ÉNARD, Jean Baptiste.

Né en 1749 à Stenay (Meuse)

Pamphlétaire. Énard est moine bénédictin. Il enseigne les mathématiques et la physique au collège de Metz (Moselle) de 1772 à 1792. Refusant de reconnaître la constitution civile du clergé, il doit émigrer. Après le concordat, en 1801, il retourne à Stenay où il est nommé vicaire. D'un caractère absolu, il monte un jour en chaire après son curé pour dénoncer ses prétendus mensonges. Du début de la Restauration jusqu'à sa mort, il est aumônier de la chambre des députés. Il se nomme lui-même le dernier des bénédictins français, et ses pamphlets sont empreints de parti pris et rédigés dans un style violent. Énard meurt en 1829.

Deux pamphlets du père Énard : Question importante et facile à résoudre : l'abbé Grégoire fut-il un des auteurs de la mort de Louis XVI, et doit-il être regardé comme véritablement coupable de ce forfait ? tolle et lege, par É. P. R. B. (Érard, prêtre, religieux bénédictin) (Paris, 1814) ; Le grand travail de l'abbé de Pradt (sur les quatre concordats) corrigé et amendé (Paris, 1819).

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ÉNAUX, Joseph.

Né en 1726 à Dijon (Côte d'Or).

Chirurgien. Énaux commence ses études dans sa ville natale et les poursuit à Paris, où il est élève de l'anatomiste Winslow. Il retourne à Dijon en 1755, et il est admis au collège de chirurgie de la ville. En 1775, il est nommé chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu, et il est élu membre de l'Académie de Dijon. Il disparaît en 1798.

D'Énaux, on trouve, dans les mémoires de l'Académie de Dijon, des Observations sur différentes tumeurs polypeuses (1783), Sur l'origine du bec-de-lièvre, Sur la luxation des os du bassin (1784). Il a aussi écrit, avec Chaussier, une Méthode de traiter les morsures des animaux enragés et de la vipère (Paris et Dijon, 1785).

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ENCONTRE, Daniel.

Né en 1762 à Nîmes (Gard)

Mathématicien. Encontre étudie en Suisse, puis à Paris, où il apprend le latin, le grec, l'hébreu, la physique et l'histoire naturelle. Pasteur dans un premier temps, il abandonne ses fonctions pour celles de professeur de lettres à Montpellier. Il devient doyen de la faculté des sciences de cette ville, et enfin doyen de la faculté de théologie de Montauban. Il décède en 1818 à Montpellier.

Encontre a publié des livres de mathématiques, de botanique, de théologie, et des pièces de théâtre.

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ENGRAMELLE, Marie Dominique Joseph.

Né en 1727 à Nédonchel (Pas-de-Calais)

Mécanicien et naturaliste. Moine au couvent des Petits Augustins à Paris, Engramelle s'adonne aux sciences, à la mécanique et à la musique. Il compose un traité sur la tonotechnie ou art de noter les cylindres des instruments de musique mécaniques, qui paraît en 1775 et dont s'inspire dom Bedos de Celle pour la notation dans son art du facteur d'orgues. Il meurt en 1781.

Engramelle a également laissé un livre sur les papillons d'Europe, et des écrits sur les sourds-muets.

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ENGRAND, Henri.

Né en 1753 à Saint-Fiacre (Seine-et-Marne)

Pédagogue. Engrand entre dans l'ordre des bénédictins (congrégétion de saint Maur) et enseigne la rhétorique à Laon (Aisne), puis la théologie et la philosophie à saint Nicaise de Reims. En 1789, il dirige un pensionnat de jeunes filles dans cette même ville, et devient plus tard bibliothécaire. Il s'éteint en 1823 à Reims.

Engrand est l'auteur des manuels suivants : Leçons élémentaires sur la mythologie (Reims, 1809), Leçons élémentaires sur l'histoire ancienne et l'histoire grecque ((Reims, 1809), Leçons élémentaires sur l'histoire romaine (Reims, 1809), Leçons élémentaires sur l'histoire de France depuis le commencement de la monarchie jusqu'en 1817 (Reims, 1821 et 1822), Principes de la langue française, suivis d'un traité des tropes et des principales figures oratoires (Reims, 1809 et 1813).

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ENNETIÈRES, Jean d'.

Né vers 1585 à Tournai (Hainaut belge)

Poète. On sait peu de choses de lui, sinon qu'il est chevalier et sire de Beaumetz, et qu'il décède en 1650 à Tournai.

Jean d'Ennetières a laissé plusieurs ouvrages en vers : Le chevalier sans reproche, Jacques de La Laing, poème en seize chants mêlé de prose qui raconte l'histoire d'un gentilhomme illustré dans les annales de Bourgogne (Tournai 1633), Les amours de Théagène et de Philoxène (Tournai 1616, Lille 1620), De la consolation de la philosophie, de Boèce, traduction française en prose et en vers (Tournai 1628), Les quatre baisers que l'âme dévote peut donner à son dieu dans le monde (Tournai 1641), Sainte Aldegonde (Tournai 1645), une comédie en cinq et en vers, dédiée à Louise de Lorraine, religieuse capucine.

