CABANIS, Jean-Baptiste.

Né en 1723 à Yssandon (Corrèze).

Agronome. Cabanis est fils d'un jurisconsulte. Formé au collège de Tulle, il étudie ensuite le droit à Toulouse. Il se marie alors, et se donne pour but de mettre en valeur le vaste domaine que sa femme lui a apporté en dot. Il y introduit le blé, le maïs, perfectionne la culture de la vigne, plante et greffe des arbres fruitiers, répand l'usage de la pomme de terre. Mis en relation avec Turgot, Cabanis obtient son appui pour créer, à Brive, une société d'agriculture, dont il est nommé secrétaire perpétuel. C'est aussi grâce à Turgot que son Essai sur la greffe est couronné par l'Académie de Bordeaux en 1764, et imprimé. Cabanis décède en 1786 à Brive.

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CACHEDENIER, Daniel.

Né au seizième siècle à Bar-le-Duc (Meuse).

Grammairien. Cachedenier est seigneur de Nicey-sur-Aire (Meuse) et fils d'un officier au régiment de Florainville. Il étudie le droit à Altorf (Bas-Rhin). Il épouse, en Allemagne, une fille de la famille noble d'Etzdorff. Cachedenier meurt en 1612 à Paris.

On a conservé de lui une Introductio ad linguam gallicam (Francfort, 1601).

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CACHET, Christophe.

Né en 1572 à Neufchâteau (Vosges)

Médecin. Cachet étudie à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle) puis voyage en Italie. Il se fixe à Padoue, où il suit les cours de l'université. Il se rend ensuite en Suisse, à Fribourg, et il y étudie le droit, puis la médecine. De retour en Lorraine, à Toul, il acquiert vite une bonne réputation. Plus tard, il s'installe à Nancy et le duc de Lorraine fait de lui son médecin ordinaire. Cachet cherche à revenir à l'enseignement d'Hippocrate, qu'il est un des premiers à commenter, et il combat les alchimistes et les charlatans. Il s'éteint en 1624 à Nancy.

Il a publié des Controversiae theoricae practicae in primam aphorismum Hippocratis sectionem (Toul 1612), une traduction latine de Discours de l'ivresse et ivrognerie de Jean Mousin, une Apologia in hermetici cujusdam anonymi scriptum de curatione calculi (Toul 1617), un traité en 3 livres sur la rougeole et la petite vérole (Nancy 1622) et des épigrammes (Nancy 1622).

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CADET DE VAUX, Antoine Alexis François.

Né en 1743 à Paris.

Chimiste. D'abord pharmacien, Cadet de Vaux s'intéresse ensuite à l'application des principes de la chimie à l'hygiène publique, à l'alimentation et à l'agriculture. En 1780, il crée la première école de boulangerie à Paris . Il fait supprimer le cimetière des Innocents, se penche sur le chaulage des terres à blé. Il meurt en 1828.

Cadet de Vaux a laissé des traités sur la salubrité des habitations, sur la vigne et le vin, sur divers aliments.

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CAFFIAUX, Philippe Joseph.

Né en 1712 à Valenciennes (Nord).

Historien. Caffiaux appartient à l'ordre des bénédictins, et il est chargé, avec dom Grenier, de prendre la suite de dom Mongé, rédacteur de l'histoire générale de Picardie. Sa vie s'achève en 1777, à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés à Paris.

L'oeuvre qui nous reste de Caffiaux comprend : Défense du beau sexe, ou mémoires historiques, philosophiques et critiques pour servir d'apologie aux femmes (Amsterdam et Paris, 1753), Essai d'une histoire de la musique (1757), et Trésor généalogique, ou extrait des titres anciens qui concernent les maisons et familles de France (Paris, 1777) .

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CAGNEL, François.

Né en 1686 à Metz (Moselle).

Grammairien. Après avoir été nommé maître de langue française auprès des pages du landgrave de Hesse-Cassel, Cagnel s'établit à Cassel (Allemagne), où il s'éteint en 1762.

En dehors d'une Grammaire et syntaxe françaises (Cassel, 1714), l'oeuvre de Cagnel est un panégyrique de son protecteur : La soixante-quatrième année, ou Grâce toute particulière de la Providence, en vers français acrostiches, pour l'anniversaire de la naissance de Charles Ier (Cassel, 1728), Sur la reconnoissance à la gloire et au bonheur de toute la Hesse dans la personne de Charles Ier, en vers français (Cassel, 1729), Description de la cour (Cassel, 1729).

