Né en 1814 à Baume-les-Dames (Doubs)
Chimiste. Ancien élève de l'Ecole polytechnique puis de l'Ecole des mines, Ebelmen devient enseignant dans cette dernière, spécialiste de l'analyse quantitative des minerais. Nommé administrateur de la manufacture de Sèvres, il introduit la houille pour la cuisson de la pâte, obtenant par là une porcelaine d'une plus grande pureté. Il met également au point la synthèse de plusieurs pierres précieuses, comme l'émeraude et le corindon, et réalise des travaux sur l'analyse des gaz de hauts fourneaux et sur leur utilisation. Ebelmen meurt en 1852 à Paris.
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Né en 1739 à Halberstadt (Allemagne)
Philosophe. D'abord précepteur, puis pasteur, Eberhard interprète les dogmes chrétiens à la lumière de la raison. Frédéric II lui obtient une chaire de philosophie à l'université de Halle. Il est admis par la suite au sein de l'Académie des sciences de Berlin. Il disparaît en 1809.
Eberhard a écrit plusieurs ouvrages philosophiques et un livre sur la langue allemande.
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Né en 1791 à Taucha, près de Leipzig (Allemagne)
Bibliographe. Ebert étudie la théologie, puis l'histoire. D'abord bibliothécaire à Leipzig, il devient plus tard directeur de la bibliothèque royale de Dresde. C'est à Dresde qu'il meurt en 1834.
Ses ouvrages traitent des bibliothèques, des manuscrits, et il a rédigé un dictionnaire biographique universel.
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Né en 1758 à St Jean de Rorbach (Moselle)
Militaire. Nommé lieutenant, puis capitaine, Eblé se fait remarquer dans l'armée du Nord et est promu bientôt général. Il va de victoire en victoire dans l'armée du Rhin, au Pays Bas, puis au Portugal. En 1812, au retour de la campagne de Russie, il organise le passage de la Bérézina et retarde la destruction des pontons, sauvant de nombreux soldats. Eblé meurt en 1812 à Königsberg (Prusse Orientale)
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Né en 1649 à Anvers (Belgique)
Graveur. Formé à Anvers, Edelinck est déjà célèbre quand il arrive en France, appelé par Colbert. Il entre en 1677 à l'Académie de peinture et de sculpture. Il exécute des sujets religieux, des thèmes historiques, d'après Raphaël, Lebrun, Léonard de Vinci, Mignard. Il réalise de nombreux portraits du roi et des personnalités de la cour. Louis XIV le fait chevalier de l'ordre de Saint-Michel et graveur de son cabinet. Edelinck meurt en 1707 à Paris.
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Né en 1693 à Westham (Angleterre)
Naturaliste. D'un milieu modeste, Edwards est mis en apprentissage et ayant trouvé des livres par hasard, il s'adonne à la lecture avec avidité. Il voyage ensuite et se consacre à l'étude de la nature, en particulier des oiseaux, qu'il dessine et peint. Il devient membre de la Société royale. Il meurt en 1773.
Edwards a laissé un ouvrage sur les oiseaux peu connus, avec des planches illustrées.
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Né en 1621 à Amsterdam.
Peintre. Entré dans l'atelier de Rembrandt, van den Eeckhout peint à la manière de son maître de nombreux portraits et tableaux d'inspiration biblique. Il décède en 1674 à Amsterdam.
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Né en 1581.
Officier et diplomate. Fils et petit-fils d'officiers morts sur les champs de bataille, d'Effiat est remarqué par Richelieu qui lui confie des postes dans l'armée, l'administration et la diplomatie. En 1624, il est envoyé à Londres en tant qu'ambassadeur extraordinaire. Il se distingue au siège de La Rochelle (1628) comme maréchal de camp. En 1630, il combat dans le Piémont et il est nommé maréchal de France. En 1632, il se voit confier le commandement de l'armée d'Alsace, mais décède peu après d'une fièvre maligne en Lorraine.
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ÉGAULT DES NOES, Pierre Thomas Marie.
Né en 1777 à Dinan (Côtes d'Armor)
Ingénieur. Egault des Noes est responsable du tracé du canal de l'Ourcq à Paris, du bassin du Palais royal et d'un certain nombre de fontaines. Il est également l'inventeur d'un niveau, formé d'une lunette solidaire d'un niveau à bulle. Il décède en 1839 à Dinan.