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ENTRECASTEAUX, Antoine DE BRUNY d'

Né en 1737 à Entrecasteaux (Var)

Marin. D'Entrecasteaux s'illustre d'abord à la prise de Minorque sur les Anglais (1756), au début de la guerre de Sept ans. Promu chef de division à la fin de cette guerre, il est chargé de défendre les intérêts français de la Mer rouge à l'Indochine. Il devient contre-amiral au début de la Révolution, et l'Assemblée constituante le nomme à la tête d'une expédition scientifique dans l'océan indien (1791), qui a pour mission, entre autres, de trouver la trace de la flotte de La Pérouse, disparue 3 ans auparavant. Il explore la Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, les Nouvelles-Hébrides et la Nouvelle-Calédonie, et c'est au retour qu'il meurt de la dysenterie, en 1793, près de Java.

D'Entrecasteaux a laissé un journal de sa navigation, publié en 1808 par son second, de Rossel.

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ÉPINAT, Fleury.

Né en 1764 à Montbrison (Loire)

Peintre. Élève de David, il se rend en Italie en sa compagnie, et reste à Rome, sous la protection d'un Anglais ami des arts, Lord Ailesbury. Après avoir séjourné quelque temps à Florence, il rentre en France en 1800, et s'établit à Lyon. Il peint des tableaux d'histoire et des paysages. En 1825, il voyage en Angleterre et en Écosse, et peint devant les sites décrits par Walter Scott. Épinat décède en 1830 à Pierre-Scize (Lyon).

Parmi ses oeuvres, on peut citer : La destruction d'Herculanum (1822), La dame du lac.

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LIENS EXTERNES
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ERNECOURT, Barbe d'

Née en 1608 à Neuville-en-Verdunois (Meuse)

Femme illustre. Barbe d'Ernecourt épouse le seigneur de Saint-Balmon, qui l'initie au maniement des armes. Pendant la guerre de trente ans, qui ravage l'Europe de 1618 à 1648, elle défend avec ardeur son château de Neuville et les populations des environs. A partir de 1650, elle se consacre aux lettres et écrit deux tragédies et une tragi-comédie. Après la mort de son mari, elle se retire dans un couvent à Bar-le-Duc (Meuse) et y meurt en 1660.

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ERRARD, Jean.

Né en 1554 à Bar-le-Duc (Meuse)

Ingénieur en fortifications. Errard part étudier les mathématiques et l'art des fortifications en Italie, puis se met au service du duc de Lorraine, de la princesse de Bouillon, et devient vers 1590 ingénieur ordinaire du roi de France. Plus tard, ingénieur du roi en Picardie et en Île de France, il construit la citadelle d'Amiens, une partie du château de Sedan, et répare les fortifications de plusieurs villes du nord de la France. Henri IV et Sully l'appellent le premier des ingénieurs. Il s'éteint en 1610 à Sedan (Ardennes).

Errard a laissé un ouvrage théorique : La fortification réduicte en art et démontrée (1594-1600).

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ERRAULT, François.

Né à la fin du 15ème siècle à Cheman (Durtal, Maine-et-Loire).

Magistrat et diplomate. Errault est seigneur de Cheman. Il est reçu avocat à Paris, et pourvu d'une charge de conseiller au parlement de Paris en 1532. Il se voit confier plusieurs missions. En 1539, il est président du parlement formé à Turin, en 1540 maître des requêtes et en 1543 garde des sceaux. Il est chargé de diverses affaires d'État, parmi lesquelles les négociations sur la paix avec les représentants de l'empereur Charles Quint à Saint-Amand-sur-Fion près de Vitry-le-François (Marne). C'est là qu'il décède, en 1544.

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ESPANET, Alexis.

Né en 1811 à La Cadière d'Azur (Var)

Médecin. Espanet exerce sa profession, en particulier à Montélimar (Drôme), mais éprouve une vive attirance pour l'ordre monastique. Il sera donc alternativement médecin et moine trappiste. Dans sa profession, il se tourne vers l'homéopathie, qu'il défend avec ardeur. Il termine sa vie à la Trappe d'Aiguebelle.

Espanet a écrit plusieurs ouvrages traitant de médecine et d'homéopathie, un livre sur l'élevage des lapins, un autre sur les abeilles, et un dernier intitulé L'étoile de la vie spirituelle.

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ESPIC, Jean Barthélemy.

Né en 1767 à Sète (Hérault)

Poète. Espic est membre de la congrégation des doctrinaires à dix-neuf ans, et collabore à leurs travaux jusqu'en 1792. En 1795, il est appelé à l'École normale de Paris. Il fonde ensuite un établissement à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde), qu'il dirige pendant trente-trois ans. Il est membre correspondant de la société philomathique et du museum d'instruction publique de Bordeaux. Espic s'éteint en 1844 à Sainte-Foy-la-Grande.