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CAIGNIEZ, Louis Charles.

Né en 1762 à Arras (Pas-de-Calais).

Auteur dramatique. Caigniez est issu d'une famille aisée : il est d'abord placé au collège d'Arras, puis étudie le droit à Douai. Il entamme ensuite une carrière d'avocat, qui prend fin à la Révolution. En 1798, il gagne Paris, et l'année suivante fait jouer sa première pièce, Le dîner des bossus, bientôt suivie de La forêt enchantée, ou la belle au bois dormant, qui est jouée au théâtre de la Gaieté, et dont le succès est attesté par les journaux de l'époque. Caigniez compose de nombreux mélodrames de 1803 à 1812. Malgré ses succès, il meurt dans la misère en 1842, à Belleville (Paris actuel).

Outre les pièces déjà citées, Caigniez a écrit des comédies : Le volage (1807), Le souvenir des premières amours, Les méprises en diligence, et des pièces dramatiques : Le jugement de Salomon (1802), La pie voleuse (1815), traduites en plusieurs langues et représentées dans les grandes villes d'Europe.

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CAILLARD, Antoine Bernard.

Né en 1737 à Aignay-le-Duc (Côte d'Or)

Administrateur. Caillard travaille avec Turgot, alors intendant de Limoges, puis il occupe des postes de secrétaire à Parme, Cassel, Copenhague, de 1770 à 1780, puis à St-Petersbourg. Il devient chargé d'affaires puis ministre plénipotentiaire en Hollande et en Allemagne, et enfin garde des archives des Relations extérieures. Passionné de littérature et de livres, Caillard constitue une belle bibliothèque, dont il établit le catalogue en 1805. Il s'éteint en 1807 à Paris.

On lui doit un Mémoire sur la révolution de Hollande (1787) et une traduction des Essais sur la physiognomonie de Lavater.

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CALLARD DE LA DUQUERIE, Jean Baptiste.

Né vers 1630.

Érudit. Dans un ouvrage imprimé à Caen en 1715, Callard donne l'étymologie de onze mille termes de médecine, de chirurgie, de pharmacie, de botanique, de physique et de chimie. Il étudie aussi la flore de la Normandie, qu'il décrit dans un catalogue, Catalogus plantarum in locis paludosis, pratensibus, maritimis, arenosis et sylvestribus prope Cadomum in Nortmannia nascentium (Paris 1714), et il crée le jardin botanique de Caen. Il meurt en 1718 à Caen.

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CALLOET, Gabriel.

Né au début du 17ème siècle à Kerbrat en Servel, commune de Lannion (Côtes d'Armor).

Agronome. D'abord avocat général à la chambre des comptes de Bretagne en 1646, et conseiller d'État en 1647, Calloet est mis, par l'intermédiaire de Mazarin, en rapport avec Colbert, qui l'encourage à écrire sur les questions agricoles. Calloet voyage, observe et expérimente, écrit plusieurs ouvrages. Il disparaît vers 1688.

Les résultats des travaux de Calloet on été publiés sous les titres suivants : Pour tirer des brebis et des chevaux plus de profit qu'on n'en tire (Paris), Beaux chevaux qu'on peut avoir en France aussi bien qu'en Espagne, Angleterre, etc. (Paris), Advis : on peut en France élever des chevaux aussi grands et aussi bons qu'en Allemagne et pays voisins (Paris, 1666), Moyen pour augmenter les revenus du royaume de plusieurs millions ; ... on peut faire que le bestial produise deux fois plus qu'il ne fait (Paris, 1666).

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CALLOT, Jacques.

Né en 1592 à Nancy (Meurthe-et-Moselle)

Graveur et grand voyageur. Encore enfant, Callot part pour l'Italie. Formé à la gravure, il exerce un temps à Florence, avant de retourner servir la cour de Lorraine. Il voyage également aux Pays-Bas pour une commande. Louis XIII lui fait exécuter des vues de sièges et autres faits d'armes. Il décède en 1635.

