HABERT, François.

Né vers 1520 à Issoudun (Indre)

Poète. Habert étudie d'abord à Paris, mais son père, averti de son comportement dissipé, l'envoie apprendre le droit à Toulouse. Après la mort de son père, il est réduit à la misère et se nomme lui-même "le banny de liesse". Il cherche alors à se mettre au service de quelques seigneurs. Devenu secrétaire du duc de Nevers, Habert est présenté à la cour. Henri II lui fait traduire les Métamorphoses d'Ovide et lui alloue une pension. Habert disparaît vers 1561.

Il a écrit une oeuvre abondante inspirée de Marot, et dans la tradition des grands rhétoriqueurs, des traductions d'Ovide, de Caton.

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HACQUET, Balthasar.

Né en 1740 au Conquet (Finistère)

Naturaliste et voyageur. Hacquet se rend de bonne heure en Autriche et obtient le poste de professeur de chirurgie à Laibach, en Carniole (de nos jours Ljubljana, en Slovénie). Il devient secrétaire perpétuel de la société d'agriculture et des arts de cette ville. Il apprend l'allemand, le slovène, le valaque, effectue à ses frais et sur son temps de loisir des voyages à travers la Carniole et l'Istrie (Slovénie actuelle). En 1788, Hacquet est nommé professeur d'histoire naturelle à l'université de Lemberg, en Galicie (Lviv, anciennement Lvov, de nos jours en Ukraine). Il parcourt la Galicie, la Podolie, la Bucovine et la Transylvanie, toutes régions situées maintenant en Ukraine et en Roumanie. En récompense de ses travaux, l'empereur le fait membre du Conseil des mines. Hacquet se fixe à Vienne en 1810 et il y meurt en 1815.

Il a produit un grand nombre d'ouvrages, la plupart en allemand, sur la géographie physique des pays qu'il a visités, la minéralogie et la botanique. L'appellation d'un groupe d'ombellifère, hacquétie, dérive de son nom.

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HAGEAU, Amable.

Né en 1756 à Anguilcourt-le-Sart (Aisne)

Ingénieur. Hageau s'établit à Paris, occupe un emploi dans les bureaux de l'ingénieur Perronet. Il est alors chargé des travaux du canal du Nivernais, puis d'une écluse à Dole (Jura). En 1806, il est nommé ingénieur en chef et il travaille sur le projet de canal de la Meuse au Rhin. À partir de 1811, il réalise des interventions sur le canal de Mons à Condé (Nord), prépare un projet de canal de Mons à Charleroi (Belgique). De 1812 à 1814, Hageau est inspecteur divisionnaire adjoint des Ponts et Chaussées au-delà des Alpes. Par la suite, il est responsable du canal du Rhône au Rhin, puis inspecteur divisionnaire à Paris, où il dirige les canaux et la distribution des eaux en 1817 et 1818. Pour finir, on lui confie la neuvième division des Ponts et Chaussées. Il est membre du conseil de cette administration jusqu'à sa retraite, en 1830. Il décède en 1836 à Clamecy (Nièvre).

Hageau a laissé une Description du canal de jonction de la Meuse au Rhin (Paris, 1819).

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HAGUENOT, Henri.

Né en 1687 à Montpellier (Hérault).

Professeur de médecine. Il succède à son père dans l'exercice de cette profession. Méthodique et clair dans ses cours comme dans ses écrits, Henri Haguenot est un pédagogue apprécié. Il devient, en 1713, membre de la société royale des sciences de Montpellier, et la reçoit pendant plusieurs années dans sa maison. Il constitue une bibliothèque importante, qu'il lègue à l'hôpital Saint-Éloi de sa ville. À partir de 1741, il est conseiller à la cour des comptes où son intégrité et sa sagesse sont reconnues. Avant de mourir, il fait don de ses biens aux hôpitaux. Il disparaît en 1775 à Montpellier.

Haguenot a écrit et publié un traité des maladies de la tête ou Tractatus de morbis extremis capitis (Avignon 1750), plusieurs mémoires sur le mouvement des intestins dans l'occlusion intestinale, l'hydrophobie, la maladie vénérienne, le danger d'inhumer dans les églises (Montpellier 1748), Otia physiologica de circulatione, de pulsu arteriorum et de motu musculorum (Avignon 1753), et des Mélanges de divers objets relatifs à la physique, à la médecine et aux sciences naturelles (Avignon 1771).

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HALLETTE, Alexis.

Né en 1788 à Lille (Nord).

Ingénieur. Hallette est d'abord peintre à la manufacture de porcelaine de Lille, puis à celle de Sèvres, pour retourner, faute de moyens financiers, dans l'atelier de filature de son père. Il apprend alors la géométrie et la mécanique, s'installe à Arras en 1812, et collabore à la construction du moulin de Louez-lès-Duisans (Pas-de-Calais). En 1814, il installe des ateliers à Arras et construit des locomotives et des wagons, des navires, des machines pour les sucreries et les huileries. Il applique le principe de la presse hydraulique à l'extraction des huiles et à celle des jus de fruits. Hallette meurt en 1846 à Hesdin (Pas-de-Calais).

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HAMY, Théodore Jules Ernest.

Né en 1842 à Boulogne (Pas-de-Calais)

Anthropologue. Attiré par l'archéologie, mais devenu médecin sous la pression de ses parents, Hamy s'oriente vers l'anthropologie et la paléontologie humaine. Il se passionne pour l'ethnographie et rassemble des collections qui iront au musée du Trocadéro dont il est promu directeur, avant d'obtenir une chaire de paléontologie au Muséum. Il est le premier, avec de Quatrefages, à reconnaître l'homme de Neanderthal en tant que préhominien. Hamy est également admis au sein de l'Académie des inscriptions et belles lettres. Il disparaît en 1908 à Paris.

