Né en 1803 à Decize (Nièvre).
Ingénieur. Élève de l'École Polytechnique à partir de 1822, Guillaume Comoy entre dans l'administration des Ponts et Chaussées. En 1829, il est nommé ingénieur. Il est ingénieur chef en 1843 et inspecteur en 1857. Après les inondations catastrophiques de la Loire en 1856, il est chargé par Napoléon III d'étudier un plan de défense contre les crues. Constatant que, dans le passé, l'exhaussement toujours plus important des levées a amené des catastrophes de plus en plus sévères, Comoy démontre que l'endiguement du fleuve augmente la hauteur et le débit des crues. Il ouvre la voie à la gestion prévisionnelle actuelle. Il est commandeur de la Légion d'honneur et vice-président du conseil général des Ponts et Chaussées. Il prend sa retraite en 1873, et décède en 1885.
Outre ses études sur les inondations de la Loire, on peut citer aussi, de Comoy, un Mémoire sur les ouvrages de défense contre les inondations (1868) et une Étude pratique sur les marées fluviales et notamment sur le mascaret (1881).
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Né en 1846 à Fuligny (Aube)
Explorateur. De famille aristocratique (il est marquis) il est d'abord auditeur au conseil d'Etat, mais, passionné par les voyages, il part en 1873 pour le Gabon avec Alfred Marche, et remonte le fleuve Ogooué. De retour en France, de Compiègne publie des récits de voyages et il est récompensé par la Société de géographie. On le retrouve ensuite en Egypte, où il obtient la fonction de président de la Société de géographie du Caire. Mais il est tué au cours d'un duel, en 1877, au Caire.
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Né en 1603 à Paris.
Homme de lettres. Conseiller et secrétaire du roi, Conrart fréquente les salons à la mode, dont celui de l'hôtel de Rambouillet et celui de Madeleine de Scudéry. Il réunit également chez lui des amis lettrés, l'abbé de Cérisy, Chapelain, Desmarets, Giry, Godeau, Gombault, Habert, Malleville, Serizay. Plus tard (1635) Richelieu fait de ce groupe l'Académie française, dont Conrart devient le premier secrétaire perpétuel. C'est un homme d'une grande érudition, très apprécié de ses contemporains. Il décède en 1675.
Ses travaux et compilations sont restés à l'état de manuscrits, qui sont conservés à la bibliothèque de l'Arsenal à Paris.
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Né en 1803 à Mormoiron (Vaucluse).
Médecin. Formé d'abord à Carpentras, puis au séminaire d'Avignon, il opte pour des études de médecine qu'il effectue à Paris, tout en donnant des cours de mathématiques pour subvenir à ses besoins. Il est reçu docteur en 1833. En 1835, il obtient le prix Montyon pour un mémoire sur les maladies du jeune âge. L'année suivante, il est à nouveau récompensé pour un travail sur la méningite tuberculeuse chez les enfants. Il écrit dans la Lancette française, le journal de thérapeutique et la gazette médicale. Avant d'avoir pu mener à terme un ouvrage sur les maladies de la seconde enfance, il meurt en 1837, à Paris, d'une maladie pulmonaire.
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Né vers 1615.
Voyageur. Coppin s'embarque en 1638 pour l'Égypte, où il séjourne deux ans. Un second voyage le mène en Tunisie et en Syrie. Il est nommé consul à Damiette en 1644. En 1647, il rentre en Europe et tente de convaincre le pare et Louvois d'entreprendre une nouvelle croisade. Il détaille son projet dans un livre, le Bouclier de l'Europe, ou la guerre sainte, contenant des avis politiques et chrétiensqui peuvent servir de lumière aux rois et aux souverains de la chrétienté, pour garantir leurs États des incursions des Turcs et reprendre ceux qu'ils ont usurpés sur eux, avec une relation des voyages faits dans la Turquie, la Barbarie et l'Égypte (Le Puy, 1686). La deuxième partie, qui décrit les voyages de Coppin, a été réimprimée à Lyon en 1720.
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Né en 1676 à Péronne (Somme).
Écrivain. Coquelet produit de nombreux ouvrages aux titres pleins de fantaisie : après l'Éloge de la goutte (Paris, 1727), La méchante femme (Paris, 1728) et L'asne (Paris, 1729), c'est L'éloge de quelque chose, dédié à quelqu'un, avec une préface chantante (Paris, 1730), qui devient, la même année, L'éloge de rien, dédié à personne, avec une post-face, troisième édition, peu revue, nullement corrigée et augmentée de plusieurs riens. On peut citer encore Éloge des paysans aux paysans (Paris et La Haye, 1731, sous le pseudonyme de Gay-Mathurin D...), Le triomphe de la charlatanerie (1730), L'almanach burlesque, et pourtant véridique, contenant maintes joyeuses prédictions (1733), Almanach des dames savantes françaises pour l'année 1736 (Paris, 1735), Calendrier des fous et stultomanie ; chez Mathurin Petit-Maître, imprimeur et libraire privé des Petites-Maisons, dans la rue des Écervelés, à l'enseigne de la Femme sans tête, l'an depuis qu'il y a des fous (1737), et enfin L'olympe en belle humeur (1750).
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Né en 1808 à Arbigny-sous-Varennes (Haute-Marne)
Homme politique. Corbon exerce différents métiers manuels et consacre ses moments de liberté à l'étude : ses sujets de prédilection sont l'économie et les inégalités sociales. Installé à Paris, il est élu député en 1848, et crée l'année suivante un journal pour les ouvriers dans lequel viendront s'insérer des articles écrits par des confrères, parmi lesquels Nadaud et Perdiguier. Il se retire de la politique pendant le règne de Napoléon III, puis se fait élire maire du XVème arrondissement de Paris et député, puis sénateur. Il décède en 1891.
