DUCASSE, Jean Baptiste.

Né en 1646 près de Dax (Landes)

Marin. Au service de la Compagnie du Sénégal, Ducasse est chargé d'établir un nouveau comptoir à Saint-Domingue en 1678. Ses exploits en mer le font admettre dans la marine royale où il devient capitaine de vaisseau. En 1691, il est nommé gouverneur de Saint-Domingue, et défend les intérêts français dans la mer des Antilles. Il se distingue à la prise de Carthagène des Indes (Colombie) par Pointis, en 1697. Pendant la guerre de succession d'Espagne, il défait l'amiral anglais Benbow, et après la guerre, il est chargé d'escorter les galions venant d'Amérique. Le roi d'Espagne Philippe V le fait chevalier de la Toison d'Or. Ducasse disparaît en 1715 à Bourbon-l'Archambault (Allier)

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DUCHESNE, André.

Né en 1584 à l'Ile-Bouchard (Indre-et-Loire)

Historien. Duchesne étudie l'histoire à Paris, avant de devenir historiographe du roi. C'est un homme très productif, qui a laissé une quantité importante d'études sur les grandes familles princières françaises, ainsi que sur les îles britanniques. Il décède en 1640 à Paris.

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DUCLOS-DUFRESNOY, Charles Nicolas.

Né en 1733 à Montcornet (Aisne).

Économiste. Duclos-Dufresnoy est notaire à Paris, et syndic-gérant de la compagnie des notaires. À ce titre, il fait un prêt de six millions à Louis XV. En 1789, il est nommé député suppléant aux États généraux. Il tente d'empêcher la création du papier-monnaie et propose un projet pour sauver la Caisse d'escompte. Malgré ou à cause de sa modération, il est guillotiné en 1794 à Paris.

Duclos-Dufresnoy a laissé quelques écrits : Origine de la Caisse d'escompte, ses progrès et ses révolutions (Paris, 1789), Projet proposé pour la Caisse d'excompte (Paris, 1789), Observations sur l'état de nos finances (Paris, 1790), Réflexions sur l'état de nos finances à l'époque du 1er mai et du 18 novembre 1789 (Paris, 1790), Calcul du capital de la dette publique (Paris, 1790), et deux écrits sur le Tiers-état.

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DUCOMMUN DIT VÉRON, Jean Pierre Nicolas.

Né en 1688 à Montécheroux (Doubs).

Auteur. De famille protestante, Ducommun dit Véron étudie à Tübingen (Bade-Wurtemberg, Allemagne), voyage en Suisse, puis de nouveau en Allemagne, et il enseigne le français à Halle (Thuringe). Il retourne en Franche-Comté en 1725, et il est nommé pasteur à Étupes (Doubs). C'est là qu'il décède, en 1745.

Les oeuvres de Ducommun dit Véron sont des écrits de caractère badin : Les yeux (Cologne, 1715), Le nez (Cologne, 1717), Les tétons (Cologne, 1720) ; il a aussi produit Les fables de La Mothe mises en prose (Montbéliard, 1731) et des quatrains (1740).

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DUHAMEL-DUMONCEAU, Henri Louis.

Né en 1700 à Paris.

Ingénieur. Entré à 28 ans à l'Académie des sciences, et chargé, au département de la marine, de la construction et de l'armement des vaisseaux, Duhamel-Dumonceau publie de nombreux traités et mémoires sur l'architecture navale, la pêche, la santé des marins. Intéressé par l'agriculture et l'arboriculture, il fournit à l'Académie des études sur la culture des terres, la croissance, la structure et l'exploitation des arbres, et la conservation des grains. Il meurt en 1781 à Paris.

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DULAURENS, André.

Né en 1558 à Tarascon (Bouches-du-Rhône)

Médecin. Dulaurens étudie à Montpellier à partir de 1583, et dès 1586 il occupe la chaire de médecine de cette université. En 1600, il est appelé à Paris et nommé médecin ordinaire du roi Henri IV, puis son premier médecin en 1606. Durant l'année 1603, il devient premier médecin de la reine Marie de médicis, et chancelier de la faculté de médecine de Montpellier, charge dans laquelle il se fait représenter. Il disparaît en 1609 à Paris.

Dulaurens a publié quelques travaux : Historia anatomica humani corporis (Francfort 1595, Paris 1600), traduit par Gelée et qui a bénéficié d'un grand succès, De crisibus libris tres, dans lequel il réfute les thèses superstitieuses énoncées par certains médecins, un autre livre qui traite, entre autres, de la guérison des écrouelles par l'imposition des mains des rois de France le jour du sacre, un Discours de l'excellence et de la conservation de la vue (Paris 1597).

