Né en 1772 à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle).
Magistrat. Pour des raisons obscures, Fabvier quitte la France pour l'Angleterre, et il enseigne les belles lettres au collège royal de Woolwich, près de Londres. Il rentre en France en 1802 et devient avocat au barreau de Nancy. Après 1830, il est nommé procureur général près la cour royale de Nancy et, en 1840, il est appelé à la cour de cassation. Simple et désinteressé, talentueux et inspiré, c'est aussi un homme très cultivé. Il meurt en 1844 à Paris.
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FAGET de BAURE, Jacques Jean, baron
Né en 1775 à Orthez (Pyrénées-Atlantiques).
Magistrat et historien. Dès l'âge de quatorze ans, Faget termine ses études au collège de Juilly. Sa précocité lui permet d'accéder, à dix-neuf ans, aux fonctions d'avocat général au parlement de Navarre. Pendant la Révolution, il se tient prudemment à l'écart. En 1809, il devient rapporteur du conseil du contentieux de la maison de l'empereur, sur la recommandation de son beau-frère, Daru. En 1810, Faget est élu membre du corps législatif, et l'année suivante il est nommé président de chambre à la cour impériale de Paris. Sous la Restauration, il se rallie aux Bourbons et conserve son poste. Il soutient la liberté de la presse et propose d'exempter de la censure les corps administratifs judiciaires et les sociétés savantes. Il appuie la restitution de leurs biens aux émigrés. Élu ensuite député des Basses-Pyrénées, il siège parmi les modérés de droite. Il s'éteint en 1817 à Paris.
On peut noter que Faget de Baure a laissé quelques écrits : une Histoire du canal de Bourgogne (Paris, 1805), un Essai historique sur le Béarn (Paris, 1818) et des pièces de littérature et de poésie sans nom d'auteur dans Le spectateur du Nord.
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Né en 1638 à Paris.
Médecin. Fagon est surtout connu pour avoir été un des médecins de Louis XIV. Mais il se passionne pour la botanique et demande au roi d'envoyer des hommes de science, dont Charles Plumier et Joseph de Tournefort, pour collecter des plantes en Amérique et en Asie. Lui-même est nommé directeur du jardin botanique du roi. Il disparaît en 1718 à Paris.
Fagon a laissé des écrits sur la médecine (circulation du sang) et la botanique (sur le quinquina, entre autres)
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Né en 1818 à Lille (Nord)
Général. Polytechnicien, Faidherbe effectue toute sa carrière militaire en Algérie et au Sénégal, pays dont il est nommé gouverneur. Il y fait édifier des bâtiments publics et aménager le port de Dakar. Il conquiert la Casamance. Pendant la guerre de 1870, il se voit confier l'armée du Nord, qu'il entraîne et avec laquelle il remporte des victoires. Il est élu sénateur du Nord et reçoit le titre de grand chancelier de la Légion d'honneur. Il décède en 1889 à Paris.
Faidherbe a écrit des livres traitant du Sénégal et de l'Afrique de l'Ouest, sur les plans géographique, ethnologique, géologique et linguistique.
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FAIGUET DE VILLENEUVE, Joachim.
Né en 1703 à Moncontour (Côtes-d'Armor)
Économiste. Faiguet est successivement professeur de lettres, maître de pension à Paris, et trésorier au bureau des finances de Châlons-sur-Marne (Marne). Il propose d'établir une régie, ancêtre des caisses d'épargne, pour les artisans et les domestiques. Il préconise une réforme de l'orthographe par l'adoption de signes nouveaux la rapprochant de la prononciation. Il écrit des vers et de la prose pour différents journaux, invente un four portatif pour l'armée, et fabrique un pain composé à trois parts égales de froment, de seigle et de pomme de terre. Il collabore à l'encyclopédie de Diderot et d'Alembert (Articles : citation, dimanche, épargne, études). Il disparaît en 1780.
