Né vers 1538 à Chaource (Aube)
Poète. Jamyn suit, à Paris, les cours de latin et de grec de Dorat et de Turnèbe, s'affilie à l'école de poésie de la Pléiade et devient le disciple préféré de Ronsard, peut-être grâce à son talent et à l'élégance de ses vers. Son illustre maître lui fait obtenir de Charles IX le titre de secrétaire de la chambre du roi. Jamyn est aussi membre de l'Académie du palais, reconstituée par Pibrac après celle de Baïf. Il meurt vers 1585. Sa vie a été relatée par le poète Guillaume Colletet.
En dehors de deux recueils de poèmes, Jamyn a réalisé une traduction en vers d'une partie de l'Iliade et de l'Odyssée d'Homère.
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Né en 1674 à Paris.
Homme de lettres. Né dans une famille protestante, Janiçon étudie à Maastricht (Pay-Bas), puis à Utrecht où il est placé chez un oncle après la révocation de l'Édit de Nantes (1685). Il s'engage alors dans un régiment d'infanterie, est envoyé en Irlande puis, libéré de son engagement, il entre à l'Université de Dublin et gagne sa vie comme précepteur chez un noble irlandais. En 1705, après la mort de son oncle, il rentre aux Pay-Bas, achète une terre dans la province de Gueldre et épouse une immigrée française. Janiçon se fixe ensuite à Amsterdam et fournit des articles à la Gazette d'Amsterdam, puis rédige celle de Rotterdam, et enfin publie un journal français à Utrecht à la demande des autorités locales. Inquiété pour un libelle sorti de ses presses qui était hostile au gouvernement, il se retire à La Haye. C'est là qu'il décède, en 1730.
Janiçon a publié des traductions de l'anglais : La bibliothèque des dames (Amsterdam 1717), Le passe-partout de l'église romaine, ou histoire des tromperies des prêtres et des moines en Espagne (Amsterdam 1726) ; il a écrit un État présent de la république des Provinces-Unies et des pays qui en dépendent (La Haye 1729) et des Lettres sérieuses et badines sur les ouvrages des savants (La Haye 1740).
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Né en 1804 à Saint-Etienne (Loire)
Critique et écrivain. D'abord journaliste pour divers journaux, dont le Figaro, Janin rédige la critique théâtrale au Journal des débats à partir de 1836 et jusqu'à sa mort, en 1874 à Paris.
Janin a écrit un certain nombre de romans et de contes, et un recueil de sa critique hebdomadaire qui a fait sa renommée.
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Né en 1740 à Dole (Jura)
Homme de lettres. Dom Jannin est prieur de l'abbaye cisterciennede La Chassagne, à Crans (Ain). Homme d'esprit et poète, il correspond avec Collé, écrit des épîtres à Voltaire, au poète Claude Joseph Dorat. Il compose aussi des chansons légères et publie dans le Mercure et l'Almanach des Muses. En 1784, dom Jannin meurt, regretté, à Pont-de-Veyle (Ain).
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JANVILLE, Louis François Pierre Louvel.
Né en 1743 à Paluel (Seine-Maritime)
Magistrat. Janville entre dans l'armée en 1759 mais la quitte bientôt pour la magistrature. Il devient conseiller au parlement de Rouen, puis président de la chambre des comptes. Par la suite, il préside un tribunal établi pour juger les contrebandiers et faux-sauniers à Caen, et il accomplit sa tâche avec indulgence. Pendant la Révolution, Janville est membre du conseil général du Calvados et maire de Caen, où il s'attache à la restauration des hôpitaux. Passionné d'agriculture, il expérimente la production de fruits et de pommes de terre, réalise des observations sur la vigne et sur les abeilles. Sa vie, faite de dévouement, de travail et de sagesse, est rapportée dans les annales de la société d'agriculture du Calvados (Caen 1809) Janville s'éteint en 1808 à Eterville (Calvados).
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Née en 1778 à Paris.
Peintre. Plus spécialement peintre sur porcelaine, Marie Victoire Jaquotot exécute des copies, en particulier de Raphaël. Elle entre à la Manufacture de porcelaine de Sèvres en 1800. Napoléon lui commande la décoration d'un service destiné à l'empereur de Russie, à l'occasion de l'alliance secrète de Tilsit (1807). Plus tard, elle travaille pour la cour de Louis XVIII, et pour la cour de Charles X, qui la nomme premier peintre sur porcelaine du roi. Elle disparaît en 1855 à Toulouse (Haute-Garonne).
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Né vers 1620 à Paris.
Calligraphe. Ecrivain et noteur de la musique du roi Louis XIV, Jarry réalise principalement des livres d'heures, ainsi que le recueil de madrigaux pour Julie d'Angennes connu sous le nom de la Guirlande de Julie (voir à Malleville), dont le frontispice est décoré par le miniaturiste Robert. Nicolas. Jarry disparaît avant 1674.