Sa production de plus de 1500 gravures, essentiellement à l'eau-forte, aborde tous les genres, des sujets militaires aux scènes de genre, des paysages aux tableaux humoristiques, des vues de Paris aux caricatures.

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CAMBRY, Jacques.

Né en 1749 à Lorient (Morbihan).

Érudit. Fils d'un ingénieur des constructions navales de la compagnie des Indes, Cambry effectue plusieurs voyages en Allemagne, en Suisse et en Italie, et s'adonne à l'écriture. Il séjourne à Genève en 1790 et 1791, puis il est nommé procureur de Lorient en 1792. Il préside ensuite le district de Quimperlé, et il parcourt le Finistère pour dresser l'inventaire des objets échappés au vandalisme révolutionnaire. Administrateur du département de la Seine en 1799, et préfet de l'Oise de 1800 à 1802, Cambry se retire ensuite pour se consacrer à l'étude. Il fonde l'académie celtique, dont il est le premier président, et meurt en 1807 à Cachan (Val de Marne).

L'œuvre de Cambry est en grande partie méconnue, en dehors du Voyage dans le Finistère, ou état de ce département en 1794 et 1795 (Paris, 1799) ; on peut citer, par ordre chronologique : Essai sur la vie et les tableaux de Poussin (1783), Contes et proverbes (1784), Le bon curé Jeannot et sa servante (1784), conte grivois, Observations sur la compagnie des Indes (1787), Notice sur les troubadours (Leipzig, 1791), Catalogue des objets échappés au vandalisme dans le Finistère (Quimper, 1795), Description du département de l'Oise (1803), Monuments celtiques ou recherches sur le culte des pierres, précédés d'une notice sur les Celtes et sur les druides, et suivis d'étymologie celtique (1805), Notice sur l'agriculture des Celtes et des Gaulois (Paris, 1806).

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CAMMAILLE-SAINT-AUBIN, Nicolas.

Né en 1770 à Paris.

Auteur dramatique et acteur. Cammaille débute en 1792 à l'Ambigu-comique et il en est, un temps, le directeur. Il joue sur plusieurs scènes parisiennes et écrit des comédies, des mélodrames ou des pièces à thème révolutionnaire, sous le nom revu, époque oblige, de Cammaille-Aubin. Il collabore, entre autres, avec Ribié et Théaulon. En 1798, il abandonne le théâtre et travaille au ministère de la police. En 1800, il dirige le théâtre de la Cité, fait faillite, va jouer à la Gaîté, puis au théâtre Molière. En 1808, il est au théâtre de l'Impératrice. Après la chute de l'Empire, il occupe un emploi dans l'administration des postes. Il disparaît en 1832.

Voici quelques-unes de ses oeuvres : L'ami du peuple ou les intrigants démasqués (1792), Le concert de la rue Feydeau (1794), l'élève de la nature (1800), La fille de l'hospice (1804), La nuit champêtre, Le jaloux par quiproquo, Les hochets, Le passage de la mer rouge, joué en 1817 à la Gaîté.

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CAMOUX, Annibal.

Né en 1638 à Nice (Alpes-Maritimes).

Homme illustre. Ancien soldat sur les galères du roi, Camoux devient centenaire sans perdre de sa vigueur, et il attribue sa longévité à son habitude de mâcher de la racine d'angélique. Louis XV lui alloue une pension. Le cardinal de Belloy, nommé évêque de Marseille en 1755, aime à lui rendre visite. Plusieurs peintres font son portrait, et parmi eux Vernet, qui le représente sur une vue du port de Marseille. Annibal Camoux s'éteint en 1759 à Marseille, à l'âge remarquable de 121 ans.

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CAMPAN, Jeanne Louise Henriette, née GENET.

Née en 1752 à Paris.

Mémorialiste et éducatrice. Ayant reçu une éducation brillante, elle se fait connaître par ses talents de chanteuse et de lectrice. Après avoir servi les filles du roi Louis XV, elle est nommée femme de chambre de la reine Marie-Antoinette. Après la Terreur, elle devient éducatrice et se voit confier la direction de la maison d'éducation d'Ecouen pour les filles de membres de la Légion d'honneur. Elle doit se retirer, sous la Restauration, et meurt en 1822 à Mantes (Yvelines)

Madame Campan a écrit des mémoires sur la vie de Marie-Antoinette.

