L'AFFICHARD, Thomas.

Né en 1698 à Pont-Floc'h (Finistère)

Auteur. L'Affichard s'établit à Paris et travaille pour le Théâtre français, le Théâtre italien, l'Opéra comique et le Théâtre des marionnettes, puis collabore avec Gallet, Panard, Romagnesi, Valois Dorville. Il est très apprécié de son vivant. Quelques-unes de ses pièces sont publiées en 1746 sous le titre de "Théâtre de L'Affichard". Il s'éteint en 1753 à Paris.

Parmi ses pièces : Les acteurs déplacés, La famille, L'amour imprévu, La nymphe des Tuileries, Les effets du hasard. Il a aussi écrit des romans : Le songe de Clydamis, Voyage interrompu, Caprices Romanesques.

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LAMBIN, Denis.

Né en 1516 à Montreuil-sur-Mer (Pas-de-Calais)

Humaniste. Lambin est familier du cardinal de Tournon, et fréquente aussi le cercle de lettrés qui se rassemblent chez de Mesmes. En 1560, il est nommé professeur royal d'éloquence, et, l'année suivante, professeur royal de langue grecque. Très affecté par le massacre de la Saint-Barthélemy, il meurt en 1572 à Paris.

Lambin a publié, avec préface et commentaires, des éditions de Cicéron, Horace, Lucrèce et Plaute, et laissé sa correspondance, témoignage sur la vie intellectuelle de son époque.

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LAMORIER, Louis.

Né en 1696 à Montpellier (Hérault).

Chirurgien et naturaliste. Lamorier est membre de la société royale des sciences de Montpellier et membre associé de l'académie royale de chirurgie de Paris. Il disparaît en 1777.

Lamorier a rédigé plusieurs mémoires, insérés dans les recueils de la société royale des sciences de Montpellier, dont on trouvera la liste en cliquant sur le lien ci-dessous. Citons, par exemple : Sur l'opération de la fistule lacrymale (1728), Sur les causes qui empêchent le cheval de vomir (1733), Observations sur des tumeurs qui ont paru participer à la fois des caractères variqueux et anévrismal (1766), Anatomie de la seiche, et principalement des organes avec lesquels elle lance sa liqueur noire (1766), Sur l'union qui se fait des artères avec les nerfs après les amputations, pour déterminer la cause mécanique des douleurs que l'on croit sentir dans plusieurs parties du corps qui en ont été séparées (1778), Sur les rapports et les différences du tigre avec le chat (1778), etc.

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LAMOURETTE, Adrien.

Né en 1742 à Frévent (Pas-de-Calais)

Abbé. Venant d'une famille ouvrière, Lamourette est ordonné prêtre en 1769. En 1773, il est professeur au séminaire de Toul (Meurthe-et-Moselle) et docteur en théologie en 1775. Il est ensuite vicaire à St-Amand de Toul puis curé d'Outremécourt (Haute-Marne) En 1789, il fonde l'égalité sociale sur la religion chrétienne, et s'efforce de concilier révolution et christianisme. Pour Mirabeau, il rédige les discours concernant le clergé. Nommé évêque constitutionnel de Lyon et député en 1791, Lamourette émet des critiques sur les massacres dont il est témoin. Suspecté, il est guillotiné en 1794 à Paris.

Il a laissé plusieurs écrits, dont Pensées sur la philosophie de la foi, et Prônes civiques ou le pasteur patriote.

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LANDRÉ-BEAUVAIS, Augustin Jacob.

Né en 1772 à Orléans (Loiret)

Chirurgien. Il suit, à Paris, les leçons de Desault aux côtés de Bichat, fuit la capitale en 1792 pour Lyon, où il assiste au cours de Petit. Celui-ci l'envoie à Chalon-sur-Saône tenir le poste de chirurgien. Landré-Beauvais retourne à Paris en 1796, obtient une place d'élève interne à la Salpêtrière, puis d'adjoint et de suppléant de Pinel. En 1799, il est nommé professeur de médecine clinique et médecin de l'hospice de la Salpêtrière. À la Restauration, il est nommé médecin de l'école polytechnique, puis, en 1821, membre de l'académie de médecine et en 1823 doyen de la faculté de médecine. Révoqué en 1830 par le roi Louis-Philippe, Landré-Beauvais est mis à la retraite. Il décède en 1840 à Paris.

On doit à Landré-Beauvais : Sémiotique ou traité des signes des maladies (Paris, 1809), et Doit-on admettre une nouvelle espèce de goutte, sous la dénomination de goutte asthénique primitive ? (Paris, 1800), qui constitue la première description de la polyarthrite rhumatoïde.

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LAPLACE, Cyrille Pierre Théodore.

Né en mer en 1793.