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Né en 1697 à Orgelet (Jura)
Jurisconsulte. Egenod combat les idées de Dunod dans son commentaire sur la coutume de Franche-Comté. Il devient malgré tout son ami, et l'incite à faire des recherches historiques sur des usages particuliers à la province. Les mémoires écrits par Egenod sur ce sujet sont perdus. Il est doyen de l'ordre des avocats et exerce quelque temps des responsabilités municipales à Besançon. C'est à Besançon qu'il disparaît en 1783.
On peut citer, parmi les oeuvres d'Egenod, des mémoires et dissertations sur le gouvernement de Besançon sous l'Empire allemand, sur les droits régaliens des abbayes de Saint-Claude (Jura), Luxeuil et Lure (Haute-Saône), et des recherches sur l'histoire de Besançon.
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Né en 1813 à Paris.
Helléniste. Egger est docteur ès lettres à vingt ans et enseigne d'abord dans plusieurs lycées parisiens, puis à l'Ecole normale supérieure en tant que maître de conférences de grammaire. Il est admis à l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1854, et devient titulaire de la chaire de littérature grecque de la faculté des lettres de Paris, fonction qu'il exerce de 1855 à 1884. Egger meurt en 1885 à Royat (Puy-de-Dôme).
Sans énumérer son oeuvre abondante, on peut citer des éditions d'auteurs latins, un Examen critique des historiens anciens de la vie et du règne d'Auguste, un Essai sur l'histoire de la critique chez les Grecs, des Mémoires de littérature ancienne, une Histoire du livre des origines jusqu'à nos jours, La tradition et les réformes dans l'enseignement universitaire, et un recueil posthume sur La littérature grecque.
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Né vers 771 à Maingau (Allemagne)
Historien. Formé à l'école palatine d'Aix-la-Chapelle, élève d'Alcuin, Eginhard est chargé par Charlemagne des travaux publics. Il devient conseiller de l'empereur. Il meurt en 844 à Seligenstadt.
L'œuvre majeure d'Eginhard est une vie de Charlemagne en latin.
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Né en 1658 à Noordpeene ou Zuytpeene (Nord)
Peintre. Élias naît dans une famille très pauvre, mais il est remarqué par le peintre Philippe de Corbehem qui l'emmène à Dunkerque et le prend parmi ses élèves. En 1678, Elias est envoyé par son maître à Paris pour se perfectionner, et il s'y marie. Plus tard, il est nommé professeur à l'académie de St-Luc. Devenu veuf, il retourne à Dunkerque. Il décède en 1741.
On trouve ses tableaux, la plupart d'inspiration religieuse, dans les églises de Menin et d'Ypres (Belgique), de Dunkerque, et dans les musées de Bruges (autoportrait), Dunkerque, et au Louvre.
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ÉLIE DE BEAUMONT, Jean Baptiste.
Né en 1732 à Carentan (Manche)
Jurisconsulte. Avocat en 1752, Elie de Beaumont renonce à la plaidoirie pour écrire des mémoires judiciaires dont l'un, concernant l'affaire Calas, lui confère une réputation européenne, et la reconnaissance de Voltaire. Il est l'époux d'Anne Louise Morin-Dumesnil. Il disparaît en 1786 à Paris.
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ÉLIE DE LA POTERIE, Jean Antoine.
Né en 1733à Carentan (Manche)
Médecin. Frère d'Elie de Beaumont. Il étudie d'abord les sciences naturelles puis se dirige vers la médecine. Actif et curieux, Elie de la Poterie rédige de nombreux mémoires sur la médecine, la chimie, les hôpitaux. Il est docteur régent de la Faculté de Paris, et premier médecin de la marine à Brest, où il décède en 1794.
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Né en 1534 à Paris.
Médecin et homme de lettres. Ellain est docteur en médecine, puis doyen de la faculté. A sa demande, le Conseil d'état interdit aux apothicaires de délivrer des remèdes sans l'ordonnance d'un médecin. Il disparaît en 1621 à Paris.
Ellain a laissé des écrits médicaux et poétiques.
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ELLÉVIOU, Pierre Jean-Baptiste François.
Né en 1769 à Rennes (Ille-et-Vilaine).
