Né en 1749 à Vittorio Veneto (Italie)
Librettiste et aventurier. Après avoir étudié au séminaire de Trévise, da Ponte est ordonné prêtre en 1773, ce qui ne l'empêche pas de mener une vie dissolue, qui le conduit à se réfugier à Vienne (Autriche). Il y rencontre Mozart et écrit pour lui le livret des Noces de Figaro (1786), de Don Juan (1787) et de Cosi fan tutte (1790). A la fin de cette même année, il se rend à Trieste et, bien qu'encore prêtre, il épouse une Anglaise, puis se rend à Londres où il écrit des livrets d'opéras italiens. Après la faillite de la librairie qu'il a fondée, il part en Amérique pour échapper à ses créanciers. A la suite de plusieurs métiers, et après avoir tenté de faire fonctionner un théâtre, il finit professeur de littérature italienne à New-York, où il meurt en 1838.
Da Ponte a écrit des mémoires pour raconter sa carrière longue et mouvementée.
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Né en 1651 à Castres (Tarn)
Homme de lettres. Après des études à Saumur (Maine et Loire) Dacier épouse Anne Lefèvre, fille de son professeur. Après son abjuration du protestantisme, il obtient les faveurs du roi Louis XIV, la charge de bibliothécaire du cabinet du Louvre et la collaboration aux ouvrages pour l'éducation du dauphin (ad usum delphini). Il est admis à l'Académie française en 1695 et en devient le secrétaire perpétuel en 1713. Il décède en 1722.
Dacier a réalisé des traductions d'auteurs classiques (Aristote, Epictète, Horace, Plutarque), publié des oeuvres de Sophocle et une vie de Pythagore.
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Né vers 1490 dans le Berry.
Naturaliste. Daigue est seigneur de Beauvais, dans l'Indre (soit à Concremiers, soit à Écueillé, soit à Fougerolles). Il étudie les sciences naturelles et rédige des observations sur l'Histoire Naturelle de Pline. Il meurt vers 1560.
Outre l'ouvrage précité, qui s'intitule Stefani Aquaei Bituricensis in omnes Plinii Naturalis Historiae libros commentarii (Paris, 1530), Daigue a réalisé une traduction des Commentaires de César (Paris, 1531), et un Traité contenant la propriété des tortues, escargots, grenouilles et artichauts (Lyon et Paris, 1530).
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Né en 1722 à Rouen.
Chimiste. C'est un spécialiste des teintures sur laine obtenues à partir des végétaux : il en tire plus de mille de plantes qui croissent en France. L'Etat s'intéresse à ses recherches, en fait imprimer les comptes rendus et lui alloue une pension. Il décède en 1795 à Rouen.
Dambourney a laissé des descriptions de ses travaux et des végétaux qu'il a utilisés.
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Né en 1835 à Paris.
Musicien. Premier prix d'harmonie au Conservatoire de Paris, Dannhauser obtient aussi le second grand prix de Rome puis enseigne le solfège au Conservatoire, avant d'être nommé inspecteur de l'enseignement de la ville de Paris. Il est surtout connu, dans le milieu musical, pour sa Théorie de la musique, encore utilisée de nos jours. Il meurt en 1898 à Paris.
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Né en 1725 à Doazit (Landes)
Chimiste et médecin. Précepteur du fils de Montesquieu, Darcet part avec le philosophe pour Paris, à l'âge de dix-sept ans. Plus tard, il est docteur régent de la faculté de médecine de Paris, puis professeur au Collège de France, où il est le premier à enseigner en français. Nommé directeur de la manufacture de Sèvres et inspecteur général des essais des monnaies et de la manufacture des Gobelins, il poursuit ses recherches dans le domaine de la chimie : notamment sur l'extraction de la gélatine des os, de la soude à partir du sel marin, sur la fabrication du savon. Il découvre aussi un alliage métallique fusible et démontre, avant Lavoisier, la combustibilité totale du diamant. Darcet s'éteint en 1801 à Paris.