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DUNOD DE CHARNAGE, François Ignace.

Né en 1679 à Saint-Claude (Jura)

Juriste. Dunod suit les cours de droit de l'université de Besançon. Reçu avocat au parlement, il défend plusieurs causes importantes. En 1720, il obtient un poste de professeur à l'université, et sa réputation attire un grand nombre d'élèves, tant de France que de l'étranger. Il est l'un des premiers membres de l'académie de Besançon. C'est dans cette ville qu'il décède, en 1752.

Dunod de Charnage a laissé des ouvrages sur la coutume de Franche-Comté, sur l'histoire de sa province, sur Besançon et son diocèse, et son université.

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DUPLESSIS, Alphonsine PLESSIS, dite Marie.

Née en 1824 à Nonant-le-Pin (Orne)

Courtisane. D'extraction très modeste, illettrée, Marie Duplessis arrive à Paris à l'âge de 13 ans. Trois ans plus tard, elle est riche et admirée des hommes pour sa beauté et sa conversation. Le critique Jules Janin l'a dépeinte en des termes élogieux, et Alexandre Dumas fils a fait d'elle l'héroïne de la Dame aux Camélias. Elle meurt en 1847 à Paris.

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DUPLESSIS-MORNAY, Philippe DE MORNAY dit.

Né en 1549 à Buhy (Val d'Oise)

Homme politique. Après la mort de son père, catholique, en 1559, sa mère le pousse vers la Réforme. Après ses études, Duplessis-Mornay effectue des voyages en Italie et en Allemagne, de 1565 à 1572. Il échappe de justesse aux massacres de la St-Barthélemy (1572) et se réfugie en Angleterre. Revenu en France, il s'attache au roi de Navarre et devient son représentant. D'une grande activité, il écrit, est envoyé en ambassade à l'étranger, et prend part à la réconciliation de Henri III et Henri de Navarre. En récompense, il obtient le gouvernement de la ville et du château de Saumur (Maine-et-Loire). Il est nommé ensuite conseiller d'état de Henri IV et son intermédiaire auprès des Huguenots et des chefs d'états étrangers. L'abjuration du roi le déçoit, et il ne prend pas part à la signature de l'édit de Nantes qu'il a pourtant souhaité. Celui que l'on nomme maintenant "le pape des Huguenots" agace Henri IV par son intransigeance. Après la mort du roi, Duplessis-Mornay est désavoué à l'assemblée de La Rochelle, perd Saumur et se retire dans son château de La Forêt-sur-Sèvre (Deux-Sèvres), où il décède en 1623.

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DUPORT DU TERTRE, François Joachim.

Né en 1715 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine)

Ecrivain. Duport du Tertre enseigne, un temps, dans un collège de jésuites, mais préférant l'indépendance, il produit des articles pour Fréron et l'abbé de Laporte. Il écrit également des ouvrages littéraires et historiques. Il est membre de l'académie d'Angers et de la société littéraire de Besançon. Il disparaît en 1759.

Parmi les oeuvres de Duport du Tertre, on peut citer : Abrégé de l'histoire d'Angleterre (1751), Almanach des beaux-arts ou la France littéraire, Histoire des conjurations, conspirations et révolutions célèbres (Paris 1754), Projet utile pour le progrès de la littérature (Paris 1756), Bibliothèque amusante et instructive contenant des anecdotes intéressantes et des histoires curieuses (Paris 1755).

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DUPRÉ D'AULNAY, Louis.

Né vers 1670 à Paris.

Homme de science. Commissaire général des guerres, puis directeur général de l'administration des vivres, Dupré d'Aulnay s'intéresse aux progrès scientifiques. Il est membre des académies de Châlons et d'Arras. Il disparaît en 1758.

Dupré d'Aulnay est l'auteur d'un Traité des subsistances militaires (Paris 1744), d'une Dissertation sur la cause physique de l'électricité (Paris 1746), de la Réception du docteur Hecquet aux enfers (La Haye 1748), de Réflexions sur la transfusion du sang (Paris 1749) et des Aventures du faux chevalier de Warwick (Londres 1752).

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DUQUESNE, Abraham.