Faiguet a également laissé des mémoires : Discours d'un bon citoyen sur les moyens de multiplier les forces de l'État et d'augmenter la population (1760), L'économie politique, contenant des moyens pour enrichir et pour perfectionner l'espèce humaine (Paris 1763), L'ami des pauvres ou l'économie politique... avec deux mémoires intéressants sur les maîtrises et sur les fêtes (1766), Moyens de subsistance pour nos troupes, à la décharge du roi et de l'état (1769), Mémoire sur la conduite des finances (Amsterdam 1770), Légitimité de l'usure légale (Amsterdam 1770), L'utile emploi des religieux et des communautés, ou mémoire politique à l'avantage des habitants de la campagne (Amsterdam 1770).
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FALLOPE, Gabriele FALLOPIO, ou.
Né en 1523 à Modène (Italie)
Chirurgien et anatomiste. Formé par Vésale à Padoue (Italie), et le remplaçant ensuite dans son enseignement, Fallope devient un anatomiste réputé. Il étudie le développement et la composition des os du crâne, dépeint avec précision la structure de l'oreille interne, et décrit la partie de l'anatomie féminine dénommée trompe de Fallope. Il meurt en 1562 à Padoue.
Ses descriptions et observations ont été publiées pour la plupart après sa mort.
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FALLOUX, Frédéric Alfred Pierre de.
Né en 1811 à Angers (Maine-et-Loire)
Homme politique. Député de Segré (Maine-et-Loire), de Falloux défend l'enseignement libre, et c'est lorsqu'il est nommé ministre de l'instruction publique, en 1848, qu'il fait voter la loi qui porte son nom. Il se retire un moment de la politique après le coup d'état de Louis Napoléon Bonaparte, et il est reçu à l'Académie française. Il retourne à la politique après 1871 et exerce une grande influence sur les royalistes. Il meurt en 1886 à Paris.
On doit à Falloux un certain nombre de livres à caractère historique ou politique, et des mémoires.
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Né en 1740 à Paris
Homme de lettres et physicien. Famin étudie au collège d'Harcourt, en compagnie de La Harpe, puis il entre dans les ordres. En 1772, il est nommé curé de Samois (Seine-et-Marne), et, en 1784, il est attaché à l'éducation des enfants du duc d'Orléans. Il occupe, à ce titre, un appartement au Palais royal, où il donne un cours gratuit de Physique jusqu'en 1798. Il décède en 1833.
Famin a laissé des uvres diverses : Le mariage impromptu, vaudeville en un acte (Paris, 1775), L'obligeant maladroit, comédie en trois actes et en vers (Paris, 1793), Cours abrégé de physique expérimentale mise à la portée de tout le monde (Paris, 1791), Carmen pacis, ode latine et française (Paris, 1801), Considérations sur les dangers des lumières trop vives pour l'organe de la vue et sur les moyens de s'en garantir (Paris, 1802), Divertissement pour fêter le jour de naissance de la princesse Louise de Rohan (Paris, 1802), Mes opuscules et amusements littéraires, recueil de poésies (Paris, 1820), L'école de la médisance, traduction du School for scandal de Sheridan (Paris, 1807).
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Né dans le 1er quart du 17ème siècle à Metz (Moselle).
Mathématicien. Famuel est curé de Saint-Julien-lès-Metz et chanoine de la cathédrale de Toul. À partir de 1661, il est chargé d'enseigner les mathématiques et l'art des fortifications à l'école des cadets de Metz, nouvellement créée. Mis à la retraite en 1701, il meurt peu avant 1713.
Deux ouvrages nous restent de Famuel : L'art héroïque, ou l'architecture militaire (1685) et La logistique, ou arithmétique française, dédié au marquis de Boufflers (publié à Metz).
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FARCOT, Joseph Jean Chrysostome .
Né en 1744 à Senlis (Oise).
