Née en 1786 à Douai (Nord)
Femme de lettres. Elle doit d'abord faire du théâtre pour subsister. Séduite par un homme qui lui fait un enfant puis l'abandonne, elle épouse à 32 ans un acteur sans talent. Malgré une vie difficile, et sans être instruite, elle sait transcrire ses émotions dans ses uvres, avec une modestie et un naturel incomparables, et les grands contemporains de la littérature lui ont rendu hommage. Elle disparaît en 1859 à Paris.
Marceline Desbordes-Valmore a laissé plusieurs volumes de poésies, des romans pour la jeunesse et une correspondance.
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DESCHAMPS, Eustache MOREL, dit.
Né vers 1346 à Vertus (Marne)
Poète. Deschamps étudie à Orléans, devient écuyer en 1368, puis messager du roi Charles V, ce qui le conduit à voyager dans toute l'Europe. Pendant la guerre de cent ans, il combat aux côtés de Charles V, puis de Charles VI, et obtient le titre de bailli de Senlis. Il est peut-être neveu de Guillaume de Machaut, et il en est en tous cas le disciple. Son uvre poétique abondante et son travail de théoricien lui confèrent sa réputation auprès de ses contemporains. Il meurt en 1406 ou 1407.
Deschamps a composé plus de mille ballades, 170 rondeaux, 142 chants royaux, plusieurs dizaines de lais et virelais, et écrit un traité de rhétorique et de versification.
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Né en 1750 à Tremblay (Ille-et-Vilaine)
Botaniste. Un ouvrage qu'il publie sur L'irritabilité des plantes ouvre à Desfontaines les portes de l'Académie des sciences en 1783. Trois ans plus tard, il obtient le poste de professeur au Jardin des plantes. Il décède en 1833 à Paris.
Son oeuvre est loin d'être négligeable : Desfontaines décrit plus de trois cents nouvelles espèces dans un ouvrage illustré par Redouté, et rapporte ses expériences sur la fécondation artificielle des plantes et la production d'hybrides. Il établit un catalogue des plantes du jardin du roi, et relate l'Histoire des arbres et arbrisseaux qui peuvent être cultivés en pleine terre sur le sol de la France.
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DESHOULIERES, Antoinette, née DU LIGIER.
Née en 1638 à Paris.
Femme de lettres. Esprit éveillé, elle apprend l'italien et l'espagnol, étudie la philosophie et fréquente la société des érudits et gens d'esprit de son temps. Elle compose des poèmes qui sont remarqués. Elle disparaît en 1694 à Paris.
Antoinette Deshoulières a écrit un certain nombre d'uvres poétiques de toutes formes et une tragédie.
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DESMARETS DE SAINT-SORLIN, Jean.
Né en 1596 à Paris.
Homme de lettres. De formation littéraire et artistique, Desmarets fréquente la petite société qui se retrouve autour de Conrart et participe à la création de l'Académie française dont il devient le premier chancelier. Soutenu par Richelieu, il compose de nombreuses pièces de théâtre qui lui confèrent la notoriété et l'estime de son protecteur, en témoignent les charges diverses dont il va bénéficier : conseiller du roi, secrétaire général de la marine du Levant, etc. Il participe aussi à la composition de la Guirlande de Julie, offerte à mademoiselle d'Angennes, fille de la marquise de Rambouillet. A la fin de sa vie, l'obsession de la lutte contre le jansénisme envahit son esprit. Il meurt en 1676 à Paris.
Outre son uvre lyrique, Desmarets a écrit des poèmes, et un traité comparant la langue et la poésie françaises aux uvres de l'antiquité gréco-latine, qui sera le prélude à la querelle des anciens et des modernes.
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Né en 1546 à Chartres (Eure-et-Loir)
Poète. Rival de Ronsard vieillissant, Desportes est pourvu de bonne heure de bénéfices ecclésiastiques (il est abbé de la congrégation bénédictine de Tiron, chanoine de Chartres et de la Sainte-Chapelle de Paris) et bien en vue à la cour en tant que secrétaire ordinaire de la Chambre du roi. Il mène une vie fastueuse et mondaine mais ne dédaigne pas la vie de la campagne, qu'il dépeint dans certains poèmes. Dans ses résidences de Paris, il réunit les lettrés de son temps et collectionne les livres rares. Desportes disparaît en 1606.
Il a composé des sonnets, des élégies, des bergeries, des chansons, ainsi que des psaumes et des imitations de l'Arioste.
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DOMBIDAU DE CROUSEILHES, Pierre Vincent.
Né en 1751 à Pau (Pyrénées-Atlantiques)
Prélat. Dombidau est d'abord chanoine de Lescar, puis vicaire général à Aix. Il suit l'archevêque Boisgelin dans son exil en Angleterre, puis rentre en France après le dix-huit brumaire. Nommé évêque de Quimper en 1805, il prétend être maître chez lui et entre, à l'occasion, en conflit avec l'administration. Il obtient l'attachement de son clergé, rétablit les séminaires et les missions, tente de combattre la consommation d'alcool dans les campagnes. Dombidau meurt d'apoplexie en 1823 et est enterré à Quimper.
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DORAT, Jean Dinemandy, dit Jean.