Chanteur et compositeur. Il est fils d'un chirurgien qui veut lui imposer de marcher sur ses traces. Mais le jeune Elléviou s'enfuit une première fois, en 1787, à Paris, où il se fait enrôler dans une troupe théâtrale. Arrêté et renvoyé à Rennes, il reprend ses études de médecine, qu'il continue ensuite à Paris. Il débute alors à la Comédie-italienne en 1790 dans Le déserteur. Affilié un temps aux Muscadins, il doit se cacher et il ne reparaît sur les planches qu'en 1797. Sa technique vocale maîtrisée, la pureté de sa voix de baryton, lui assurent un rapide succès. Il joue notamment dans Le prisonnier et l'opéra-comique de Della Maria, Le calife de Bagdad et Maison à vendre de Dalayrac, Richard Cur-de-Lion de Grétry, Les maris garçons de Berton, Joseph de Méhul, Jean de Paris de Boïeldieu. Sociétaire du Théâtre-Feydeau en 1801, il en devient l'un des cinq administrateurs. En 1813, Elléviou quitte la scène et se retire à Ternand (Rhône), où il s'adonne à l'agriculture, se fait élire maire puis conseiller général du Rhône. Frappé d'apoplexie, il meurt en 1842 à Paris.
Elléviou est l'auteur de trois opéras-comiques : Délia et Werdi-Kan (1805), Le vaisseau amiral et L'auberge de Bagnières (1807) .
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ÉLOY, Nicolas François Joseph.
Né en 1714 à Mons (Belgique).
Médecin . Éloy étudie la philosophie et la médecine à Louvain, où il est reçu docteur. Il se perfectionne ensuite à Paris, avant de retourner à Mons exercer sa profession. En 1752, Il est nommé médecin pensionnaire de la ville. En 1754, il est médecin conseiller du duc Charles de Lorraine et de Bar, gouverneur des Pays-Bas. Il disparaît en 1788 à Mons.
Éloy a laissé un certain nombre d'ouvrages : Réflexions sur l'usage du thé (Mons, 1750), Réflexions sur une brochure intitulée : apologie du thé (Mons, 1751) ; il s'y montre hostile à cette boisson ; Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderne (Liège, 1755 et Mons, 1778), traduit en italien ; Cours élémentaire des accouchements ; Mémoire sur la marche, la nature, les causes et le traitement de la dysenterie (Mons, 1780) ; Si l'usage du café est avantageux à la santé, et s'il peut se concilier avec le bien de l'État dans les provinces belgiques (Mons, 1781).
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ÉMERIAU DE BOISVERGER, Maurice Julien.
Né en 1762 à Carhaix (Finistère)
Marin. Emeriau de Boisverger s'engage en 1777 et participe à la guerre d'indépendance américaine. En 1795, il est capitaine de vaisseau. L'année suivante, il prend part à l'expédition française en baie de Bantry (Irlande). En 1798, il est blessé à la bataille d'Aboukir (Égypte). Nommé contre-amiral, il part pour Haïti en 1803 et réussit à libérer Port-au-Prince. Enfin, il devient préfet maritime à Toulon en 1804. Il est fait comte en 1810, puis vice-amiral. Pendant les Cent-Jours, il reçoit le titre de Pair de France, mais la Restauration amène sa disgrâce et sa mise à la retraite. A Toulon, il fonde l'académie du Var. En 1831, il est nommé à la chambre des pairs par le roi Louis-Philippe. Sa vie s'achève en 1845, à Toulon.
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Né en 1756 à Beaucaire (Gard).
Jurisconsulte. Émery est avocat, puis conseiller à la cour des aides de Montpellier en 1788, président du tribunal du district de Beaucaire en 1790. Suspecté, il est arrêté et meurt en prison en 1794, à Nîmes.
Émery est l'auteur d'un Traité des successions, obligations et autres matières contenues dans les troisième et quatrième livres des institutes de Justinien (Avignon, 1787), et d'un Traité des testaments (inédit).
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EMMERY DE SEPT-FONTAINES, Henri Charles.
Né en 1789 à Calais.
Ingénieur. Entré à 16 ans à l'Ecole polytechnique, Emmery de Sept-Fontaines intègre ensuite l'administration des ponts et chaussées, pour laquelle il exécute, entre autres, le canal de St-Maur et le pont d'Ivry. Nommé à la ville de Paris, il crée un réseau d'égouts, de conduites d'eau et de réservoirs. Il meurt en 1842 à Paris.
Il a réalisé des ouvrages descriptifs de ses travaux.
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