Né vers 1699 au Mans (Sarthe)
Érudit. Après des études au collège du Mans, il revêt l'habit ecclésiastique et devient, en 1731, curé de Chemiré-le-Gaudin (Sarthe). En 1756, il est nommé chanoine de la cathédrale du Mans. Ayant eu en mains un mémoire sur la généralité de Tours, Le Paige décide de rédiger un ouvrage descriptif de la province du Maine, d'après des mémoires rédigés à sa demande par les curés et seigneurs des différentes paroisses. Il y décrit l'histoire civile, ecclésiastique et littéraire, les ressources naturelles, agricoles, industrielles et commerciales des communes. Le Paige disparaît en 1781 au Mans.
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LE PRINCE DE BEAUMONT, Jeanne Marie.
Née en 1711 à Rouen (Seine-Maritime)
Ecrivain. D'abord préceptrice de la fille aînée de la duchesse de Lorraine, elle épouse, en 1743, Grimard de Beaumont qui lui donne une fille, mais leur mariage est rapidement annulé. Elle se rend à Londres, et devient enseignante de français pour les jeunes aristocrates. Pour eux, elle écrit des contes. Après quatorze ans de vie en Grande-Bretagne, elle retourne en France, s'installe en Haute-Savoie où elle continue à écrire. Elle disparaît en 1780 à Chavanod (Haute-Savoie)
Madame Le Prince de Beaumont a laissé plusieurs romans, et de nombreux contes, dont le célèbre La Belle et la Bête.
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Né en 1792 à Pontivy (Morbihan)
Géographe. Après des études classiques au lycée de Rouen, Le Puillon entre à l'École polytechnique. En 1813, il intègre le corps des ingénieurs géographes, et se spécialise en géodésie et en astronomie. En 1829, il travaille à la triangulation de la Morée (en Grèce), récemment reconquise sur les Turcs, puis, en 1838, à celle de la province de Constantine (Algérie). L'année suivante, il est attaché à la commission scientifique de l'Algérie. Nommé chef d'escadron d'état-major en 1840, il reprend la direction d'une section topographique de la carte de France. Il est élu député du Morbihan en 1842, et meurt l'année suivante à Paris.
Il est l'auteur d'un Mémoire sur la formation jurassique dans le Nord de la France (1829), d'Éléments sur la géologie de la Morée, ainsi que d'Études sur les terrains schisteux de la région de Pontivy.
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Né en 1742 à Ivoy-le-Pré (Cher)
Chimiste. Leblanc est d'abord médecin et chirurgien. Entré au service du duc d'Orléans, qui le fait venir à Paris, il découvre un procédé de fabrication de la soude à partir du sel marin. Son protecteur subventionne la création d'une usine, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour exploiter sa découverte. Exproprié sous la Révolution, Leblanc est nommé administrateur du département de la Seine et régisseur des poudres et salpêtres. Il continue ses recherches, surtout sur le salpêtre et sur l'exploitation des déchets, participe à des commissions scientifiques, mais finit sa vie dans la misère, en 1806, à Saint-Denis.
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Né en 1830 à Nantes (Loire-Atlantique)
Sculpteur. Lebourg se forme à Nantes, puis à Paris avec Rude. Il est l'auteur de nombreux bustes, de statues en marbre ou en bronze, maintenant aux musées de Nantes et de La Flèche, d'une statue de saint Jacques à l'église de la Trinité de Paris, et il réalise le modèle des célèbres fontaines données à la capitale par Richard Wallace, de l'épouse duquel il exécute aussi le buste. Lebourg meurt en 1906 à Nantes.
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LECERF DE LA VIÉVILLE, Jean Louis.
Né en 1674 à Rouen (Seine Maritime)
Critique musical. Sa fonction officielle est celle de garde des Sceaux du parlement de Normandie, mais Lecerf de La Viéville est aussi mélomane et témoigne de la musique de son époque dans deux livres : Comparaison de la musique italienne et de la musique française (1704), et L'art de décrire ce qu'on n'entend pas ou le médecin musicien (1706). Il disparaît en 1707. Il a laissé également une Dissertation sur l'empoisonnement d'Alexandre le Grand, dans laquelle il soutient que l'empereur grec n'a pas été empoisonné.
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Née en 1651 à Saumur (Maine-et-Loire)
Helléniste. Attirée très jeunes par les langues grecque et latine, Anne Lefèvre se rend à Paris avec son époux André Dacier, et devient célèbre pour les traductions, commentaires et éditions qu'elle fait de nombreux auteurs grecs et latins. Elle collabore à la collection ad usum delphini et défend l'Antiquité dans la querelle des anciens et des modernes. Elle meurt en 1720.
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Né vers 1455 à Etaples (Pas-de-Calais)
Exégète. Son action en faveur de la renaissance des études grecques et hébraïques, son approche novatrice des Écritures lui attirent l'hostilité de la faculté de théologie. Condamné pour hérésie, Lefèvre d'Étaples se tire d'affaire grâce à l'intervention de Briçonnet, évêque de Meaux, qui en fait son grand vicaire. Après avoir écrit des commentaires sur les Evangiles, il est obligé de se réfugier à Strasbourg. Quand il revient à Paris, François Ier fait de lui le précepteur d'un de ses fils. Inquiété à nouveau par la faculté, il se rend avec Marguerite de Navarre à Blois, puis à Nérac (Lot-et-Garonne), où il finit sa vie en 1537.
Au nombre des travaux de Lefèvre d'Étaples, on peut citer les dissertations sur les trois Maries, des commentaires sur les Evangiles et des traductions de la Bible, dont la première traduction intégrale en français (1530).
