Née en 1566 à Paris.
Femme de lettres. Marie de Gournay se tourne très tôt vers les études. Elle lit les Essais de Montaigne à 20 ans, se passionne pour cette œuvre, rencontre l'auteur à Paris en 1588, et devient sa fille d'alliance, selon les propres mots de Montaigne. Après la mort de ce dernier, en 1592, elle réalise onze éditions des Essais sur une quarantaine d'années. Polémiste ardente, elle défend la langue vigoureuse de la Renaissance contre le classicisme de Malherbe. Elle disparaît en 1645 à Paris.
Outre les essais, elle a publié ses œuvres personnelles, critiques littéraires, poèmes et ouvrages de morale.
| ACCUEIL |
SOURCE
|
Né en 1497 à Beja (Portugal)
Enseignant. Gouvea étudie au collège Sainte-Barbe, à Paris, dont son oncle est principal, et qu'il remplacera par la suite. En 1524, il est chargé d'organiser le collège de Guyenne à Bordeaux. Son éloquence fougueuse lui vaut, selon De Bèze, le sobriquet de sinapivorus (mangeur de moutarde), et Rabelais, qui l'a connu au collège de Guyenne, l'appelle engoulve moutarde. Jean III de Portugal le fait venir à Coimbra pour y créer, sur le plan des établissements français, un collège qui attire rapidement de nombreux étudiants. Mais André de Gouvea meurt quelques mois plus tard, en 1548.
| ACCUEIL |
SOURCE
|
Née en 1695 à Nancy (Meurthe-et-Moselle)
Femme de lettres. Après un mariage malheureux qui se solde par une séparation, elle se rend à Paris où, après quelque temps, elle publie un premier roman qui lui assure un certain succès et une pension de la cour de Lorraine. Elle tient alors un salon que fréquentent des hommes de lettres et des philosophes comme Helvétius. Elle décède en 1758 à Paris.
Françoise de Graffigny a laissé, en plus de son roman, un drame, des comédies et une correspondance.
| ACCUEIL |
SOURCE
|
GRASSE, François Joseph Paul de.
Né en 1722 au Bar-sur-Loup (Alpes-Maritimes)
Marin. A 12 ans, de Grasse est déjà sur les galères de l'ordre de Malte, et passe au service de la France à 18 ans. Il est promu capitaine de vaisseau en 1762. En 1779, aux Antilles, il repousse avec La Motte-Picquet la flotte anglaise de Parker. Deux ans plus tard, il prend Tabago (Antilles anglaises), remonte vers le nord au secours des Américains et défait la flotte de l'amiral Graves à l'embouchure de la Chesapeake. Mais l'année suivante, après un combat héroïque près des Saintes, il est fait prisonnier et est envoyé à Londres. Rentré en France, il est acquitté en 1784. De Grasse meurt en 1788 à Paris.
| ACCUEIL |
SOURCE
|
Né en 1815 à Ste-Foy-la-Grande (Gironde)
Physiologiste. Après sa formation, Gratiolet entre au Museum d'histoire naturelle de Paris. Il y exerce d'abord la fonction de préparateur, puis enseigne l'anatomie comparée en tant que suppléant de Blainville, occupe le poste d'aide-naturaliste, puis reprend la chaire d'anatomie comparée laissée vacante à la mort d'Isidore Geoffroy Saint-Hilaire (1861), le fils du grand naturaliste Etienne Geoffroy Saint-Hilaire. Le principal objet de recherche de Gratiolet est la structure du cerveau humain. Il disparaît en 1865 à Paris.
Parmi ses oeuvres, on peut citer : Mémoire sur les plis cérébraux de l'homme et des primates (1854), Anatomie comparée du système nerveux (2ème volume), à la suite de Leuret.
| ACCUEIL |
SOURCE
|
Né en 1638 à Aberdeen (Ecosse)
Mathématicien et astronome. Savant reconnu hors de son pays, puisque l'Académie des sciences de Paris veut lui faire obtenir de Louis XIV une pension, qu'il refusera modestement, Gregory enseigne à Edimbourg et fait partie de la Société royale de Londres. C'est à Edimbourg qu'il meurt en 1675.
