Né en 1811 à Döschnitz (Allemagne)
Homme de science. Après une carrière d'une dizaine d'années dans l'armée, Hoefer s'installe en France où il obtient un poste de professeur dans un collège. Il traduit pour Victor Cousin la Critique de la raison pure de Kant, et devient son secrétaire. En 1840, il est reçu docteur en médecine en soutenant une thèse sur la chlorose. Il obtient la nationalité française après la révolution de 1848. Il meurt en 1878 à Brunoy (Essonne).
Homme au vaste savoir, Hoefer publie de nombreux ouvrages sur des sujets variés : des travaux historiques, Histoire de la chimie (1843), de la botanique, de la minéralogie et de la géologie (1872), de la zoologie (1873),de la physique, des mathématiques (1874) ; des dictionnaires, de chimie et de physique (1846), de médecine pratique (1847), de botanique (1850), d'agriculture et d'horticulture (1855) et, à partir de 1851, la Nouvelle Biographie Générale, à la demande des frères Didot ; des traductions de l'Economique d'Aristote, des Tableaux de la nature de Humboldt, du Traité de chimie de Berzelius ; en outre, il décrit Le monde des bois, Les saisons, et L'homme devant ses oeuvres.
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HOUDETOT, Charles Ile-de-France d'.
Né en 1786 à l'Ile-Maurice (Océan Indien)
Général. Fils et petit-fils de militaire, d'Houdetot s'engage dans la marine à l'âge de quinze ans, et participe à la bataille de Trafalgar (1805), au cours de laquelle il est grièvement blessé. On le retrouve quatre ans plus tard lieutenant dans l'armée de terre : il fait la campagne d'Autriche, celle de Russie où il est aide de camp du maréchal Davout. Il est encore officier sous la Restauration, et participe à la conquête de l'Algérie. En 1826, il est aide de camp du futur roi Louis-Philippe, qui l'élève jusqu'au grade de lieutenant général en 1842. Enfin, il est député de Bayeux (Calvados) de 1837 à la révolution de 1848. D'Houdetot disparaît en 1866.
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Né en 1520 à Paris.
Pharmacien. Houel est surtout connu pour avoir fondé la Maison des apothicaires, qui deviendra, après la Révolution, l'Ecole de pharmacie de Paris. Il crée aussi la Maison de la charité chrétienne, qui se compose d'un hôpital pour les pauvres, d'un orphelinat, d'une pharmacie et d'un jardin botanique, l'ensemble étant patronné par le roi Henri III. L'hôpital sera affecté au soin des soldats invalides, après la mort de Houel, en 1584.
Nicolas Houel a écrit un Traité de la peste (1573), un Traité de la thériaque et du mithridate (1573) et il a témoigné de la fondation de son oeuvre dans un Avertissement et déclaration de l'institution de la charité chrétienne (1580)
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HOUZEAU DE LEHAIE, Jean Charles.
Né en 1820 à Mons (Belgique)
Homme de science. Houzeau de Lehaie se consacre précocement aux sciences, et sa formation lui permet d'entrer, en 1843, à l'observatoire de Bruxelles, qu'il quitte en 1849 pour s'établir à Paris. En 1857, il se rend aux Etats-Unis, où, pendant la guerre de Sécession, il dirige un journal favorable aux noirs. Il retourne en Belgique en 1876 et obtient la direction de l'observatoire de Bruxelles. C'est aussi à Bruxelles qu'il décède, en 1888.
Son oeuvre écrite se compose essentiellement d'Etudes sur les facultés mentales des animaux comparées à celles de l'homme (1872) et de nombreux ouvrages pédagogiques.
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Né en 1567 à Orléans (Loiret).
Médecin et orientaliste. Hubert étudie la médecine à Paris, où il est reçu docteur en 1598. Parallèlement, il apprend l'hébreu et l'arabe. Il voyage ensuite en Afrique du nord à ses frais pour enquêter sur les découvertes faites par les Arabes dans le domaine médical. À son retour, il est nommé professeur d'arabe au Collège royal. Il devient aussi premier médecin d'Henri IV. Le roi l'envoie auprès de l'empereur du Maroc pour négocier la libération de prisonniers français et conclure des accords politiques et commerciaux. Hubert mène à bien sa mission, et après avoir visité les principales villes du Maroc et séjourné pendant presqu'un an dans ce pays, il rentre en France. Il rapporte plusieurs livres arabes, dont une version du Coran qu'il offre à Scaliger. Il assure ses cours de médecine jusqu'en 1600, puis retourne pratiquer son art à Orléans, où il décède en 1614.