Né en 1610 à Dieppe (Seine-Maritime)

Marin. A 25 ans, Duquesne est déjà commandant de vaisseau dans l'escadre de Sourdis. Il combat courageusement les Espagnols et est blessé plusieurs fois. Lors de la Fronde, il arme à ses frais une escadre pour réprimer le soulèvement des Bordelais, défait en chemin une flottille anglaise, disperse des vaisseaux espagnols et soumet Bordeaux. Il est fait chef d'escadre et il est chargé de réorganiser l'arsenal de Brest. Nommé en 1667 lieutenant général, il bat les Hollandais et les Espagnols sur les côtes de Sicile, fait la chasse aux pirates barbaresques qui sévissent en Méditerranée, et soumet Gênes. Louis XIV lui refuse le bâton de maréchal à cause de ses convictions calvinistes, mais lui confère le titre de marquis et, lors de la révocation de l'édit de Nantes, lui permet de rester en France. Duquesne décède en 1688 à Paris.

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DURANDE, Jean François.

Né dans la première moitié du 18ème siècle à Dijon (Côte-d'Or)

Botaniste. Durande est d'abord médecin, mais sa passion pour les plantes lui fait obtenir un poste de professeur de botanique. Membre de l'Académie de Dijon, il s'emploie à faire connaître le monde végétal et ceux qui l'ont étudié. Il établit une classification des plantes avec une grande carte synoptique et s'intéresse à leur utilisation dans le domaine de la santé. Il s'éteint en 1794.

Durande a publié plusieurs livres, en particulier des Éléments de chimie rangés dans un nouvel ordre (1778), avec Maret et Guyton de Morveau, des Notions Élémentaires de botanique (1781), une Flore de Bourgogne en 2 vol. (Dijon 1782) et un catalogue des plantes des environs de Cluny. On lui doit aussi des mémoires, Observations sur l'efficacité du mélange d'éther sulfurique et d'huile volatile de thérébentine dans les coliques hépatiques (1770), sur les Plantes astringentes indigènes, sur le Moyen de multiplier les arbres étrangers (1782).

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DURANT, Jacques.

Né en 1560 à Riom (Puy-de-Dôme)

Homme de lettres. Durant étudie le droit à l'université de Bourges (Cher), où il suit les cours du célèbre Cujas. Mais il est surtout attiré par les lettres, et en particulier par les auteurs anciens. Retiré sur ses terres de Caselle pendant les épidémies de peste qui sévissent en Auvergne, Durant met en ordre ses observations sur ses lectures et les publie sous le nom de Variarum lectionum libri II (Paris 1582). Il écrit également des poèmes latins érotiques, à l'instar de son ami Bonnefons. Il disparaît en 1603.

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DURET, Jean.

Né vers 1540 à Moulins (Allier)

Jurisconsulte. Duret naît au sein d'une famille de robe originaire du Forez. En 1568, il est avocat du roi au présidial de Moulins. Devenu veuf vers 1590, il entre dans les ordres, et s'éteint en 1620 à Moulins.

Parmi les oeuvres de Duret, on peut signaler son Traité des peines et amendes de 1572, son Harmonie et conférence des magistrats romains avec les officiers françois (1574), des Discours sur les incompétences et récusations (1574), et des Commentaires aux coustumes du duché de Bourbonnois (1584).

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DUREY DE NOINVILLE, Jacques Bernard.

Né en 1683 à Dijon (Côte-d'Or)

Bibliographe et historien. Durey est conseiller au parlement de Metz (Moselle) en 1726, président du grand conseil en 1731, mais le poste est supprimé en 1738. Associé libre de l'Académie des inscriptions et belles lettres, il y fonde un prix en 1753. Il décède en 1768.

Durey de Noinville a laissé une histoire du théâtre de l'Académie royale de musique (1753), une Histoire du conseil et des maîtres des requêtes de l'hôtel du roi (1753), Une Dissertation sur les bibliothèques avec tables des livres et catalogues supprimés (Paris 1758), une Table alphabétique des dictionnaires en toutes sortes de langues et sur toutes sortes de sciences et d'arts (Paris 1758), et un Almanach nouveau pour l'année 1762.

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DUVERGIER, Jean Baptiste Marie.

Né en 1792 à Bordeaux (Gironde)

Jurisconsulte. Duvergier accomplit une carrière d'avocat à Paris. En 1844, il est bâtonnier, puis directeur des affaires civiles au ministère de la justice. Il est membre du conseil d'Etat en 1855, ministre de la justice en 1869 et 1870, puis sénateur. Il meurt en 1877 à Bordeaux.

Duvergier a publié un ouvrage sur les institutions des peuples d'Europe et d'Amérique, la Collection des lois, décrets, ordonnances, règlements et avis du conseil d'Etat depuis 1788, et poursuivi la rédaction du Droit civil de Toullier.

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