Marin et explorateur. Entré à seize ans dans la marine impériale, Laplace devient enseigne en 1812, lieutenant de vaisseau en 1819, capitaine de corvette en 1828, capitaine de frégate en 1830. Cette même année, il est chargé d'une première mission d'exploration autour du monde ; parti de Toulon, il fait escale en Inde, puis navigue en Asie du sud-est, dans les parages de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande, met le cap sur le Chili, passe le Cap-Horn et longe la côte brésilienne. Laplace est promu capitaine de vaisseau à son retour en 1834. Il réitère son périple de 1837 à 1840. Il commande la division des Antilles de 1844 à 1847, est nommé préfet maritime de Rochefort en 1848, et de Brest en 1855. Entre-temps, il est promu vice-amiral, en 1853. Mis à la retraite en 1858, il finit sa vie en 1875 à Brest.

Laplace a publié des compte-rendus de ses navigations : Voyage autour du monde, par les mers de l'Inde et de la Chine, exécuté sur la corvette de l'État La Favorite pendant les années 1830, 1831, 1832 (Paris, 1833-1835 et 1839), Campagne de circumnavigation de la frégate L'Artémise, pendant les anées 1837, 1838, 1839, 1840 (Paris, 1845-1848).

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LARCHEY, Etienne Lorédan.

Né en 1831 à Metz (Moselle)

Philologue. Lorédan Larchey est fils d'un général, et il est, à partir de 1873, bibliothécaire à la bibliothèque de l'Arsenal à Paris. Il édite différents mémoires restés manuscrits : Journal de Jehan Aubrion, bourgeois de Metz, Les cahiers du capitaine Coignet, Journal de marche du sergent Fricasse de la 127ème demi-brigade (1792-1802). Il écrit lui-même des ouvrages d'érudition : Origines de l'artillerie française, Dictionnaire des noms, contenant la recherche étymologique des formes anciennes, Almanach des noms, expliquant 2800 noms de personnes, et un dictionnaire d'argot qu'il intitule Excentricités du langage. Larchey meurt en 1902 à Paris.

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LARIVE, Jean MAUDUIT, dit.

Né en 1747 à La Rochelle (Charente-Maritime).

Homme de théâtre. Jean Mauduit est une forte tête : il s'enfuit à neuf ans de la maison paternelle ; ramené de force, il est envoyé à Saint-Domingue et y reste cinq années, au bout desquelles il rentre en France et se fait engager dans une troupe de théâtre à Paris. En 1770, il entre à la Comédie française, où mademoiselle Clairon le prend en affection. Il s'affiche sous le pseudonyme de Larive. Après un échec dans Alzire de Voltaire, Mauduit joue Oreste dans Iphigénie en 1775, et devient sociétaire. Arrêté puis relâché en 1793, il parcourt la province et ne retourne à Paris qu'en 1800. Il découvre que le public n'a d'yeux que pour Talma. Déçu, il quitte la scène et ouvre, en 1804, un cours de déclamation. En 1806, il est lecteur ordinaire de Joseph, roi de Naples. Il rentre en France en 1808, se retire à Montlignon (Val d'Oise) dont il devient maire, et où il meurt en 1827.

Mauduit-Larive a publié : Cours de déclamation divisé en douze séances (Paris, 1804), Cours de déclamation prononcé à l'Athénée de Paris (Paris, 1810), Pyrame et Thisbé, mélodrame (1783), Réflexions sur l'art théâtral (Paris, an IX), Moyens de régénérer les théâtres, de leur rendre leur moralité et d'assurer l'état de tous les comédiens, sans dépenses pour le gouvernement (Paris, 1806), Thama ou le sauvage civilisé. Histoire d’un Taïtien (Paris, 1812).

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SOURCES Nouvelle biographie générale - Cliquez pour plus de détails Dictionnaire de biographie française - cliquez pour plus de détails Catalogue de la bibliothèque du château d'Oron (Suisse)
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LASCARIS, Janus ou Jean.

Né vers 1445 à Constantinople (Turquie actuelle)

Erudit. Apparenté à une famille impériale de Constantinople, Lascaris se réfugie à Florence après la chute de l'Empire Byzantin (1453). Laurent de Médicis le nomme bibliothécaire, puis l'envoie auprès du sultan, à deux reprises, recueillir de précieux manuscrits de la littérature grecque. La mort de Laurent de Médicis (1492), les troubles qui s'installent à Florence, l'amènent à répondre favorablement à l'invitation de Charles VIII qui fait de lui son bibliothécaire. On trouve Lascaris en 1495 à Paris, où il enseigne les principes de la langue grecque à Budé et à Danès. En 1503, Louis XII lui donne le poste d'ambassadeur à Venise, où il reste après la rupture entre la république et le roi de France. En 1513, le pape Léon X lui confie le poste de directeur du collège grec du Quirinal qu'il vient de fonder, et celui de responsable d'une imprimerie de livres grecs. Appelé par François Ier en 1518, Lascaris est chargé d'organiser, avec son élève et ami Guillaume Budé, la bibliothèque royale de Fontainebleau. Il se voit confier, de nouveau, l'ambassade française à Venise, puis est appelé par le pape Paul III. Mais âgé, épuisé et perclus de goutte, il décède peu de temps après, en 1535, à Rome.

