MARCA, Pierre de.

Né en 1595 à Pau (Pyrénées-Atlantiques)

Prélat. Au début de sa carrière, de Marca est président du conseil de Pau, mais devenu veuf, il entre dans les ordres. Par la suite, il est conseiller d'état, et est nommé évêque du Couserans (Ariège) puis archevêque de Toulouse. En 1656, il est chargé, avec l'évêque d'Orange, de fixer la ligne frontalière entre la France et l'Espagne. Nommé archevêque de Paris, il meurt en 1662, sans avoir eu le temps d'être intronisé, dans la capitale du royaume.

De Marca a laissé quelques oeuvres, dont De la concorde du sacerdoce et de l'Etat, et une Histoire du Béarn (1640).

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MARCHAND, Louis.

Né en 1669 à Lyon.

Musicien. Organiste au couvent des Cordeliers à Paris, puis à la chapelle royale. Compositeur, professeur, improvisateur réputé, sa rencontre avec Jean Sébastien Bach en Allemagne n'a pas été prouvée. Marchand décède en 1732 à Paris.

Il a laissé un traité de composition, plusieurs livres de clavecin et d'orgue, des airs, des motets.

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MARCHE, Antoine Alfred.

Né en 1844 à Boulogne (Hauts-de-Seine)

Explorateur. Il voyage seul sur le fleuve Ogooué (Gabon) en 1872, puis repart avec le marquis de Compiègne, et avec de Brazza et Ballay. Il rentre à Paris et publie un récit de ses trois voyages. De 1879 à 1886, il explore les Philippines, puis les îles Mariannes en 1888. Marche meurt en 1898 à Paris.

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MARET, Hugues.

Né en 1726 à Dijon (Côte-d'Or)

Médecin. Maret naît dans une famille de chirurgiens et acquiert vite une grande réputation. Il attire l'attention du gouvernement sur le danger des inhumations dans les églises, fait adopter la vaccine en Bourgogne et, en 1773, ouvre des cours gratuits de chimie et de botanique dans le nouveau jardin des plantes de Dijon. Nommé secrétaire perpétuel de l'Académie de la ville, Maret incite ses confrères à étudier les sciences. Lui-même s'initie à la chimie auprès de son ami Guyton-Morveau. Il établit aussi des contacts avec l'université d'Uppsala, en Suède, et fait connaître les travaux des chimistes suédois Bergmann et Scheele. Correspondant de l'Académie des sciences de Paris, Maret est aussi membre de plusieurs académies de France et de l'étranger, et il est lié avec de nombreux médecins célèbres. Ayant contracté la peste, il meurt en 1785 à Fresne-saint-Mamès (Haute-Saône).

Il a rédigé un grand nombre de mémoires, sur l'innoculation, les eaux minérales, la tuberculose, les bains d'eau douce et de mer ; un essai sur les fièvres épidémiques (Dijon 1775), un mémoire sur l'influence des moeurs des Français sur leur santé ; les éloges de Rameau, Legoux de Gerland, Durey de Noinville.

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MARGGRAF, Andréas Sigismund.

Né en 1709 à Berlin.

Chimiste. Il est fils d'un pharmacien, et s'engage comme préparateur auprès du professeur Neumann, de Berlin. Il se perfectionne ensuite à Francfort et à Strasbourg, étudie la médecine à Halle et la métallurgie à Freyberg. En 1738, il est nommé membre de l'Académie royale de Berlin ; Margraff y dirige les études de physique. Vers 1760, il devient associé de l'Académie des sciences de Paris. En 1743, il effectue des recherches sur le phosphore et en donne une méthode d'obtention à partir du muriate de plomb. Il combine le phosphore avec l'arsenic, le zinc et le platine. Marggraf met en évidence sa présence dans les végétaux en calcinant de la graine de moutarde et de l'oseille. Il établit la composition de l'urine, différencie l'alumine et la magnésie. En 1745, il établit les propriétés distinctives de la soude et de la potasse. Il analyse le lapis lazuli et le sulfate de baryum et met au point la fabrication de l'alun. Il souligne aussi la richesse en sucre de la betterave (ainsi que du navet, du panais, de l'oignon et de la carotte) et indique la méthode pour extraire ce sucre, méthode dont la connaissance sera propagée par Achard. Margraff découvre, par ailleurs, l'acide phosphorique et le manganèse, et il obtient, le premier, l'acide formique. Il meurt en 1782 à Berlin.