L'œuvre poétique d'Espic comprend les titres suivants : Des soins et des hommages respectueuses dus à la vieillesse, en vers français et latins (Bordeaux, 1814), Le champ de bataille (1816), La famille (1816), Bertrade de Montfort (1830) et Christine d'Elbi (1833).

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ESQUIROL, Jean Etienne Dominique.

Né en 1772 à Toulouse (Haute-Garonne)

Médecin. Esquirol effectue ses études à Toulouse, puis à Paris, où, interne à l'hôpital de la Salpêtrière, il observe et étudie les malades mentaux. Chargé d'une mission sur l'amélioration du sort de ces derniers, il visite de nombreux asiles pendant quelques années, puis est nommé directeur de la Salpêtrière. En 1825, il devient médecin en chef de l'hospice de Charenton (Val-de-Marne) et s'attache à faire disparaître les méthodes barbares de soins infligés aux aliénés, en les considérant comme des malades. Il écrit aussi un ouvrage sur les maladies mentales (1838). Esquirol meurt en 1840 à Paris.

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ESTIENNE, Robert.

Né en 1503 à Paris.

Imprimeur. Formé par son père Henri, Robert Estienne publie en 1523 une édition corrigée du Nouveau Testament. Il s'installe dans le quartier latin, rue Jean de Beauvais, et édite des versions en grec, en latin et en hébreu de la Bible, des textes religieux divers et des auteurs classiques. Il reçoit chez lui les érudits du temps et même François Ier, qui le nomme imprimeur du roi. Mais ses hardiesses dans ses corrections de la Bible lui attirent les foudres des théologiens de la Sorbonne. Estienne se tourne alors vers le protestantisme et part pour Genève où il continue son œuvre, tout en rédigeant des pamphlets contre la Sorbonne, et où il finit sa vie en 1559.

Ses diverses éditions de la Bible l'ont rendu célèbre, ainsi que son dictionnaire français-latin.

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ESTOURMEL, Jean d'.

Né vers la fin du 15ème siècle.

Homme illustre. En 1536, d'Estourmel défend victorieusement la ville de Péronne (Somme), assiégée par les Flamands du comte de Nassau. Il est nommé maître d'hôtel du roi François Ier, et, en 1541, général des finances de Picardie, Champagne et Brie. En 1546, il est envoyé en ambassade en Angleterre avec le cardinal Du Bellay. Il meurt en 1557.

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ÉTABLE DE LABRIERE, Nicole Reine.

Née en 1723 à Paris.

Astronome. Femme et collaboratrice de l'horloger Lepaute, Nicole Etable de Labrière travaille avec Alexis Clairaut et Joseph de Lalande sur la trajectoire de la comète de Halley en 1758, dresse des tables d'éclipses et de position des planètes. Elle décède en 1788 à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine)

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EXPILLY, Jean Joseph.

Né en 1719 à Saint-Rémy-de-Provence (Bouches-du-Rhône)

Géographe. Expilly est secrétaire d'ambassade du roi de Sicile, auditeur général de l'évêché de Sagone (Corse), chanoine trésorier à Ste-Marthe de Tarascon (Bouches-du-Rhône), membre de plusieurs académies en France et à l'étranger, il fait de nombreux voyages et observations. Il meurt en 1793.

Expilly a écrit des ouvrages généraux sur la géographie, une description historique et géographique de l'Angleterre, de l'Ecosse et de l'Irlande (1759), un état de la population de la France (1765), et un Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France (1762-1770).

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EYMERY, Alexis Blaise.

Né en 1774 à Saintes (Charente-Maritime)

Écrivain. Arrivé de bonne heure à Paris, Eymery travaille au ministère de la guerre, puis ouvre une librairie, qu'il tient jusqu'en 1830. Il écrit par la suite de nombreux livres pour la jeunesse, et s'éteint en 1854 à Neuilly-sur-Seine.

Voici une liste des œuvres d'Eymery : Les délassements de mon fils (Paris, 1829), Jean et Julien (Paris et Limoges, 1830), Le Vendéen, épisode de 1793 (Paris, 1832), Thérèse, ou la petite sœur de charité (Paris, 1832), Petit Pierre et Michelette (Paris, 1833), La psyché des jeunes personnes (Paris, 1834), Bilboche (Paris, 1835), Le passe-temps de la jeunesse (Paris, 1835), La petite Madeleine (Paris et Limoges, 1836), Michaël (Paris, 1838), Les délassements de ma fille (Paris, 1840), L'ange de la maison (Paris, 1842- Limoges, 1845).

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ÉZANVILLE, Renaud.

Né vers 1560 près de Langres (Haute-Marne)

Inventeur. Ézanville sert le duc d'Elbeuf, puis le comte d'Harcourt, voyage pendant 17 ans dans le nord de l'Europe et au Moyen-Orient. Il invente des armes nouvelles et propose différentes découvertes extravagantes, parmi lesquelles le feu qui s'allume avec de l'eau, dont il fait la démonstration à la Saint-Jean de 1608, à Paris, face à l'Arsenal. Ézanville disparaît en 1620 ou 1621 à Paris.

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