Outre le sauvetage d'une grande quantité de manuscrits, on doit à Lascaris l'édition de nombreux textes d'auteurs grecs anciens, et l'utilisation des lettres capitales grecques, que ses recherches épigraphiques lui ont permis de reconstituer. C'est un des hommes qui ont contribué le plus à répandre en Occident la langue et la civilisation grecques.

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LASSUS, Jean Baptiste Antoine.

Né en 1807 à Paris.

Architecte. Moins connu que Viollet-le-Duc, Lassus effectue comme lui la restauration d'églises gothiques, dont, à Paris, une partie de Notre-Dame et de la Sainte-Chapelle, Saint-Germain-l'Auxerrois. Il travaille aussi à Châlons-sur-Marne, à Moulins et à l'une des flèches de la cathédrale de Chartres, monument dont il a laissé une monographie. Lassus meurt en 1857 à Vichy (Allier).

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L'ATTAIGNANT, Gabriel Charles de.

Né en 1697 à Paris.

Poète. De L'Attaignant est un de ces abbés qui, à cette époque, fréquentent les salons et se font remarquer par leur propension et leur facilité à écrire des vers légers et frivoles, des épigrammes, des lettres et des chansons. D'une abondante production, il nous reste une chanson encore chantée de nos jours, J'ai du bon tabac, chanson populaire dont il n'est pas vraiment l'auteur, mais à laquelle, en 1760, il a ajouté neuf couplets, comme il le précise lui-même dans le premier. L'abbé de L'Attaignant disparaît en 1779 à Paris.

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LAVEAUX, Jean Charles THIBAULT de.

Né en 1749 à Troyes (Aube)

Lexicographe. Sa formation de professeur de lettres et de grammaire française lui donne l'occasion d'exercer en Allemagne, notamment à Berlin, où il est apprécié de Frédéric II. Après un séjour à Strasbourg, de 1789 à 1791, de Laveaux se rend à Paris où il devient membre du tribunal qui juge les vaincus, puis rédacteur en chef du Journal de la Montagne. Après la Révolution, il est nommé inspecteur général des prisons et hospices de la Seine. Il meurt en 1827 à Paris.

De Laveaux a laissé une oeuvre conséquente : de son séjour en Allemagne datent un Dictionnaire français-allemand et allemand-français, et une Vie de Frédéric II, roi de Prusse. Plus tard, il réalise un Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue française (1818), un Nouveau dictionnaire de la langue française (1820) et un Dictionnaire synonymique de la langue française (1826). Il a, en outre, rédigé une Histoire de Pierre III, empereur de Russie.

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LAVERGNE, Léonce GUILHAUD de.

Né en 1809 à Bergerac (Dordogne)

Economiste et homme politique. De Lavergne fait ses débuts à Toulouse comme rédacteur de la Revue du Midi. En 1844, il est sous-directeur au ministère des affaires étrangères, et député du Gers en 1846. En 1855, il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques et secrétaire en 1865. Après la chute du Second Empire, il devient député de la Creuse et président de la commission des lois constitutionnelles complémentaires, et enfin sénateur. Sa vie s'achève en 1880 à Versailles.

Mis à part un Dictionnaire encyclopédique usuel, de Lavergne a écrit des ouvrages traitant de l'économie : L'agriculture et la population, Economie rurale de la France depuis 1789, La Banque de France et les banques départementales, Essai sur l'économie rurale de l'Angleterre.

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LE BÉ, Guillaume.

Né en 1525 à Troyes (Aube)

Graveur et fondeur. Fils d'un papetier, Le Bé apprend l'imprimerie, et fond des caractères pour Robert Estienne, à la demande de François Ier. Le roi d'Espagne lui en commande de semblables pour réaliser la Bible polyglotte d'Anvers. En 1555, il grave des caractères destinés à imprimer la musique, en une fois (notes et portée simultanément) ou en deux. Il seront utilisés par Adrien Le Roy et Robert Ballard. Il en produit aussi pour l'impression des tablatures de luth. Le Bé est appelé à Venise par Justiniani, imprimeur renommé, pour graver des caractères hébraïques. Il s'éteint en 1598 à Paris.

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LE FLÔ, Adolphe Charles Emmanuel.

Né en 1804 à Lesneven (Finistère)

Général. Le Flô sort de St-Cyr sous-lieutenant à 21 ans. Il combat en Algérie à partir de 1830. Remarqué pour sa bravoure à la prise de Constantine, il reçoit la croix d'honneur. Il est nommé chef de bataillon en 1840, puis colonel en 1844. Promu général de brigade en 1848, il est envoyé en Russie comme ministre plénipotentiaire. Il est ensuite élu député du Finistère et s'oppose à la politique présidentielle, ce qui lui vaut d'être banni en Angleterre après le coup d'état de décembre 1851, jusqu'en 1857. En 1870, il est choisi comme ministre de la guerre du gouvernement de la Défense nationale. Le Flô est à nouveau député du Finistère l'année suivante, puis ambassadeur à Saint-Petersbourg jusqu'en 1879. Il décède en 1887 près de Morlaix (Finistère)

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