Économiste. Entré dans la congrégation de l'Oratoire, Farcot y enseigne la philosophie, la physique et les mathématiques à Vendôme (Loir-et-Cher) et à Milly (sans précision). Il quitte sa congrégation en 1779 et fonde à Paris un commerce de toile. En 1779, il est électeur du tiers-état aux états généraux pour la paroisse de Saint-Nicolas-des-Champs (Paris), administrateur de la ville de Paris, et assesseur au tribunal de contentieux. En 1793, Farcot est emprisonné pour ses sympathies girondines. En 1795, membre du directoire du département de la Seine, il fait rendre quelques églises au culte catholique. Il refuse d'entrer au conseil des Anciens en 1798, et s'occupe des bureaux de prêt dans les quartiers pauvres. Sous le Consulat, il est chef du bureau de statistique à la préfecture de la Seine. Il fonde une banque en 1812. Sa vie s'achève trois ans plus tard.
Farcot a laissé : Questions constitutionnelles sur le commerce et l'industrie, et projet d'un impôt direct sur les commerçants et les gens d'industrie (Paris, 1790), Discussions relatives à l'influence du gouvernement sur les arts et le commerce (Paris, 1808), Mémoire sur les moyens d'encourager les découvertes utiles (Paris, 1819), Rapport sur la disproportion qui se trouve entre le numéraire en espèces et les billets de caisse (1790).
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Né en 1731 à Paris.
Auteur dramatique. Fardeau est procureur au Châtelet en 1757, et il se met à composer des drames et des comédies. Ne pouvant faire jouer ses pièces, il les fait imprimer à ses frais. Ses poésies sont l'objet de moqueries, et son nom est tourné en dérision sous la forme d'un anagramme : il a l'air du boeuf gras. Il disparaît vers 1806.
L'absence de succès n'a pas empêché Fardeau d'écrire : Le triomphe de l'amitié, drame en un acte et en prose (1773), Les amusements de la société, poésies (1774), Le mariage à la mode, comédie (1778), Le service récompensé, comédie en un acte et en prose (1778), Le cabaretier jaloux, ou la Courtille, comédie en un acte et en prose (1780), Le mérite discrédité ou le temps présent, comédie en un acte et en prose (1784), Impromptu patriotique (1789), Le triomphe de l'humanité et du patriotisme (1790), Recueil de poésies patriotiques et de société, offert à l'assemblée nationale et aux amis du bon goût (Paris, 1792).
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Né vers 1596 à Bourg-en-Bresse (Ain)
Ecrivain. Faret commence sa carrière comme avocat à Bourg-en-Bresse, et s'acquiert une réputation comme poète. A Paris, il suit l'enseignement de Coëffeteau et de Vaugelas et adhère à leur idéal de pureté de la langue. Faret décrit dans un ouvrage à succès le type de l'honnête homme, participe à la création de l'Académie française et en rédige les statuts. Il décède en 1646 à Paris.
Il a écrit plusieurs livres en tant qu'historien et moraliste.
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Né en 1678 près de Vannes (Morbihan).
Chirurgien-dentiste. Fauchard s'embarque de bonne heure dans la marine royale et étudie son art auprès d'un chirurgien-major. En 1697, il s'établit à Angers en tant que dentiste, puis à Nantes, Rennes et Tours, avant de s'installer à Paris en 1718. Il est le premier à s'intituler chirurgien-dentiste. Ayant fait fortune, il s'achète la terre et le château du Grand Mesnil en vallée de Chevreuse (Yvelines). Il écrit, en 1728, le premier traité de chirurgie dentaire, réédité en 1746 et 1786 : Le chirurgien-dentiste ou traité des dents, où l'on enseigne les moyens de les entretenir propres et saines, de les embellir, d'en réparer la perte et de remédier à leurs maladies, à celles des gencives et aux accidents qui peuvent survenir aux autres parties voisines des dents. Fauchard meurt en 1761 à Paris.
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Né en 1530 à Paris.
Historien. D'abord secrétaire du cardinal de Tournon, un des personnages principaux du règne de François Ier, Fauchet est investi de plusieurs missions, et devient président de chambre à la cour des Monnaies. Mais c'est en tant qu'historien qu'il oeuvre avant tout, et à ce titre il est nommé historiographe de France. Il disparaît en 1601 à Paris.