Il a publié les résultats de ses travaux dans de nombreux opuscules presques tous écrits en français, dans les Mémoires de l'Académie des sciences de Berlin, dans les Miscellanea Berolinensia (Berlin, 1761 à 1767) et dans les Opuscules chimiques (Paris, 1762). Ces travaux ont été traduits en allemand dans les Récréations minéralogiques (Leipzig, 1768).

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MAROLLES, Michel de.

Né en 1600 à Génillé (Indre-et-Loire)

Écrivain et collectionneur. Marolles est fils d'un officier de la garde royale, et pourvu de bonne heure d'une charge d'abbé. Il acquiert celle de Villeloin (Indre-et-Loire) en 1626 et n'accède à la prêtrise qu'en 1630. Grand collectionneur, il fait don au roi, en 1667, de ses cent vingt mille estampes qui formeront la base du Cabinet des estampes. Écrivain médiocre et traducteur maladroit, il donne quand même accès à de précieuses biographies anciennes d'empereurs romains. Il s'éteint en 1681 à Paris.

Marolles a écrit, entre autres oeuvres : des Mémoires 1656-1657, une description de Paris (1677), une Histoire auguste des empereurs romains (1677), Le livre des peintres et des graveurs, des catalogues.

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MARQUETTE, Jacques.

Né en 1637 à Laon (Aisne)

Voyageur. Entré dans l'ordre des Jésuite, Marquette est envoyé au Canada en tant que missionnaire.En compagnie de Louis Joliet, il part de Québec en 1673 à la recherche d'une route commerciale est-ouest. Ils explorent la haute vallée du Mississippi et descendent jusqu'à l'Arkansas. Ne trouvant pas la route escomptée, ils remontent par la vallée de l'Illinois. Jacques Marquette meurt en 1675 près du lac Michigan.

Il a laissé un récit écrit de ses découvertes.

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MARTEL, François.

Né en 1549 à Périgueux (Dordogne).

Chirurgien. Entré au service d'Henri de Navarre, Martel devient son premier chirurgien et il le suit dans les guerres du Dauphiné, de Savoie, du Languedoc et de Normandie. Le roi souffrant d'une pleurésie, en 1589, à La Mothe-Frelon près du Champ-saint-Père (Vendée), son chirurgien le guérit en lui faisant une saignée. Martel disparaît vers 1610 à Paris.

Martel a écrit plusieurs ouvrages : Apologie pour les chirurgiens, contre ceux qui publient qu'ils ne doivent se mêler que de remettre les os rompus et démis (Lyon, 1601) ; Paradoxes en forme d'aphorismes très-utiles pour la pratique de chirurgie (Lyon, 1601) ; Discours sur la curation des arquebusades. Ses oeuvres complètes ont été publiées avec celles de Philippe de Flesselles (Paris, 1635).

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MASCART, Eleuthère, Elie, Nicolas.

Né en 1837 à Quarouble (Nord)

Physicien. Mascart entre à l’Ecole Normale de Paris et réussit l’agrégation, puis le doctorat ès sciences. En 1861, il est conservateur des collections scientifiques de l'Ecole normale. En 1872, il obtient une chaire au Collège de France. Ses travaux portent sur l’électricité, le magnétisme terrestre, l’optique et la météorologie. Il est du reste directeur du Bureau central météorologique. En 1884, il est élu à l’Académie des sciences et il en sera ensuite nommé secrétaire perpétuel. Il décède en 1908 à Poissy (Yvelines).

Mascart a publié plusieurs traités, sur la météorologie, l'électricité statique, l'optique, le magnétisme terrestre.

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MÉCHAIN, Pierre François André.

Né en 1744 à Laon (Aisne)

Astronome. Ingénieur de l'Ecole des ponts et chaussées, Méchain obtient un poste d'hydrographe des cartes de la marine. Il est passionné d'astronomie, et ses travaux l'amènent à établir qu'Uranus, découverte par Herschel en 1781, est une planète. Il est admis à l'Académie des sciences en 1782. Avec Legendre et Cassini, Méchain est chargé de mesurer la différence de longitude entre Greenwich et Paris. En 1791, l'Assemblée constituante l'envoie mesurer, avec Delambre, l'arc du méridien compris entre Dunkerque et Barcelone. Une erreur sur la latitude de Barcelone l'oblige à retourner en Espagne, où il meurt, à Castellon de la Plana, en 1804.

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MÉLESVILLE, Anne Honoré Joseph DUVEYRIER, dit.

Né en 1787 à Paris.