Il a écrit des livres d'optique et de géométrie, et il est surtout l'inventeur du télescope à réflexion.
| ACCUEIL |
SOURCE
|
Né en 1538 à Clermont-en -Beauvaisis (Oise)
Poète. Collégien à Paris, Grévin écrit sa première comédie à 20 ans. D'abord ami de Ronsard, il se brouille avec lui pour des questions religieuses : il est en effet huguenot. Il doit se réfugier un moment en Angleterre. A son retour, il se tourne vers la médecine et il est admis au doctorat. Il polémique contre Paracelse dans le domaine scientifique et contre Ronsard pour la défense des huguenots. Il s'enfuit à nouveau, à Turin, où il se met sous la protection de Marguerite de Savoie. C'est là qu'il meurt, en 1570.
Grévin a écrit des œuvres tragiques et des sonnets, dans lesquels il dit sa foi et son opposition à une société trop démonstrative.
| ACCUEIL |
SOURCE
|
Né en 1545 à Lyon.
Militaire. Grollier se met au service de l'ambassadeur de France en Espagne, de L'Aubespin, puis entre dans l'armée et pendant les guerres de religion montre son dévouement à la cause du roi. Les Ligueurs l'enferment en 1589 au château de Pierre-Encise, près de Lyon, d'où il réussit à s'échapper, grâce à sa femme, pour gagner la Suisse. Il en revient avec 1500 hommes et rejoint Henri IV à Rouen au siège de cette ville. En 1595, il concourt à la soumission de Lyon au roi. Il est alors chargé de négociations en Suisse et à Turin, où il reste quelques années. Grollier meurt en 1610, peu de temps après l'assassinat de son roi.
| ACCUEIL |
SOURCE
|
Né en 1583 à Delft.
Juriste. Avocat au barreau de La Haye à 16 ans, avocat général du fisc, puis conseiller à Rotterdam, Grotius se place sur le devant de la scène politique, ce qui lui vaut d'être obligé, en période de troubles, de fuir en France, en Suède, puis en Allemagne, à Rostock où il décède en 1645.
Il a écrit de nombreux traités de jurisprudence, d'histoire, de littérature, de poésie.
| ACCUEIL |
SOURCE
|
Né en 1774 à Saint-Germain (Haute-Saône)
Général. Gruyer fait les premières campagnes de la Révolution comme capitaine d'un bataillon de volontaires. Il est blessé à la bataille de Fleurus (1794). Il participe ensuite à la campagne d'Italie. Blessé de nouveau à Austerlitz (1805), il est promu lieutenant-colonel des chasseurs de la garde impériale. Il combat en Prusse et en Pologne. Nommé colonel en 1808, Gruyer suit le prince Borghèse à Turin en tant qu'aide de camp. En 1813, il obtient le titre de général de brigade. Dans la même année, il est encore blessé à Leipzig, rejoint Paris après la défaite et prend la tête d'une brigade. En 1814, il reprend Méry-sur-Seine aux Russes mais il est encore blessé. On lui donne alors le commandement du département de la Haute-Saône. Pendant les Cent-jours, il se rallie à Napoléon. À la seconde Restauration, il est condamné à mort, mais sa peine est commuée en vingt ans d'emprisonnement. Il est libéré en 1817 sur ordre du duc d'Angoulême, et meurt en 1822 à Strasbourg.
| ACCUEIL |
SOURCE
|
Né vers 1715 à Marseille (Bouches-du-Rhône)
Graveur. Guay se forme en Italie, où il séjourne plusieurs années, et à son retour en France il est nommé graveur du cabinet du roi. Madame de Pompadour, férue de gravure, l'installe à Versailles et lui fait exécuter des travaux d'après des peintures de l'époque, comme celles de Vien. Guay disparaît en 1787 à Paris.
| ACCUEIL |
SOURCE
|
Né en 1780 à Paris.
