Né en 1800 à Paris.
Historien. Gachard s'établit de bonne heure en Belgique, et intègre en 1826 les Archives royales à Bruxelles. Après la révolution de 1830, à laquelle il participe activement, il prend la nationalité belge. Il devient directeur des Archives royales, qu'il réorganise et enrichit de nombreux documents touchant à l'histoire de son pays d'adoption, collectés par ses soins dans les principales archives européennes. Ses travaux sur le XVIème siècle éclairent d'un jour nouveau la vie de Charles-Quint et de son fils Philippe II. Membre de l'Institut de France, il l'est aussi de plusieurs académies européennes. Gachard meurt en 1885 à Bruxelles.
Il a publié des correspondances, en particulier celle de Philippe II, et une histoire de la Belgique au commencement du XVIIIème siècle.
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Né en 1758 à Tiefenbrunn (Allemagne)
Médecin. C'est l'inventeur de la phrénologie, science qui a eu un certain succès au XIXème siècle, et qui a prétendu établir un rapport entre la forme du crâne d'un individu et ses facultés. Ayant commencé sa carrière de médecin à Vienne (Autriche), Gall expose ses idées dans certaines villes d'Allemagne, puis à Paris, où il décède en 1828.
Gall a écrit quelques livres traitant de l'anatomie du système nerveux et du cerveau.
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Né en 1646 à Rollot (Somme)
Orientaliste. Galland est formé au Collège de France, et, au cours de voyages qu’il effectue au Moyen-Orient, il apprend le turc, l’arabe et le persan, et se documente sur les civilisations de ces régions. En 1709, il est nommé professeur d’arabe au Collège royal. Il décède à Paris en 1715.
C’est par ses traductions des Mille et Une Nuits, publiées de 1704 à 1717, que l’Occident découvrira ces contes orientaux. Le travail de Galland, inachevé, sera repris par Cardonne.
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Né en 1700 à Paris.
Chansonnier. Bon buveur et joyeux drille, Gallet tient une épicerie mais néglige ses affaires, préférant la compagnie de Collé, des Crébillon père et fils, de Favart, de Panard et de Piron. Il fera d'ailleurs faillite en 1751. En attendant, il fonde en 1729 la société du Caveau, réunissant chaque mois, dans un cabaret du carrefour de Buci, une joyeuse bande pour des dîners chantants. Il écrit des chansons, des pièces bouffonnes et des parades pour l'Opéra-comique, des parodies de Voltaire ou de Lefranc de Pompignan. Gallet meurt en 1757 à Paris.
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Né en 1763 à Dunkerque (Nord)
Voyageur. Après avoir présenté au duc de Richelieu, président du conseil de Louis XVIII, des études sur le commerce en Asie centrale, Gamba est envoyé en mission pour étudier l'économie de la Russie méridionale, de la Géorgie et des pays voisins. Le tsar Alexandre Ier décide de favoriser l'importation de marchandises françaises et de permettre les échanges avec l'Inde et la Perse. Un consulat français est créé à Tbilissi (Géorgie), et Gamba en prend la tête. Il publie un récit de voyage dans la Russie méridionale (1824). Il meurt en 1833, en Géorgie.
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Né en 1714, sans doute à Maintenon (Eure-et-Loir).
Inventeur. Gambier met au point un crible pour nettoyer les grains de leurs impuretés, avec le soutien du maréchal de Noailles, seigneur de Maintenon. son invention reçoit en 1769 l'approbation de l'Académie royale des sciences, et Trudaine, intendant des finances, fait attribuer à Gambier cinq milles livres sur la cassette royale. L'appareil, d'une dimension de six pieds par vingt-six pouces, traite deux cents sacs de blé en vingt-quatre heures. Gambier s'éteint en 1785 à Maintenon.
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Né en 1783 à Rouen (Seine-Maritime)
Peintre. Fils d'un peintre, Garneray s'engage dans la marine et participe à quelques-uns des combats que se livrent alors Français et Anglais. Il est fait prisonnier et retenu en captivité pendant quelques années, et profite de cette situation pour dessiner et peindre. Il rentre ensuite en France, devient peintre du duc d'Angoulême, puis directeur du musée de Rouen, enfin peintre à la manufacture de porcelaine de Sèvres. Il décède en 1857 à Paris.
Louis Garneray a réalisé de nombreuses marines, et des dessins des principaux ports de France et de quelques ports étrangers. Il a également rédigé les souvenirs de ses années de marin.
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Né en 1839 à Saint-Etienne (Loire)
Voyageur. Garnier fait partie de l'expédition scientifique de 1860 en Chine sous le commandement de l'amiral Charner, puis de celle de 1866 sur le Mékong, dirigée par Doudart de Lagrée. Après la mort de ce dernier, Garnier prend la tête de la mission, et descend le Yang-Tse-Kiang jusqu'à Chang-Haï. En 1870, il participe à la défense de Paris en tant que chef d'état-major. Il repart ensuite pour l'Asie, plus précisément pour le Tonkin (Nord du Viet-Nam actuel) où il s'empare de Hanoï et du delta du Fleuve rouge. Il est tué en 1873 à Hanoï par des pirates tonkinois.
Garnier a écrit des récits de ses voyages et conquêtes en IndoChine, et un livre sur le siège de Paris.