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CAMUSAT, Denis François.

Né en 1700 à Besançon (Doubs).

Historien. Il est le fils d'un avocat au parlement de Bourgogne originaire de Troyes (Aube). Camusat publie, en 1716, une Histoire des journaux imprimés en France, qui le fait connaître. Entré au service du cardinal d'Estrées comme bibliothécaire, il est chargé d'acheter des livres en Hollande, et il y publie plusieurs ouvrages. Il décède en 1732 à Amsterdam.

Camusat a écrit : Mémoires historiques et critiques (Amsterdam, 1722), Bibliothèque française ou histoire littéraire de la France (Amsterdam, 1723), Mélanges de littérature, tirés des lettres manuscrites de Chapelain (Paris, 1726), Critique de la charlatanerie (Amsterdam, 1726-1727), Bibliothèque de Ciacconius, avec des notes (Paris, 1731), Histoire critique des Journaux (Amsterdam, 1734) ; il a aussi publié des éditions de l'abbé de Choisy et de Mézeray, des poésies de Chaulieu et de La Fare.

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CANAPE, Jean.

Né vers le début du 16ème siècle.

Médecin. Lecteur public pour les étudiants en chirurgie de Lyon, il est le premier à enseigner cette matière en français. Il traduit des ouvrages du latin entre 1538 et 1583. A partir de 1542, il est médecin ordinaire du roi François Ier.

Il a publié le guidon pour les barbiers et les chirurgiens (1538) réédité plusieurs fois.

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CANAYE, Philippe de.

Né en 1551 à Paris.

Homme d'état et ambassadeur. Fils d'un avocat calviniste, Canaye voyage de bonne heure en Italie, en Allemagne, en Turquie. Henri III le nomme conseiller d'état. Il est envoyé en ambassade par Henri IV en Allemagne et en Angleterre. Après avoir assisté, en 1600, à la conférence de Fontainebleau qui réunit Duplessis-Mornay et Du Perron, évêque d'Evreux, il se convertit au catholicisme. Il est ensuite nommé ambassadeur à Venise, où il règle les différends entre la république et la cour papale. Il meurt en France en 1610.

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CANDOLLE, Augustin Pyramus de.

Né en 1778 à Genève.

Botaniste et médecin. Formé à Paris, de Candolle se fait remarquer par Cuvier, qui fait de lui son suppléant au Collège de France, et par Lamarck, qui lui confie la rédaction d'une flore. Il est nommé ensuite à l'université de Montpellier, puis retourne à Genève, où il exerce une grande influence dans son domaine. Il disparaît en 1841 dans cette ville.

De Candolle a publié une description systématique des plantes et un cours de botanique.

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CAPELLE, Pierre Adolphe.

Né en 1772 à Montauban (Tarn-et-Garonne).

Chansonnier. Capelle est d'abord libraire à Paris, et il publie des écrits critiques sur la Révolution. En 1800, il est emprisonné au Temple pendant deux mois pour une Vie de Marie-Antoinette qu'il a écrite. En compagnie de Désaugiers, il participe à la création des dîners du vaudeville. À partir de 1801, il écrit des chansons et, avec Armand Gouffé, relance le Caveau, sous le nom de Caveau moderne, qui s'installe au Rocher de Cancale. Sous la Restauration, Capelle est inspecteur de la librairie. Il décède avant 1830.

On a, de Capelle : Vie de Marie-Antoinette (1800), Chansonnier des muses (10 volumes, commencé en 1801), Portefeuille français, ou choix d'épigrammes, de madrigaux, de chansons, pensées, bons mots, etc. (1801), Âneries révolutionnaires, ou Balourdisiana, Bêtisiana, anecdotes (1802), Dictionnaire d'éducation morale, de science et de littérature (1810 et 1824), La clef du caveau, recueil d'airs (1811 et 1814), Hommages au duc de Bordeaux (1821) et au duc d'Angoulême (1824) Abrégé de l'histoire de Paris, des recueils de poésie, La journée aux aventures, opéra-comique (1816), Manuel de la typographie française (1826) ; des vaudevilles : Elle et lui, La veuve de quinze ans, Encore une folie ou la veille du mariage.

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