Architecte. Guénepin reçoit l'enseignement de Peyre et remporte le prix de Rome en 1805. À Rome, on lui confie la restauration de l'arc de triomphe de Titus (1810). De retour à Paris, il est chargé de la réalisation de l'abattoir de Montmartre, puis du séminaire de Saint-Sulpice. En 1824, il est inspecteur des travaux de Saint-Germain-des-Prés et inspecteur adjoint de ceux du palais de justice. Il érige aussi la mairie du douzième arondissement, l'église de Noisy-le-sec (1824), le maître autel de Saint-Thomas d'Aquin (1826), la chapelle de l'Ile-saint-Denis (1830). Il est membre de l'Académie des beaux-arts à partir de 1833. Guénepin décède en 1842 à Paris.
| ACCUEIL |
SOURCES
|
GUÉNOIS, Pierre.
Né en 1520 à Issoudun (Indre)
Jurisconsulte. Précepteur dans la famille de La Chastre, famille noble du Berry, et sur la recommandation des de Guise, Guénois se voit offrir par Henri III une charge de conseiller au parlement de Paris. Mais il la refuse et rejoint les Ligueurs qui prennent la ville d'Issoudun. C'est dans cette ville qu'il mourra, vers 1600.
Guénois a laissé deux ouvrages : La conférence des coutumes, tant générales que locales et particulières du royaume de France (Paris 1596) et La grande conférence des ordonnances et édits royaux distribués en XII livres, à l'imitation, et selon l'ordre et disposition du code de l'empereur Justinien (Paris 1578).
| ACCUEIL |
SOURCES
|
Né en 1535 à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire).
Fabuliste. Guide succède à son père, procureur du roi au bailliage de Chalon. Il est l'un des premiers fabulistes français. Étant de confession protestante, il se rend quelquefois à Genève, et c'est au retour d'un de ces voyages qu'il meurt, en 1595, à Mâcon (Saône-et-Loire).
Sous le nom grec d'Hegemon, il publie La Colombière et maison rustique, contenant une description des douze mois et des quatre saisons de l'année, avec enseignement de ce que le laboureur doit faire par chacun mois. Il publie aussi L'abeille française, et des Tables morales et autres poèmes (Paris, 1583).
| ACCUEIL |
SOURCES
|
Né vers 1522 à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire).
Musicien. Guilliaud étudie d'abord à Chalon puis se rend à Paris pour se former en philosophie. Il est licencié en 1560, et docteur de la maison de Navarre en 1562. Il se voit confier l'éducation du prince Charles, futur cardinal de Bourbon. Guilliaud est successivement grand archidiacre du Grand-Caux, au diocèse de Rouen (Seine-Maritime), chanoine et chantre de Châtillon-sur-Loing (Loiret), chantre de la Sainte-Chapelle de Paris et prieur de Sainte-Geneviève près de Sens (Yonne). Il s'éteint en 1597 à Sens.
Guilliaud est l'auteur des Rudiments de musique practique, réduits en deux briefs traictez, le premier contenant les préceptes de la plaine, l'autre de la figurée (Paris, 1544), dédiés à Claudin de Sermisy, de messes à quatre parties (Paris, 1554), d'un magnificat, et de onze chansons dans les recueils de Nicolas Du Chemin (1549-1554).
| ACCUEIL |
SOURCES
|
Né vers le milieu du 16ème siècle à Tours (Indre-et-Loire)
Juriste. Guyart est avocat au Mans (Sarthe). Il amasse assez de fonds pour acheter un petit domaine près de Lucé (Sarthe), où il se retire. Il rédige des traités et dédie le premier à son protecteur, le cardinal de Vendôme. Guyart disparaît vers 1600, près de Lucé.
Il a publié deux livres : Traité de l'origine, ancienne noblesse et droits royaux de Hugues Capet, souche de nos rois de la maison des Bourbons (Tours 1590) et Traité de l'origine, vérité et usance de la loi salique, fondamentale et conservatrice de la monarchie fançaise (Tours 1590).
| ACCUEIL |
SOURCE
|