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GASSENDI, Pierre GASSEND, dit.
Né en 1592 à Champtercier (Alpes de Haute-Provence)
Philosophe. Professeur de rhétorique à 16 ans, Gassendi devient docteur en théologie à 24 ans, puis entre dans les ordres. Il emploie alors son temps à des recherches philosophiques et scientifiques : travaux sur Epicure, descriptions astronomiques et cartes hydrographiques. Il est adepte des théories de Galilée et de Copernic, soutient le dogme de l'immortalité de l'âme, et, par ses vues épicuriennes, prépare l'empirisme. Gassendi meurt en 1655 à Paris.
Il a publié des ouvrages sur Epicure, et écrit une somme de ses idées philosophiques.
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Né vers 1680 à Pithiviers (Loiret).
Physicien. Gauger est avocat au parlement de Paris et censeur royal. À Paris, il effectue en public des expériences de physique et de chimie. Il étudie la réfraction de la lumière, se penche sur les baromètres et les thermomètres, et met au point des poêles et des cheminées à double tirage connues sous le nom de cheminées à la chartreuse. Gauger s'éteint en 1730, sans doute à Paris.
On doit à Gauger la Résolution du problème proposé dans le journal de Trévoux pour la construction de nouveaux thermomètres (Paris, 1710), la Mécanique du feu, ou l'art d'en augmenter les effets et d'en diminuer la dépense, contenant le Traité des nouvelles cheminées, qui échauffent plus que les cheminées ordinaires, et qui ne sont pas sujettes à fumer (Paris, 1713).
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GAUSSIN, Jeanne Catherine GAUSSEM, dite.
Née en 1711 à Paris.
Actrice. Elle est fille d'une ouvreuse de la Comédie française, et commence par interpréter des rôles d'enfants. En 1726, elle entre dans la troupe qui joue pour le duc de Gesvres au château de Saint-Ouen. En 1729, elle va jouer au théâtre de Lille, revient en 1731 à Paris, où elle joue Junie de Britannicus et Agnès des Femmes savantes. En 1732, Voltaire lui donne le rôle de Zaïre, dans lequel eslle triomphe. Elle joue ensuite dans presque toutes les nouvelles comédies, mais aussi dans les tragédies. En 1759, elle fait un mariage qui sera malheureux, avec un danseur de l'Opéra, dont elle subit la violence jusqu'à ce qu'il meure en 1765. Jeanne Catherine Gaussin disparaît en 1767 à La Villette (Paris).
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Né en 1732 à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire)
Ingénieur. Gauthey est formé à l'Ecole des ponts et chaussées, et réalise ensuite les quais de Chalon-sur-Saône, un pont sur le Doubs, le canal du Centre et le canal de la Saône au Doubs. Il disparaît en 1806.
Il a écrit, entre autres, un mémoire sur la construction des voûtes, et un traité sur l'édification des ponts et la réalisation des canaux. Il a été édité par Navier.
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Né en 1753 à Montmélian (Savoie).
Anatomiste. Gavard étudie la médecine à Paris et il est l'un des principaux disciples de Desault. Il est nommé professeur à l'école de Mars et il est aussi membre de la Société de médecine de Paris. Il meurt en 1802 dans la capitale.
Gavard a publié un traité complet d'ostéologie (1791), un traité de myologie (1791) et un traité de splanchnologie (1800), tous trois suivant la méthode de Desault , un traité des ligaments (1795), et une Méthode pour apprendre en même temps à lire et à écrire (Paris, 1795).
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Né en 1696 à Bulle (Suisse)
Erudit. Geinoz commence ses études à Fribourg (Suisse), les poursuit à Paris où il est inscrit au cours de philosophie au collège du Plessis. Déçu par le formalisme de la scolastique, il se tourne vers les auteurs anciens, étudie l'hébreu, lit des ouvrages de théologie. En 1722, il rentre à Bulle où il est ordonné prêtre et devient chanoine de la collégiale. Regrettant ses amis et les possibilités offertes, à Paris, dans l'acquisition des connaissances, il y retourne en 1730. En 1732, il est nommé aumônier des gardes suisses, puis est admis à l'Académie des inscriptions. Un nouveau voyage en Suisse, un déplacement en Flandre à la suite du régiment des gardes suisses interrompent ses travaux. Geinoz décède en 1752 à Paris.
Parmi ses oeuvres, on peut mentionner des Observations sur les médailles antiques, une Dissertation sur l'ostracisme, une traduction du Ier livre d'Hérodote, et une contribution importante à la rédaction du Journal des savants.
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Né vers le milieu du 16ème siècle.
Médecin. Gelée suit à Montpellier les cours de Dulaurens, est reçu médecin, et exerce ensuite à Dieppe (Seine-Maritime). Il s'attache à faire connaître les leçons de son maître. Il meurt en 1650.
Gelée a publié : Quelques opuscules recueillis des leçons de Dulaurens en les années 1587 et 1588 (Paris 1613), qui traitent de la goutte, de la lèpre et de la syphilis, Oeuvres d'André Dulaurens recueillies et traduites en français (Rouen 1661), et un abrégé d'anatomie d'après Dulaurens et Riolan (Rouen 1635, Paris 1656).
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