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Né en 1790 à Lahonce (Pyrénées-Atlantiques)
Linguiste. Ordonné prêtre en 1815, l'abbé Darrigol est vicaire à Saint-Jean-Pied-de-Port puis à Saint-Esprit de Bayonne, curé à Jatxou. Il est chargé des classes supérieures à Dax (Landes), puis enseigne la théologie à Bétharram (Hautes-Pyrénées). Il est ensuite titulaire d'une chaire de morale au séminaire de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), dont il devient supérieur en 1825. Son analyse du système grammatical de la langue basque lui vaut le prix Volney en 1829. Il meurt prématurément la même année.
L'ouvrage de Darrigol a pour titre Dissertation critique et apologétique sur la langue basque (Bayonne, 1827).
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Né en 1664 à Moissac (Tarn-et-Garonne).
Poète. Daubasse apprend le métier de son père, fabricant de peignes, et va s'établir à Villeneuve-sur-Lot. Son talent de versificateur s'exerce un jour aux dépens d'un gentilhomme impatient auquel il décoche une épigramme improvisée. Sa réputation grandit et parvient aux oreilles des seigneurs, parmi lesquels le duc de Biron, qui lui assure sa protection. Daubasse compose des sonnets, des madrigaux, des noëls et des cantiques, des poèmes en gascon, qui seront imprimés en 1796, puis en 1839, sous le titre : Oeuvres complètes d'Arnaud Daubasse, maître-peignier à Villeneuve-sur-Lot, nouvelle édition revue avec soin et collationnée sur des manuscrits authentiques, augmentée de plusieurs pièces inédites de ce poète et d'une notice sur sa vie. Daubasse disparaît peut-être vers 1720.
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Née en 1824 à Bains-les-Bains (Vosges)
Femme de lettres. Née dans une famille pauvre, elle s'instruit seule, animée d'une grande soif de savoir, apprend le latin, l'allemand, et devient institutrice. Elle se présente, à 37 ans, au baccalauréat, qu'elle est la première femme à obtenir, et elle est plus tard licenciée ès lettres. Elle est en train de préparer le doctorat lorsqu'elle meurt, en 1874, à Fontenoy-le-Château (Vosges)
Julie Daubié a écrit des livres sur l'enseignement primaire et sur la condition des femmes.
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Né au début du 17ème siècle à Montoire-sur-le-Loir (Loir-et-Cher)
Voyageur. Il est envoyé en 1664 pour une mission commerciale en Perse avec Tavernier, revient en 1666 et est nommé directeur de la Compagnie des Indes à Bordeaux. D'une morale sévère qu'il juge incompatible avec son emploi, il démissionne en 1668. On ignore la date de sa mort.
Daulier des Landes est l'auteur d'un livre sur Les beautés de la Perse, ou descriptions de ce qu'il y a de plus curieux, avec la carte et les dessins faits sur les lieux (Paris 1675).
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Né en 1655 à Milhau (Aveyron).
Bienfaiteur. Daures naît dans une famille calviniste, mais il abjure la religion réformée puis revêt l'habit des Dominicains, soit à Milhau, soit à Montpellier où il étudie. Il se rend par la suite à Paris, car il est nommé sous-prieur d'un couvent de Jacobins au faubourg Saint-Germain. Il crée une communauté de pénitentes, du nom de Sainte Valère, pour accueillir des jeunes filles en difficulté. Il s'éteint en 1728.
Daubasse a écrit un livre intitulé L'Église protestante détruite par elle-même, ou les calvinistes ramenés par leurs seuls principes à la véritable foi (Paris, 1689). Un contemporain, le père Lombard, a illustré les deux réalisations du père Daures dans un quatrain :
Héritier de l'esprit du grand saint Dominique,
Par un savant écrit il confond l'hérétique,
Il fait la guerre au vice, et , plein de charité,
Donne au sexe fragile un asile assuré.
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Né vers 1400.
Magistrat. D'origine angevine, fils d'un chambellan de Charles V, Dauvet occupe les fonctions de procureur général du parlement de Paris, puis de président du parlement de Toulouse, et enfin de premier président de celui de Paris. Après le procès de Jacques Coeur, dans lequel il joue un rôle de premier plan, Dauvet est chargé d'exploiter les mines que possède le financier dans la vallée du Rhône. Il rédige les statuts des mineurs, nous laissant un témoignage précieux sur la condition ouvrière de la fin du moyen âge. Il décède en 1471.
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