Né en 1758 à Rennes (Ille-et-Vilaine)
Marin. En 1779, La Bintinaye est enseigne de vaisseau, second sur la frégate la Surveillante quand elle livre un combat contre la frégate anglaise le Québec près d'Ouessant. Au cours de l'abordage, le bras cassé, La Bintinaye continue avec courage à participer à l'action. En 1780, il obtient de siéger aux États de Bretagne avant l'âge réglementaire de 25 ans. Au moment de la Révolution, il est major de vaisseau. Il périt en mer en 1792.
La Bintinaye a laissé des observations sur un article du Morning chronicle de Londres (1792).
| ACCUEIL |
SOURCE
|
Né en 1486 près de Nontron (Dordogne)
Général. La Brousse est lieutenant de cent hommes d'armes, puis capitaine de cinquante lances, et commande ensuite un corps d'armée. Le roi Henri II le place auprès du dauphin, le futur François II. À l'âge de soixante-quinze ans, il se porte au secours de Marie Stuart avec un corps de deux mille hommes, et défend la ville de Leith assiégée par les Écossais. Il rentre en France, ne quitte pas le service, et jouit du traitement de maréchal dans l'attente d'un poste vacant. La Brousse périt à la bataille de Dreux (Eure-et-Loir) en 1562.
| ACCUEIL |
SOURCE
|
LA CONDAMINE, Charles Marie de.
Né en 1701 à Paris.
Homme de science. La Condamine étudie les sciences sur le tard, après avoir tenté de faire carrière dans l'armée, puis il est admis comme auxiliaire à l'Académie des sciences. C'est en cette qualité qu'il accompagne des expéditions sur les côtes d'Afrique et d'Asie, puis en Amérique du sud avec Godin et Bouguer, pour effectuer des mesures d'angles de méridiens. Il se penche ensuite sur un projet d'unité de mesure universelle, sur les bienfaits de l'inoculation de la variole. Sa vie s'achève en 1774 à Paris.
La Condamine a laissé des récits de ses voyages, des comptes-rendus de mesures de la terre, des ouvrages sur la variole, quelques œuvres littéraires en vers ou en prose.
| ACCUEIL
|
SOURCE
|
Né en 1718 à La Rochelle (Charente-Maritime)
Naturaliste. La Faille étudie le droit et il est reçu avocat au parlement de Toulouse. Nommé contrôleur ordinaire des guerres à La Rochelle, il se tourne vers les sciences naturelles, à l'exemple de Réaumur, et étudie les coquillages de sa région. Il oeuvre aussi à la constitution d'un cabinet d'histoire naturelle. Il est nommé secrétaire perpétuel de la Société d'agriculture de La Rochelle, puis, vers 1765, membre de l'Académie impériale d'Augsbourg. Devenu vieux, La Faille lègue ses collections et sa bibliothèque à l'Académie de la Rochelle, et il meurt en 1782 à Paris.
La Faille a laissé des mémoires manuscrits, conservés aux Archives de la Société des Sciences Naturelles de la Charente Maritime.
| ACCUEIL
|
LIEN EXTERNE |
SOURCE
|
LA GALISSONNIERE, Roland Michel BARRIN de.
Né en 1693 à Rochefort (Charente-Maritime)
Marin. La Galissonnière est capitaine de vaisseau en 1738, et en 1745, il devient gouverneur du Canada. Il établit à Québec des chantiers de construction navale et un arsenal, et fait bâtir des forts entre le Canada et la Louisiane. En 1749, il doit retourner en France pour y prendre les fonctions de chef d'escadre et de directeur du dépôt des cartes et plans de la marine. L'année suivante, on lui confie la mission délicate de définir avec les Anglais les limites des possessions des deux pays en Acadie. En 1756, commandant l'escadre envoyée aux Baléares avec le duc de Richelieu, La Galissonnière bat les Anglais au large de Mahon (Minorque). Il décède la même année.
| ACCUEIL
|
SOURCE
|
LA HIRE, Etienne DE VIGNOLLES, dit.
Né vers 1390 en Gascogne.
Militaire. Combattant aux côtés de son ami Xaintrailles, La Hire prend le parti du futur Charles VII. Auteur de plusieurs victoires sur les Anglais, il est un des fidèles de Jeanne d'Arc. Le roi lui donne la responsabilité des pays au Nord de la Seine, où il lutte vaillamment contre l'envahisseur. C'est au cours de la campagne de Guyenne, où il accompagne Charles VII, qu'il meurt, en 1443, à Montauban (Tarn-et-Garonne)
Son nom a été donné au valet de cœur, dans les jeux de cartes.
| ACCUEIL
|
SOURCE
|
Né en 1678 à Munich (Allemagne)
Architecte. Formé par son père, Paul de La Monce, premier architecte de l'électeur de Bavière, il se perfectionne ensuite à Paris, puis séjourne en Italie. En 1731, il s'établit à Lyon, où il se voit confier d'importants travaux, parmi lesquels le frontispice et le portail de l'église Saint-Just, la porte d'entrée, les ailes, la coupole et une façade de l'hôtel-Dieu, le plan du quai du Rhône, la chaire de l'église du collège de la Trinité, différentes parties de l'église des Chartreux. Mais, affligé d'infirmités, de La Monce doit restreindre son activité, et il se met à composer des dessins destinés à la gravure et à rédiger des remarques critiques sur huit églises de Lyon. Il s'éteint en 1755 dans cette ville.
| ACCUEIL |
SOURCE
|
LA MOTTE-PICQUET, Toussaint Guillaume de.