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Né en 1828 à Plouégat-Guérand (Finistère)
Voyageur. Employé à la préfecture de Morlaix, Lejean collabore au quotidien politique Le Pays, dirigé par Lamartine. Mais sa passion des voyages le pousse à visiter les Balkans, la haute vallée du Nil, et plus tard l'Ethiopie, puis l'Inde (1862). Plus tard, il parcourt la Turquie d'Europe. Il meurt en 1871 à Plouégat-Guérand.
Lejean a laissé des ouvrages descriptifs sur les pays qu'il a visités, en particulier la Turquie d'Europe, le Sud de l'Egypte et l'Ethiopie.
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Né en 1585 à Pontoise (Val d'Oise)
Architecte et sculpteur. Lemercier s'imprègne d'architecture italienne, lors d'un séjour de treize ans à Rome, et revient en France en 1620. L'essentiel de sa carrière se déroule à Paris : il exécute des travaux au Louvre sous les ordres de Richelieu, puis il construit la Sorbonne, et continue l'oeuvre de Mansard au Val-de-Grâce. Lemercier construit aussi l'église Saint-Roch, en 1653. A la périphérie de Paris, il réalise les portails des églises de Rueil et de Bagnolet. Il décède en 1654 à Paris.
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Né en 1661 à Montréal (Canada)
Explorateur. Lemoine d'Yberville est chargé de défendre les territoires français de la baie d'Hudson contre les Anglais, à partir de 1686. En 1698, il effectue une reconnaissance de l'embouchure du Mississippi et fonde la Louisiane. Il doit sans cesse livrer combat à l'ennemi, et, au cours d'une expédition sur la Jamaïque, il meurt, en 1706, à La Havane (Cuba)
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Né en 1819 à Angers (Maine et Loire)
Peintre. Prix de Rome en 1847, Lenepveu exerce d'abord son talent dans la peinture de sujets religieux. Il réalise aussi des décorations d'églises parisiennes, du plafond de l'ancien et du nouvel opéra de Paris, de celui du théâtre d'Angers. Il participe enfin à la décoration du Panthéon. De 1872 à 1878, Lenepveu est directeur de la villa Médicis à Rome. Il décède en 1898 à Paris.
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Né en 1720 à Mogues (Ardennes)
Horloger. Lepaute invente de nouveaux types de pendules et apporte de nombreux perfectionnements à l'horloge mécanique. La précision qu'il procure à ses réalisations le fait connaître des observatoires de plusieurs pays d'Europe, qui lui passent commande d'horloges astronomiques. Sa femme, Nicole Etable de Labrière, astronome, collabore à ses travaux. Plusieurs membres de sa famille, frère et neveux, ont réalisé des horloges d'édifices publics, en particulier à Paris. Jean André Lepaute meurt en 1787 à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine)
Il a écrit une histoire et un traité d'horlogerie, en partie avec l'astronome Lalande.
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Né en 1761 à Paris.
Architecte. Lepère fait partie de l'expédition de Bonaparte en Égypte, et il est chargé par ce dernier d'un projet de restauration de l'ancien canal de Suez, percé dans l'antiquité mais ensablé et abandonné depuis un millénaire. Il reçoit ensuite le titre d'architecte de la Malmaison, puis est chargé d'ériger la colonne Vendôme. Lepère est nommé plus tard architecte de Saint-Cloud. Il travaille au projet de l'église Saint-Vincent-de-Paul, qui sera réalisé par son gendre Hittorf. Il meurt en 1844 à Paris.
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Né en 1543 à Saint-Bonnet-de-Champsaur (Hautes-Alpes)
Maréchal et connétable de France. De Lesdiguières adhère à la religion réformée et devient chef du parti protestant en Dauphiné. Présent au mariage du futur Henri IV à Paris, il échappe au massacre de la Saint-Barthélémy et retourne en Dauphiné se battre contre les catholiques. Il est nommé par Henri IV lieutenant général, puis maréchal de France. Il concourt à l'aménagement du Dauphiné et à l'embellissement de sa capitale, Grenoble, et crée des institutions de charité. De Lesdiguières décède en 1626 à Valence (Drôme)
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Né entre 1610 et 1620 à Paris.
Sculpteur. Membre de l'Académie des Beaux-Arts à partir de 1672, Lespagnandel en est exclu en 1681 à cause de son appartenance à l'Eglise réformée. Il réintègre l'Académie après avoir abjuré, en 1685. Il décore des églises catholiques, en particulier l'autel des Prémontrés à Paris. Il est aussi l'auteur de plusieurs statues du parc de Versailles. Lespagnandel meurt en 1689 à Paris.
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Né en 1546 à Paris.
Chroniqueur. Né dans une famille de magistrats originaires d'Orléans, très tôt orphelin, de L'Estoile étudie à Bourges puis revient à Paris et obtient la charge d'audiencier à la chancellerie. Curieux et observateur, il prend note avec persévérance des événements de son époque, jusqu'en 1611, couvrant les règnes de Henri III et de Henri IV. Avec tolérance et probité, il s'efforce de donner une image fidèle de la réalité. Sa chronique représente un témoignage inestimable sur cette période agitée de l'histoire de France. De L'Estoile décède en 1611.
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Né en 1797 à Nancy (Meurthe-et-Moselle)
Médecin. A 32 ans, Leuret est nommé médecin-chef de l'hôpital de Bicêtre (Val-de-Marne), hospice et asile d'aliénés à l'époque. Considérant les malades mentaux comme des êtres dans l'erreur, il leur fait subir des traitements sévères (intimidations, douleurs, douches froides). Il publie plusieurs livres, dont : Fragments psychologiques sur la folie (1834), Anatomie comparée du système nerveux (à partir de 1838), en collaboration avec Gratiolet, Du traitement moral de la folie (1840). Leuret meurt en 1851 à Nancy.
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