Né en 1508 à Limoges ( Haute Vienne)
Poète. Dorat enseigne le grec et le latin au collège de Coqueret à Paris, où il a pour élèves, entre autres, Ronsard et Baïf. Avec eux, il formera le groupe poétique de la Pléiade. Ses uvres attirent l'attention de François Ier, qui fait de lui le précepteur de ses pages.Dorat obtient également, plus tard, la faveur de Charles IX, qui le nomme "poète royal". En 1560, il devient professeur de grec au Collège royal, mais laisse sa place après quelques années à son gendre Nicolas Goulu. Il meurt en 1588 à Paris.
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Né en 1468 près de Gênes (Italie)
Marin. Ses victoires successives sur les Turcs assoient sa célébrité. François Ier le met à la tête de sa flotte, mais après la mainmise de la France sur la Méditerranée et la prise de Gênes, Doria se met définitivement au service de Charles-Quint. Il prend le pouvoir à Gênes et accumule les victoires sur les Turcs et les Français, établissant ainsi sa suprématie sur toute la Méditerranée. Andrea Doria décède en 1560.
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DOUBLET, Marie Anne, née LEGENDRE.
Née en 1687 à Paris.
Femme d'esprit. Elle manifeste de bonne heure un intérêt pour la littérature, et après son mariage avec un haut fonctionnaire, elle tient un salon ouvert aux savants et hommes d'esprit : son frère l'abbé Legendre, Piron, l'abbé Xaupi, Mairan, Bachaumont, Voisenon, l'abbé Chauvelin Elle recueille les anecdotes et en tient un journal. Après le décès de son mari, elle se retire dans un couvent. Elle meurt en 1771 à Paris.
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DOUDART DE LAGREE, Ernest Marie Louis.
Né en 1823 à St-Vincent-de-Mercuze (Isère)
Marin et explorateur. Formé à l'Ecole polytechnique, Doudart entre dans la marine et participe à la guerre de Crimée en 1854. En 1862, à la tête des troupes françaises au Cambodge, avec l'amiral de La Grandière, il prend part aux négociations engagées avec le roi Norodom, qui aboutissent à l'établissement du protectorat français. En 1866, il dirige une expédition scientifique qui remonte le Mékong jusqu'au Yunnan, où il meurt en 1868.
Les comptes rendus de ses explorations seront publiés seize ans après sa mort, ainsi que sa correspondance.
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Né dans la première moitié du XVIème siècle en Turquie.
Corsaire. Il est célèbre au XVIème siècle en Europe de l'ouest parmi les "corsaires barbaresques" de l'époque. Opérant en Méditerranée occidentale, en particulier sur les côtes corses, il est capturé par les Génois. Racheté par Khaïr-ed-Din, souverain d'Alger, il se met à son service pour des incursions sur les côtes d'Afrique. En 1551, bloqué dans l'île de Djerba (Tunisie) par Andréa Doria, grand capitaine génois, il réussit à s'échapper avec sa flotte et poursuit ses raids sur les possessions italiennes. Il est tué en 1565 à Malte.
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Né vers 1550 à Loudun (Vienne)
Homme de lettres. Drouyn embrasse la carrière des armes mais consacre ses loisirs aux lettres. Il est ami du poète Scévole de Sainte-Marthe, qui lui dédie un sonnet. Drouyn meurt en 1610, sans doute à Paris.
Il a publié Le revers de fortune, traitant de l'instabilité des choses mondaines (Paris 1587), Le miroir des rebelles, traitant de l'excellence de la majesté royale, et de la punition de ceux qui se sont élevés contre icelle (Tours 1592) et Les vengeances divines de la transgression des saintes ordonnances (Paris 1594), ouvrage en vers.
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Né en 1749 au château de Kerguélénen (Finistère)
Marin. Lieutenant de vaisseau, du Couëdic (ou Ducouëdic) commande une frégate de trente-six canons, La Surveillante, lors des hostilités qui opposent la France, qui soutient les Etats-Unis dans leur guerre d'indépendance, à l'Angleterre. En 1779, lors d'un combat en Manche contre la frégate anglaise Le Québec, il réussit à détruire le vaisseau ennemi malgré de lourdes pertes en hommes, mais, blessé, il rentre à Brest et meurt de ses blessures.
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Né dans la première moitié du 17ème siècle en Beauce.
Acteur. Du Croisy s'engage en 1659 dans la troupe de Molière, où il joue des rôles secondaires. Il se fait remarquer en interprétant le personnage du maître de philosophie dans le Bourgeois gentilhomme. Devant les progrès accomplis par du Croisy, Molière lui confie le rôle de Tartuffe. Après la mort de son maître (1673), du Croisy se retire à Conflans-sainte-Honorine (Yvelines), où il s'éteint en 1695.
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Né vers 1508 à Toulouse (Haute-Garonne)
Jurisconsulte. Du Ferrier est formé au droit en France, mais c'est en Italie, à Padoue, qu'il est nommé docteur. Il enseigne sa discipline à Bourges et à Toulouse où il est aussi conseiller au parlement. A Paris, il est président de la chambre des enquêtes, et le roi Charles IX l'envoie en 1562 en ambassade au concile de Trente, où il s'oppose à la cour pontificale. Du Ferrier est ensuite ambassadeur à Venise, puis chancelier du roi de Navarre. Il décède en 1585.
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Né en 1505 à Bourg-en-Bresse (Ain)
Poète. Humaniste et ami de Rabelais, du Saix est commandeur de l'ordre de Saint-Antoine à Bourg-en-Bresse et aumônier du duc de Savoie. Il compose plusieurs volumes de poèmes, dont un système d'éducation, en vers, dénommé l'Esperon de discipline pour inciter les humains aux bonnes lettres, qu'il publie en 1532. Il meurt en 1579.
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