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Né en 1700 à Orgelet (Jura).
Médecin et traducteur. De 1718 à 1730, Jault étudie chez les jésuites, et, en 1735, il est promu docteur en médecine. Grâce à ses aptitudes pour les langues, il obtient les charges d'interprète du duc d'Orléans, de professeur de syriaque, de grec, et celle de censeur royal. Jault est un travailleur infatigable, doué de grandes facultés intellectuelles mais modeste. Il décède en 1757 à Paris.
Il a produit une oeuvre abondante : un Traité des opérations de chirurgie, traduit de l'anglais de Sharp (1742), des Recherches critiques sur l'état présent de la chirurgie, traduit également de Sharp (1751), une Histoire des Sarrasins sous les onze premiers califes, traduit de l'anglais de Simon Ockeley (1742), un Traité des maladies vénériennes, traduit du latin d'Astruc (1747), Pneumo-pathologie, ou traité des maladies venteuses, traduit du latin de Combalusier (1754), Traité de l'asthme, traduit de l'anglais de Floyer (1761), Révision et mise à jour du dictionnaire étymologique de la langue française de Ménage (1750), La médecine pratique, traduit de l'anglais de Sydenham (Paris 1774), une traduction de Pline inachevée, et, en manuscrit, une Défense de la vulgate contre les impostures des rabbins.
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Né en 1540 à Autun (Saône-et-Loire)
Magistrat. Avocat, Jeannin devient conseiller puis président du parlement de Bourgogne. Il s'oppose au massacre des protestants dans sa province. Appelé à servir le roi Henri IV, il est fait intendant des finances. Il est chargé plusieurs fois de la négociation d'affaires difficiles, en particulier l'alliance avec les Provinces-Unies des Pays-Bas et leur reconnaissance par l'Espagne. Louis XIII le fait Surintendant des finances. Jeannin meurt en 1622 à Paris.
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Né en 1724 à Paris.
Astronome. Fils d'un graveur, Jeaurat montre des dispositions pour le dessin, mais aussi les mathématiques. En 1746, il obtient un prix de dessin de l'Académie de peinture. En 1749, il participe, comme ingénieur géographe, à l'élaboration de la grande carte de France. En 1750, il rédige un traité de perspective. Cinq ans plus tard, il est professeur de mathématiques à l'École militaire, où il rencontre Lalande. Jeaurat effectue des calculs sur le mouvements des planètes, et observe les comètes de 1759 et 1760. En 1763, il est nommé avec Bailly à l'Académie. En 1775, Jeaurat remplace Lalande pour le calcul de la Connaissance des temps. Il est reçu membre de l'Institut en 1796, et décède en 1803 à Paris.
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Né en 1716 à Dole (Jura).
Homme de lettres. Joannet entre chez les jésuites, puis quitte l'ordre pour des raisons de santé et se rend à Paris. Il y rédige un journal religieux pour combattre les incrédules et les sectaires, et s'attire les bonnes grâces de la reine Marie Leczinska, épouse de Louis XV. Joannet abandonne la rédaction de son journal au bout de dix ans. Il est membre des académies de Nancy et Besançon. Il s'éteint en 1789 à Paris.
L'abbé Joannet a laissé des Éléments de poésie française (Paris 1752), ouvrage qui a servi de source à certains articles de l'Encyclopédie, des Lettres sur les ouvrages de piété (Paris 1754 à 1764), Les bêtes mieux connues (Paris 1770), livre dans lequel il soutient, avec Descartes, que les animaux sont des machines sans âme, et De la connaissance de l'homme dans son être et dans ses rapports (Paris 1775).
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Né en 1620 à Gray (Haute-Saône).
Magistrat. Né dans une famille de robe, Jobelot est avocat, puis avocat général au parlement de Dole (Jura). En 1660, il est conseiller, et il est envoyé en Suisse pour obtenir des secours en cas d'attaque de la Franche-Comté par la France. Il échoue dans sa mission, et doit reconnaître la neutralité de sa province devant le prince de Condé. En 1675, il est nommé premier président du parlement, et il a l'honneur de haranguer Louis XIV lors de l'annexion de la Franche-Comté. En 1696, le parlement est transféré à Besançon, et c'est là que Jobelot décède, en 1702, après avoir donné ses biens aux pauvres et établi une fondation pour les orphelins.
Son oeuvre écrite consiste en une Suite du recueil des édits et ordonnances de la Franche-Comté (Lyon 1664), une Instruction pour dresser les procédures conformément à l'ordonnance de 1667 (Besançon 1685), et des notes manuscrites sur les questions de droit rencontrées pendant son exercice.
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