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Né en 1749 à Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir)
Général. Huet s'engage à dix-sept ans dans l'armée. Vingt-six ans plus tard, en 1792, il commande un bataillon de volontaires d'Eure-et-Loir, dans lequel se trouve le futur général Marceau, natif de Chartres. L'année suivante, Huet défait les Autrichiens à Bitche (Moselle) et devient général de l'armée de la Moselle. Après 1794, il est chargé, à l'estuaire de la Seine et dans la basse vallée du fleuve, d'organiser et de contrôler les transports d'approvisionnement de Paris. Sous le consulat, il quitte l'armée, et, mal remis des blessures reçues au cours de sa carrière, il meurt en 1810 à Nogent-le-Rotrou.
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Né en 1758 à Paris.
Général. D'extraction modeste, Hulin exerce des petits métiers avant de se rendre à Paris en 1787. Après la prise de la Bastille, à laquelle il participe activement, il s'engage dans l'armée française, devient capitaine, fait la campagne d'Italie et est promu adjudant général. Il participe au coup d'Etat du 18 brumaire, se bat à nouveau en Italie et reçoit le grade de général de brigade en 1804. La même année, il dirige le conseil de guerre qui condamne à mort le duc d'Enghien. Général de division en 1807, il est fait comte, puis commandant des places militaires de Vienne, de Berlin et enfin de Paris. Sous la Restauration, il s'exile en Allemagne, et rentre en France quatre ans plus tard. Hulin s'éteint en 1841 à Paris.
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Né en 1776 à Châlons-sur-Marne (Marne).
Chirurgien. Formé à Châlons, puis à Paris, Humbert accompagne l'armée d'Italie en 1799, et il enseigne à l'hôpital de Turin et à celui de Milan en 1800. La même année, il rentre à Châlons, puis s'installe à Morley (Meuse), ville dont il est maire de 1803 à 1812. En 1805, il est chirurgien-chef de l'hôpital de Joinville (Haute-Marne). Il se spécialise dans le traitement des déformations des membres inférieurs et de la colonne vertébrale, et fonde un établissement orthopédique à Morley, en 1817. Jusqu'en 1846, il y soigne de nombreux patients venus de France et de l'étranger. Il décède en 1850 à Morley.
Humbert a publié ses travaux sous les titres suivants : Essai et observations sur la manière de réduire les luxations spontanées de l'articulation ilio-fémorale (Bar-le-Duc, 1831-1834), qui lui fait remporter le prix Montyon de l'Académie de médecine ; De l'emploi des moyens mécaniques et gymnastiques dans le traitement des difformités du système osseux (1835) ; De l'invention et de l'emploi de l'hybomètre, instrument destiné à faire connaître les divers changements que le corps éprouve par suite d'une incurvation du rachis (Bar-le-Duc, 1834).
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HUMBOLDT, Friedrich Heinrich Alexander von.
Né en 1769 à Berlin.
Naturaliste. A 30 ans, von Humboldt effectue un voyage de 5 ans en Amérique centrale et en Amazonie en compagnie de Bonpland. Il décrit la nature, la géographie, l'archéologie et l'économie de ces pays. Il repart 25 ans plus tard, pour l'Asie centrale cette fois-ci. Il en rapporte des études traitant de toutes les branches de la science. Il meurt en 1859 à Berlin.
Les résultats des recherches multiples de von Humboldt sont développés dans un ouvrage dénommé Cosmos.
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Né en 1765 à Huningue (Haut-Rhin)
Architecte. Sous le directoire (1795-1799), Hurtault est architecte inspecteur des salles du conseil des Anciens et du conseil des Cinq-Cents, et restaure le palais des Tuileries sous la direction de Percier et de Fontaine. Après l'obtention, en 1797, du second grand prix d'architecture, Hurtault se rend en Italie. A son retour, il est nommé à Fontainebleau, où il élève le pavillon de l'Étang et réalise la fontaine de Diane. Il enseigne aussi à l'École des beaux-arts, et on lui confie l'inspection générale du conseil des bâtiments civils. En 1819, il est admis à l'Institut, et meurt, en 1824, à Paris.
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HUVIER DES FONTENELLES, Pierre Marie François.
Né en 1757 à Coulommiers (Seine-et-Marne)
Auteur. Formé au collège de Juilly (Seine-et-Marne), Huvier entre dans la congrégation de l'Oratoire, qu'il quitte en 1780. Il seconde un temps son père, bailli de Coulommiers, puis se consacre aux lettres. Il disparaît en 1823.
Huvier a laissé quelques livres : Les soirées amusantes, ou entretiens sur les jeux à gages et autres (Paris, 1788) ; La targétude, tragédie un peu bourgeoise, parodie de l'Athalie de Racine (Paris, 1791) : elle est dirigée contre Target, rapporteur du comité de révision de la constitution en 1791 ; Les remontrances du parterre, etc. , par Bellemure, ci-devant commissaire de police, réfutées par M. H. D. , otage de Louis XVI (Paris, 1814).
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