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HANOTAUX, Gabriel, Albert, Auguste.

Né en 1853 à Beaurevoir (Aisne)

Historien, archiviste et paléographe. Hanotaux écrit des ouvrages sur les XVIème et XVIIème siècles, en particulier sur le cardinal de Richelieu, et est élu à l’Académie française.

Homme politique. Archiviste au ministère des affaires étrangères, il accède au grade de chef de cabinet puis de secrétaire d’ambassade à Constantinople. Appelé à de hautes fonctions dans ce même ministère, il devient ensuite lui-même ministre pendant quatre ans. Il décède en 1944 à Paris.

Hanotaux a écrit des études historiques.

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HARDION, Jacques.

Né en 1686 à Tours (Indre-et-Loire)

Homme de lettres. Après des études à Tours, Hardion obtient de Turgot une place de précepteur à Paris, et il suit le cours de grec au Collège de France. Admis à l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, il y lit trois dissertations sur l'oracle de Delphes. Il est reçu en 1750 à l'Académie française et nommé adjoint au garde des livres du cabinet du roi. Choisi pour donner des leçons d'histoire et de littérature aux enfants royaux, Hardion consacre tout son temps libre à écrire. Il disparaît en 1766 à Versailles.

Il a laissé des ouvrages sur la Grèce, des traductions de Théocrite et d'Anacréon, une histoire poétique et une histoire universelle.

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HARDY, Claude.

Né à la fin du 16ème siècle au Mans (Sarthe)

Érudit. Son père, conseiller à la Cour des comptes, est lié à Descartes. Claude Hardy soutient le philosophe contre Fermat et Roberval dans une discussion sur la géométrie. Il parvient, avec Mersenne, à réconcilier les parties. Hardy est conseiller au Châtelet de Paris. Il s'éteint en 1678 dans cette ville.

Il a effectué des traductions d'Euclide et de Marinus, philosophe platonicien du 6ème siècle de notre ère.

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HARLAY, Achille de.

Né en 1536 à Paris.

Magistrat. De Harlay, seigneur de Beaumont, est conseiller au parlement de Paris à partir de 1558, président à mortier et enfin président en 1582. Fidèle au roi pendant les guerres de religion, il convainc le parlement de ne pas suivre le parti du duc de Guise. Celui-ci le fait enfermer à la Bastille. De Harlay en sort contre rançon et rejoint Henri IV et le parlement réfugié à Tours. Le roi érige sa terre de Beaumont en comté, et plus tard lui confie le soin de réformer l'Université de Paris. De Harlay meurt en 1619 à Paris.

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HAUSSMANN, Jean Michel.

Né en 1749 à Colmar (Haut-Rhin)

Chimiste. Haussmann est le premier à mettre en pratique le principe de blanchiment des toiles par l'acide chlorhydrique, découvert par Berthollet. Il utilise l'acide oxalique pour améliorer la teinture, remplace l'indigo, d'origine végétale, par le bleu de Prusse, substance chimique moins coûteuse ; pour teinter la laine en rouge, il emploie la garance, dont la culture se développe en Alsace, et qui sera utilisée durant tout le XIXème siècle. Il applique la lithographie, pour la première fois, a l'impression des tissus. Haussmann s'éteint en 1824 à Strasbourg.

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HAUTEFEUILLE, Jean de.

Né en 1647 à Orléans (Loiret)

Mécanicien et physicien. Fils d'un boulanger, Jean de Hautefeuille est très inventif. Remarqué par la duchesse de Bouillon, il entreprend des études et revêt l'habit ecclésiastique. C'est un passionné d'horlogerie et de mécanique. Il adapte le ressort spiral aux balanciers des montres, étudie le porte-voix, améliore les lunettes, invente un accessoire pour respirer sous l'eau, une pompe sans frottements. Il met au point divers instruments de relevés géométriques, il étudie l'acoustique, le microscope. Hautefeuille meurt en 1724 à Orléans.

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HAÜY, Valentin.

Né en 1745 à Saint-Just (Oise)

Philanthrope. Amené à éduquer un jeune aveugle, Haüy invente les caractères imprimés en relief, fonde une maison pour les jeunes aveugles qui devient institution nationale à la Révolution. Dépossédé de son école, il part pour l'étranger et fonde d'autres établissements à Berlin et à Saint-Petersbourg. Il décède en 1822 à Paris.

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HEECKEREN, Georges Charles D'ANTHÈS de.

Né en 1812 à Colmar (Haut-Rhin)

Homme politique. Sorti de l'école de Saint-Cyr, part servir en Russie en 1830. Adopté par Heeckeren, ambassadeur de Hollande en Russie, il prend son nom. A Saint-Petersbourg, il fait la connaissance d'Alexandre Pouchkine, dont il va épouser la soeur. Une querelle née de la jalousie aboutit à un duel, au cours duquel d'Anthès tue l'écrivain (1837). Obligé de fuir la Russie, il retourne en Alsace où il est élu député du Bas-Rhin. En 1852, il est envoyé en mission auprès du tsar Nicolas par Louis-Napoléon, puis, de 1852 à 1870, il siège au sénat. Il meurt en 1895 à Soultz (Haut-Rhin).

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HEEMSKERCK, Maerten VAN VEEN, dit.

Né en 1498 à Heemskerk (Pays-Bas)

Peintre. Après une formation à Delft et à Haarlem (Pays-Bas), puis à Utrecht auprès de son compatriote Jan van Scorel, Heemskerck passe quelques années à Rome, où il rencontre Michel-Ange, et où il exécute une série de dessins de monuments. De retour à Haarlem, il peint des retables et des portraits dans lesquels se manifestent le rendu des volumes et le goût du détail. Il meurt en 1574 à Haarlem.

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