Fauchet a laissé une oeuvre conséquente, et il faut citer principalement : Les antiquités gauloises et françoises (1579), Recueil de l'origine de la langue et poésie françoise, ryme et roman, plus les oeuvres de 127 poètes françois vivans avant l'an MCCC (1581), Origines des chevaliers (1600), Origine des dignitez et magistrats de France (1600), Traité des libertez de l'Eglise gallicane (1608).
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FAUQUE DE JONQUIERES, Jean Philippe Ernest de.
Né en 1820 à Carpentras (Vaucluse)
Mathématicien, marin et homme de lettres. Entré à quinze ans dans la marine, il y effectue toute sa carrière, qu'il achève comme vice-amiral. Il occupe plusieurs postes, dont ceux de chef d'état-major en Cochinchine (Viet-Nam du sud), de directeur du matériel de la flotte et de directeur du dépôt des cartes et plans. Il est élu à l'Académie des sciences en 1884. Il disparaît en 1901 à Mouans Sartoux (Alpes-Maritimes).
Fauque de Jonquières a publié plusieurs ouvrages de théorie mathématique (Mélanges de géométrie pure, Théorèmes fondamentaux sur les séries de courbes et de surfaces d'ordre quelconque, Recherches sur les séries ou systèmes de courbes et de surfaces algébriques d'ordre quelconque), et des traductions en vers d'Horace.
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Né en 1590 à Cognac (Charente)
Poète. D'origine noble, Favereau acquiert une bonne instruction. Formé à Paris sous la direction d'Étienne Pasquier, ami de la famille, il suit ensuite des cours de droit à l'université de Poitiers. Il montre un goût prononcé pour la poésie. Lors de la découverte, en 1613, d'une statue de Mercure dans les fondations du palais du Luxembourg à Paris, il compose sur le sujet des vers en français, en latin et en grec qu'il dédie à Pasquier. Il obtient une charge d'avocat à Paris, puis de conseiller à la cour des aides en 1617. Lié avec l'abbé de Marolles, Favereau lui donne l'idée de ses Tableaux du temple des muses. Il s'éteint en 1638.
De Favereau nous sont restés La France consolée, épitaphe (sic) pour les noces de Louis XIII (1326) et Un éloge de son éminence, oeuvre en mille vers à l'adresse de Richelieu, imprimée en 1633.
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Né en 1605 à Marseille (Bouches-du-Rhône).
Auteur dramatique. Après des études de médecine et de théologie à Marseille, Féau entre dans la congrégation de l'Oratoire à Aix, en 1627. Il est ordonné prêtre deux ans plus tard, et il enseigne les humanités à Aix pendant vingt-quatre ans, avant de retourner à Marseille. Attiré par la poésie en langue provençale, il compose des comédies qu'il fait jouer dans plusieurs lieux de Provence. Féau décède en 1677 à Marseille.
Ses pièces sont intitulées : L'embarquement, L'interest, ou la ressemblanço a huech personnage, L'assemblée des mendiants de Marseille, Le procès du carnaval, Brusquet Ier et Brusquet II ; quelques-unes de ses pièces ont été éditées dans Lou jardin deys musos provençales.
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Né en 1619 à Chartres (Eure-et-Loir)
Homme de lettres. Félibien fait des études de lettres à Paris. En 1647, il est nommé secrétaire d'ambassade à Rome, où il s'intéresse à l'art et se lie avec Nicolas Poussin. Après son retour en France, il est convié par Colbert à la cour, où il est nommé historiographe du roi. Félibien devient membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, et secrétaire de l'Académie d'architecture. Il est également contrôleur général des Ponts et Chaussées et administrateur de l'hôpital des Quinze-Vingts. Il meurt en 1695.
Il a laissé des biographies, des descriptions de monuments, des Principes de l'architecture, et un dictionnaire des ouvrages sur la peinture.
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