Né en 1720 à Rennes (Ile-et-Vilaine)
Marin. Courageux et plein d'audace, de La Motte-Picquet s'engage de bonne heure dans la marine. En 1745, sur La Renommée, au cœur d'une bataille, il prend le commandement du navire à la place du capitaine, Kersaint, grièvement blessé, et réussit à sauver le navire. Il devient capitaine de vaisseau, puis chef d'escadre en 1778, et combat à Ouessant et à Grenade. En 1779, il est chargé, avec de Grasse, de protéger des navires arrivant aux Antilles, et réussit à repousser l'ennemi, forçant l'admiration de l'amiral Parker, commandant la flotte anglaise. De La Motte-Picquet est nommé lieutenant général en 1781 et s'illustre encore à Gibraltar. Il décède en 1791 à Brest (Finistère)
| ACCUEIL
|
SOURCE
|
Né en 1626 à Chabanais (Charente)
Agronome. Après avoir exercé le métier d'avocat à Poitiers, de La Quintinie se tourne vers l'arboriculture, domaine dans lequel il fait de nombreuses découvertes et réalise bien des expériences : il établit les règles de la taille et celles de la transplantation, propage la culture en espalier, découvre un lien entre la nature du sol et la qualité des fruits et invente la serpette. Il crée les potagers des châteaux de Versailles et de Chantilly. De La Quintinie meurt en 1688 à Versailles.
| ACCUEIL
|
SOURCE
|
LA RAVARDIÈRE, Daniel DE LA TOUSCHE de.
Né vers 1570 dans le Poitou.
Voyageur. Engagé dans la marine, de La Ravardière explore en 1609 les côtes du Brésil, et décide d'établir une colonie française au nord de l'actuel état de Maranhão. Avec l'appui de Marie de Médicis, il repart en 1611 en compagnie d'Isaac de Rasilly, et fonde Saint-Louis, aujourd'hui São Luis. Il pénètre ensuite à l'intérieur des terres, traverse l'état de Para et entreprend l'exploration de celui de l'Amazonas en direction du Pérou. Mais les Espagnols voient d'un mauvais oeil cette expédition en direction de leur colonie et obligent La Ravardière à rebrousser chemin et à abandonner même Saint-Louis. Il rentre en France et s'installe à Saint-Malo. Nommé vice-amiral de la flotte de La Rochelle en 1621, il accompagne de Rasilly dix ans plus tard dans son expédition du Maroc. De La Ravardière disparaît vers 1635.
| ACCUEIL
|
SOURCE
|
LA SABLIÈRE, Marguerite HEISSEIN de.
Née en 1636 à Paris.
Femme d'esprit. Formée aux sciences par les géomètres Roberval et Sauveur, elle se marie et tient un salon qui voit défiler les gloires littéraires de l'époque, madame de Sévigné, La Fontaine, et d'autres. Après une vie affective assez tumultueuse, Marguerite de La Sablière se retire dans un couvent parisien, se tourne vers la religion et écrit un livre de pensées pieuses. Elle meurt en 1693.
| ACCUEIL
|
SOURCE
|
Né vers 1640 à Rouen (Seine-Maritime)
Voyageur. A 30 ans, de La Salle s'embarque pour l'Amérique et décide d'explorer la vallée du Mississippi, que vient de découvrir le père Marquette. Après un voyage jusqu'à l'embouchure, il revient à Québec, puis en France, où le ministre de la marine lui procure des navires pour aller reconnaître le delta du fleuve. Mais cette expédition de 1687 est un échec, et La Salle y est tué accidentellement.
| ACCUEIL |
LIEN EXTERNE |
SOURCE
|
Né en 1777 à Oloron (Pyrénées-atlantiques)
Chimiste et pharmacien. Formé chez un pharmacien de St-Jean-de-Luz, puis pharmacien en chef dans un hôpital espagnol, Labarraque exerce ensuite à Montpellier puis à Paris. Il découvre les propriétés désinfectantes de l'eau de Javel. Il décède en 1850 à Paris.
| ACCUEIL
|
SOURCE
|
Né vers 1750 en Normandie.
Mathématicien. Labey enseigne à l'École militaire de Paris, où il compte Bonaparte parmi ses élèves, puis à l'École centrale du Panthéon, à l'École polytechnique, enfin au lycée Napoléon et à l'institution Sainte-Barbe. Il meurt en 1825 à Paris.
Labey a publié une Introduction à l'analyse infinitésimale (Paris, 1796), une Lettre à une princesse d'Allemagne sur divers sujets de physique et de philosophie (Paris, 1812) et un Traité de statique (Paris, 1812).
| ACCUEIL |
SOURCE
|
Né en 1779 ou 1782 à Bordeaux (Gironde)
Architecte. Il est fils d'un tailleur de pierres. Il étudie à Bordeaux, puis à l'École des beaux arts de Paris de 1800 à 1808 avec Bonnard. De 1810 à 1818, il est architecte du palais d'Orsay (qui sera incendié en 1871). En 1817, il est nommé inspecteur général des manufactures de tabac ; il agrandit et construit les établissements de Paris, Lille, Bordeaux, Toulouse, Le Havre, Lyon et Strasbourg. Il conçoit et bâtit des maisons à Paris et à Bapeaume-lès-Rouen (Seine-Maritime), restaure les châteaux de Sassetot-le-Mauconduit (Seine-Maritime) et de Saint-Just (Eure). En 1845, Lacornée est chargé de la construction du ministère des affaires étrangères (quay d'Orsay). Il est fait officier de la Légion d'Honneur en 1854, et décède en 1856 à Paris.
| ACCUEIL |
SOURCES
|