Auteur dramatique. Il est d'abord formé à la magistrature, à l'exemple de son père. Mais dès 1811, il prend le pseudonyme de Mélesville pour faire jouer ses pièces et abandonne sa première profession quatre ans plus tard. Ses oeuvres, au nombre de trois cent quarante et une, rencontrent le succès grâce au talent inventif et spirituel de leur auteur. Certaines d'entre elles sont montées avec le concours d'autres créateurs, tels que Bayard, Dumersan, Scribe ou Théaulon. Sa dernière pièce est représentée en 1857, et Mélesville disparaît en 1865 à Marly-le-Roi (Yvelines).

On peut citer, parmi ses oeuvres : Les deux précepteurs (1817), Frontin mari garçon (1821), Zoé (1830), Une affaire d'honneur (1832), La marquise de Senneterre (1837), Le chevalier de Saint-Georges (1841), Les bijoux indiscrets (1850).

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MÉNAGE, Gilles.

Né en 1613 à Angers (Maine-et-Loire)

Erudit. Avocat et prêtre, protégé par les grands du royaume, Ménage se lie avec les principales personnalités littéraires de son temps : Vaugelas, Tallemant des Réaux, Guez de Balzac, Pellisson, etc. Il enseigne les langues à Mme de Sévigné et à Mme de La Fayette, étend le champ de son érudition et mène une grande activité littéraire. Il devient ainsi un critique et un polémiste renommé. Il meurt en 1692 à Paris.

Ménage a publié des travaux d'étymologie française et italienne, des critiques littéraires et des monographies.

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MÉNAGEOT, François Guillaume.

Né en 1744 à Londres.

Peintre. Grand prix de peinture en 1766, Ménageot séjourne à Rome de 1769 à 1774. Admis à l'Académie des beaux-arts en 1780, il peint des tableaux s'inspirant de l'antiquité. Il est nommé professeur et le roi Louis XVI lui passe des commandes. De 1787 à 1793, il est directeur de l'Académie de France à Rome. En 1802, il rentre en France et reprend sa fonction de professeur. Il réintègre l'Académie en 1809, à la mort de Vien. Ménageot disparaît en 1816 à Paris.

Il a peint, entre autres, Adieux de Polyxène à Hécube (1777), Léonard de Vinci mourant entre les bras de François Ier (1781), Cléopâtre au tombeau de Marc-Antoine (1783), Astyanax arraché des bras d'Andromaque par ordre d'Ulysse (1785).

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MENIER, Emile Justin.

Né en 1826 à Paris.

Industriel. Menier reprend les usines de produits chimiques que son père a fondées à Saint-Denis (Seine-St-Denis) et à Noisiel (Seine-et-Marne) et se tourne vers la fabrication de chocolat. Dans ce but, il établit des plantations en Amérique centrale. Il est élu député de gauche et agit pour le bien-être de ses ouvriers. Il décède en 1881 à Noisiel.

Menier a écrit plusieurs ouvrages traitant d'économie.

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MERCATOR, Gerhard KREMER, dit.

Né en 1512 à Rupelmonde (Pays-Bas)

Géographe. Mercator fabrique pour Charles-Quint un globe terrestre et un globe céleste très réussis. Etabli ensuite à Duisburg (Allemagne), il produit des cartes, dont la première carte hydrographique, et invente la projection du globe terrestre sur un cylindre, qui porte son nom. Il meurt en 1594 à Duisburg.

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MERCIER, Louis Sébastien.

Né en 1740 à Paris.

Homme de lettres. Après quelques tentatives littéraires, Mercier expose ses idées en 1773 dans un Essai sur l'art dramatique : les auteurs doivent écrire des pièces réalistes, en opposition au théâtre conventionnel. Pressentant la Révolution, il embrasse les idées républicaines qu'il professera même sous l'Empire. C'est un homme ouvert et éclairé, critique de la société de son temps. Il devient en outre député à la Convention, professeur d'histoire et membre de l'Institut. Il meurt en 1814 à Paris.

Mercier a écrit des pièces de théâtre : La brouette du vinaigrier, Le déserteur ; des romans pleins de fantaisie et des essais critiques : L'homme sauvage (1767), Mon bonnet de nuit (1784), Néologie (1801), Satire contre Racine et Boileau (1808), et surtout une précieuse description de la société parisienne de la fin du dix-huitième siècle : Tableau de Paris (1781-1790) et le Nouveau Paris (1799-1800).

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MERSENNE, Marin.

Né en 1588 à Oizé (Sarthe)

Homme de sciences, théologien et philosophe. Après des études au collège de La Flèche (Sarthe) où nait son amitié avec Descartes, Mersenne entre dans les ordres puis enseigne la philosophie. Etabli à Paris, il fait des recherches sur la physique et correspond avec les savants de son temps. Il décède en 1648 à Paris.

Le père Mersenne a produit plusieurs livres de théologie, de physique et de mathématiques.

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