

Né en 1733 à Paris.

Economiste. De Montyon commence sa carrière comme avocat au Châtelet, devient maître des requêtes au conseil d'état, intendant de diverses provinces. Très fortuné, il fait distribuer des prix par des sociétés savantes. Il émigre au début de la Révolution et ne revient en France qu'au rétablissement de la monarchie. Il lègue à l'Institut de France une somme importante pour fonder différents prix. Il meurt en 1820 à Paris.

De Montyon a écrit quelques mémoires et études sur la société européenne et un éloge de Michel de L'Hospital.

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MORAND, Sauveur François.

Né en 1697 à Paris.

Chirurgien. Morand est fils d'un chirurgien originaire du Limousin. À l'âge de quinze ans, il est aide chirurgien à l'Hôtel des Invalides, et, en 1724, il obtient le titre de chirurgien attaché. Dès 1722, il est admis à l'Académie des sciences, puis à la Société royale de Londres. Il séjourne en Grande-Bretagne en 1729 pour apprendre de Cheselden la façon de tailler la pierre par l'appareil latéral. En 1730, Morand est censeur royal et chirurgien en chef de l'Hôpital de la Charité. Il est, par la suite, chirurgien major des gardes françaises. Il fait exécuter une collection de pièces d'anatomie par mademoiselle Biheron. En 1751, il reçoit le cordon de Saint-Michel. Avenant et cultivé, il loge de nombreux élèves et entretient un commerce épistolaire avec plusieurs savants européens. Il disparaît en 1773 à Paris.

On peut citer, de Morand, un Traité de la taille au haut appareil (Paris, 1728), un Éloge historique de Mareschal, premier chirurgien du roi (Paris, 1737), un Discours pour prouver qu'il est nécessaire à un chirurgien d'être lettré (Paris, 1743), un Recueil d'expériences et d'observations sur la pierre (Paris, 1743), L'art de faire des rapports en chirurgie (Paris, 1743), un Catalogue des pièces d'anatomie, instruments, machines, qui composent l'arsenal de chirurgie à Saint-Petersbourg (Paris, 1759), et des Opuscules de chirurgie (Paris, 1768-1772).

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MOREL, Jean de.

Né en 1510 à Embrun (Hautes-Alpes)

Humaniste. Formé dans les universités italiennes, proche d'Erasme, de Morel est un homme brillant et d'une vaste culture. Arrivé à Paris en 1541, il est maréchal des logis de Catherine de Médicis, puis maître d'hôtel d'Henri II. Il épouse Antoinette de Loynes, issue du milieu de la bourgeoisie parlementaire. Il reçoit chez lui l'élite intellectuelle du temps, dont L'Hospital, les Sainte-Marthe, Lambin, les poètes de la Pléiade, dont Du Bellay, et Ronsard dont il est le premier à découvrir le talent, Ramus, Dorat, Buchanan et beaucoup d'autres. De Morel organise les rencontres et protège les jeunes talents grâce à sa position à la cour. Il décède en 1581.

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MOREL, Jean Marie.

Né en 1728 à Lyon.

Architecte-paysagiste. À seize ans, Morel enseigne déjà la géométrie aux élèves du corps des Ponts et chaussées. Un an et demi plus tard, il est nommé sous-inspecteur de la province du Lyonnais. Appelé à Paris, il devient architecte du prince de Conti et se spécialise dans la composition des jardins. Il exploite les caractéristiques naturelles des sites où il travaille, s'inspirant des jardins anglais, selon la mode de l'époque. Il crée les jardins de Nicolaï à Bercy, du maréchal de Trévise à Saint-Ouen, de Girardin à Ermenonville, de la reine Hortense à Saint-Leu, le parc de Guiscard appartenant au duc d'Aumont, ainsi que ceux de Sceaux et de la Malmaison. Morel meurt en 1810.

Morel a publié La théorie des jardins, ou l'art des jardins de la nature (1774 et 1802) (comprenant aussi une Liste des plantes ligneuses indigènes et exotiques acclimatées, avec la manière dont elles se propagent, etc.).

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MORIN, Benoît.

Né en 1746 à Paris.

Érudit. Il est imprimeur et libraire, et il est aussi l'auteur d'un Dictionnaire universel des synonymes de la langue française (Paris, 1802), d'Ésope traduit en trois langues, ou concordance de ses fables avec celles de Phèdre, Faerne, Desbillons, La Fontaine et autres fabulistes (Paris, 1803), d'un Traité des particules latines (Paris, 1810), des tables du Cours de littérature de La Harpe, et de celles du Théâtre d'agriculture d'Olivier de Serres. Morin s'éteint en 1817 à Paris.

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MORIN-DUMESNIL, Anne Louise.

Née en 1729 à Caen (Calvados)

Femme de lettres. Anne Morin-Dumesnil est l'auteur d'un roman à succès, les Lettres du marquis de Roselle (1764), plusieurs fois réimprimé, et de la troisième partie des Anecdotes de la cour et du règne d'Edouard II, roi d'Angleterre, dont le début est de madame de Tencin. Elle est aussi l'épouse de l'avocat et jurisconsulte Elie de Beaumont. Elle disparaît en 1783.

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MOUGIN, Pierre Antoine.

Né en 1735 à Charquemont (Doubs)

Astronome. Après des études au séminaire de Besançon, il est nommé curé de Grand'Combe-des-Bois (Doubs). Il se passionne pour l'astronomie et, dès 1766, adresse ses premières observations à Lalande, qui lui fait parvenir un grand télescope et d'autres instruments, assortis de félicitations. Mougin devient correspondant du bureau des longitudes. En 1790, il refuse la place de membre de l'administration centrale du département du Doubs. Ne voulant pas prêter serment, il doit abandonner sa cure en 1793. Il continue à correspondre avec Lalande. Il décède en 1816 dans sa paroisse de Grand'Combe-des-Bois.

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MOUSIN, Jean.

Né en 1573 à Nancy (Meurthe-et-Moselle)

Médecin. Mousin fait ses humanités à Cologne, puis commence ses études de médecine à Paris. Il fréquente plusieurs universités en France, en Espagne, en Allemagne et en Italie, et il est reçu docteur à Padoue. Il est, par la suite, médecin ordinaire du duc de Lorraine Charles III, puis du duc Henri qui lui accorde des lettres de noblesse en 1608. Mousin étudie les mathématiques, les antiquités et les sciences naturelles, et lutte contre le charlatanisme. Il meurt en 1645 près de Nancy.

On peur citer deux oeuvres de Mousin : La première, traduite en latin par son compatriote Cachet, est un Discours de l'ivresse et ivrognerie, auquel les causes, nature et effets sont amplement déduites, avec la guérison et préservation d'icelle, ensemble la manière de carousser et les combats bachiques des anciens ivrognes (Toul 1612) ; la seconde oeuvre est le Hortus iatrophysicus (Nancy 1632), qui traite de questions d'hygiène.

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MOUTON, Gabriel.

Né en 1618 à Lyon.

Astronome. Prêtre, docteur en théologie, Mouton devient vicaire perpétuel de l'église Saint-Paul en 1654. Ses loisirs, consacrés aux mathématiques, prennent une grande place dans sa vie, au point qu'il lui arrive souvent, en célébrant la messe, de demander à celui qui la sert où il en est. En 1661, il détermine le diamètre apparent du soleil et celui de la lune. Il établit des tables de logarithmes à sept décimales. Mouton disparaît en 1694 à Lyon.

Il a publié : Observationes diametrorum solis et lunae apparentium (Lyon, 1670).

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