Corbon a écrit un livre sur l'enseignement professionnel et un autre sur les Parisiens.
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Née en 1768 aux Champeaux-sur-Sarthe (Orne) [voir page d'accueil]
Femme illustre. D'une famille de petite noblesse, Charlotte Corday est attirée de bonne heure par la littérature (elle descend en ligne directe de Corneille). C'est une personne éclairée, qui s'enthousiasme pour le mouvement des Girondins. Ayant pris parti contre le député Marat, adversaire des Girondins, elle se rend à Paris et l'assassine. Elle est exécutée peu après, en 1793, à Paris.
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Né dans la première moitié du 16ème siècle à Angoulême (Charente).
Historien. Corlieu est conseiller du roi et du duc d'Orléans en la sénéchaussée d'Angoumois dès 1544. Il est procureur du roi au présidial d'Angoulême en 1559, et, en 1575, il signe son testament. L'anné suivante, il meurt noyé dans la Charente au pont de la Meure, à Nersac (Charente).
Il a laissé une Recueil en forme d'histoire de ce qui se trouve par écrit de la ville et des comtes d'Angoulême, parti en trois livres (Angoulême, 1576), et un traité de morale : Briefve instruction pour tous les estats (1558). On lui doit aussi une Vita sancti Ausonii Engolismensis.
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Né en 1737 à Mézières (Ardennes).
Pédagogue. Cosson commence ses études à Charleroi, les poursuit à Paris, au collège Sainte-Barbe. Il est reçu maître ès arts en Sorbonne, et remporte le prix d'éloquence en 1762 et 1763. Il est nommé professeur d'humanités à Metz en 1763, puis professeur de rhétorique à La Flèche en 1764. En 1767, il obtient la chaire de seconde au collège Mazarin. Il y donne ses leçons sous forme de jeux, explique Tite-Live en faisant jouer à ses élèves les rôles des Romains et des Carthaginois. Il collabore au Journal des sciences et beaux-arts pendant deux ans. La Révolution supprime son poste et l'envoie en mission dans l'Est puis dans le département du Mont-Tonnerre (Land allemand actuel de Rhénanie-Palatinat). Cosson s'éteint en 1801 à Paris.
Il est l'auteur d'un Éloge de Pierre du Terrrail, dit le chevalier Bayard (Paris, 1770), d'une traduction de la quatrième décade de Tite-Live (Paris, 1771-1772), de poésies et de discours (dont un sur la nécessité d'étudier les Anciens).
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Né en 1564 à Néronde (Loire)
Jésuite. Prédicateur convaincant, Coton se fait remarquer par le maréchal de Lesdiguières qui le présente au roi Henri IV. Ce dernier en fait son confesseur en 1608. Coton passe pour avoir fait remplacer au roi son juron favori, jarnidieu (je renie Dieu) par jarnicoton, rapidement mis à la mode à la cour. Après la mort du roi, il devient directeur de conscience de Louis XIII, âgé de neuf ans seulement, mais est ensuite écarté par Richelieu. Il décède en 1626 à Paris.
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Né dans la 2ème moitié du 16ème siècle.
Imprimeur. D'une famille de libraire, Cramoisy exerce en 1602 à Paris, rue Saint-Jacques, tout à la fois libraire, imprimeur, et le plus grand éditeur de livres grecs et latins de l'époque. En 1640, à la fondation de l'Imprimerie royale du Louvre, il en est nommé directeur. Il entreprend alors de publier une collection d'auteurs grecs du Bas-Empire. Il disparaît en 1669.
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Né en 1725 à Void Vacon (Meuse)
Ingénieur. Militaire de carrière, Cugnot met au point, entre autres, un fusil et un chariot pour le transport de l'artillerie ou fardier, premier véhicule mû par la vapeur, qui, faute de pouvoir être dirigé efficacement, restera au stade de prototype. Il est déposé au musée des Arts et Métiers à Paris. Cugnot est aussi l'auteur d'ouvrages sur les fortifications. Il disparaît en 1804.
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Né en 1522 à Toulouse (Haute-Garonne)
Jurisconsulte. Issu d'un milieu modeste, Cujas suit les leçons de Du Ferrier dans sa ville natale, et, par un travail acharné, parvient au bout de ses études, ouvre un cours de droit en 1547 et acquiert une solide réputation. Ne pouvant obtenir la chaire de droit romain de Toulouse, il part pour Cahors, puis Bourges en 1555, Valence à deux reprises, Bourges de nouveau qu'il ne quitte que pour un séjour à Paris en 1576. En faisant l'exégèse des textes latins anciens, Cujas cherche à replacer le droit romain dans son contexte historique. Son érudition, la clarté de ses écrits et de son enseignement font l'admiration de ses élèves. Il s'éteint en 1590 à Bourges.
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Né en 1401 à Cusa, aujourd'hui Kues(Allemagne)
Prédicateur et homme d'église. Son véritable nom est Nikolaus Krebs. Il étudie d'abord le droit à Padoue avant d'entrer en religion. Devenu archidiacre de Liège (Belgique), il participe au concile de 1431, à Bâle (Suisse) et y combat l'idée de suprématie du pape. Nommé cardinal, il est chargé de différentes missions à l'étranger. Il prédit la fin du monde au 34ème jubilé (période de 50 ans) après Jésus-Christ, soit vers la fin du XVIIème siècle. Il meurt en 1464 à Todi (Italie)
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