BÉCLARD, Pierre Augustin.

Né en 1785 à Angers (Maine-et-Loire)

Chirurgien. D'une famille modeste, Béclard entreprend pourtant des études de médecine, d'abord à Angers, puis à Paris où, après avoir obtenu son doctorat en 1813, il devient chirurgien en chef de l'Hôpital de la Pitié en 1815, professeur d'anatomie en 1818, et il est admis à l'Académie de médecine en 1820. Béclard met au point des méthodes d'intervention sur les glandes salivaires, sur les pieds et les articulations de la hanche et de l'épaule, et il analyse le phénomène du vomissement. Il décède en 1825 à Paris.

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BEDOS DE CELLE, dom François.

Né en 1706 à Caux (Hérault)

Facteur d'orgues. Bénédictin, Bedos de Celle s'intéresse à la gnomonique (mesure de la hauteur du soleil au-dessus de l'horizon), à la reliure et à la facture d'orgues ; il est membre de l'Académie des sciences de Bordeaux et correspondant de celle de Paris. Il est surtout connu par son traité, l'Art du facteur d'orgues, qui fait encore référence aujourd'hui. Il disparaît en 1779 à Saint-Denis (Seine-St-Denis)

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BELIDOR, Bernard FOREST de.

Né en 1693.

Ingénieur. Il enseigne à l'Ecole d'artillerie de La Fère-en-Tardenois (Aisne). C'est là qu'il établit que la portée d'un boulet de canon n'est pas proportionnelle à la masse de poudre utilisée pour le projeter. Il participe également aux travaux de prolongement du méridien de Paris vers le nord. Il décède en 1761 à Paris.

Bélidor a écrit un certain nombre d'ouvrage sur l'architecture civile, l'architecture militaire et les fortifications, la balistique, un cours de mathématiques, et un livre sur l'architecture hydraulique, édité par Navier.

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BELLEFOREST, François de.

Né en 1530.

Homme de lettres. De Belleforest étudie le droit à Bordeaux et Toulouse, puis se rend à Paris, se lie avec Ronsard, Baïf et Duverdier (qui fait son éloge dans la bibliothèque française). Il écrit des poèmes, puis se tourne vers l'histoire, influencé par de Serres et Duhaillan, et obtient le titre d'historiographe de France. Mais son manque de rigueur lui fait perdre sa place. Il décède en 1583 à Paris.

Il a laissé des livres historiques, des traductions de l'italien, du grec et du latin de livres traitant d'histoire ou d'agriculture.

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BELON, Pierre.

Né en 1517 à La Soultière (Cérans-Foulletourte, Sarthe)

Naturaliste et médecin. Remarqué par René du Bellay, évêque du Mans (oncle du poète), il obtient par la suite la protection du cardinal de Lorraine et celle du cardinal de Tournon. Après ses études, il entreprend des voyages en Grèce et au Moyen-Orient, dont il rapporte de riches descriptions touchant aussi bien la nature que les humains, leurs mœurs et leur histoire. Il meurt assassiné par des brigands en 1564, en passant par le bois de Boulogne.

Belon a écrit plusieurs livres sur la faune marine, un livre sur les oiseaux, un autre sur les conifères, et, dans une relation de ses voyages en Arabie et en Egypte, il en décrit les habitants, la faune et la flore. Son nom a été donné à un canard du genre tadorne.

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BENOISTON DE CHATEAUNEUF, Louis François.

Né en 1776.

Economiste et statisticien. Formé d'abord à la médecine, il devient chirurgien militaire puis abandonne cette fonction pour un poste au ministère des finances. Il se tourne alors vers la statistique, qu'il est l'un des premiers à avoir abordé de façon scientifique. Admis à l'Académie des sciences morales et politiques, il rédige plusieurs mémoires sur les maladies et la longévité de certains groupes socio-professionnels, la fécondité ou les pratiques de consommation. Il disparaît en 1856.

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BERNIER, François.

Né vers 1625 à Angers (Maine-et-Loire)

Voyageur. Médecin de formation, Bernier visite l'Inde et exerce son art une douzaine d'années auprès d'Aurangzeb, empereur mongol de l'Hindoustan. Revenu en France en 1688, il publie le récit de ses voyages, qui contient de nombreux témoignages sur l'Inde de cette époque et de précieuses notices historiques. Philosophe, il fait connaître la doctrine de Gassendi, spécialiste d'Epicure, dans un ouvrage de vulgarisation. Sa gaieté, son esprit prompt et son caractère aimable le font apprécier des personnages en vue de son temps, et lui valent le surnom de "joli philosophe". Il meurt en 1688 à Paris.

Outre son récit de voyage et son Abrégé de la philosophie de Gassendi, Bernier a écrit un Traité du libre et du volontaire et collaboré avec Boileau.

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BERQUIN, Louis de.

Né en 1489 en Artois (Pas-de-Calais)

Humaniste. Bien qu'étant de religion catholique, Louis de Berquin professe la liberté de conscience et devient l'ami d'Erasme et de l'imprimeur Badius. Poursuivi par la faculté de théologie, il refuse d'abjurer ses idées anticonformistes et il est emprisonné. Il est libéré à la demande de François Ier et s'établit à Amiens. Mais il continue de défendre haut et fort des opinions qu'il place au dessus de tout, au point même, après s'être fait enfermer de nouveau et avoir vu détruire ses livres, de subir la torture et la mort par strangulation, en 1529, échappant seulement au supplice du feu par sa condition de gentilhomme.

De Berquin a écrit, entre autres, La déclamation des louanges de mariage, La déclamation de la paix, Le vrai moyen de bien et catholiquement se confesser, Enchiridion vrai du chevalier chrétien.

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BÉTHUNE, Armand Joseph de.

Né en 1738 à Versailles.

Philanthrope. Sur ses terres de Meillant, dans le Cher, de Béthune favorise le progrès des techniques agricoles, fait tracer des routes, fonde une société d'agriculture et s'emploie à améliorer la race de moutons locale. Il renonce aussi aux droits féodaux, bien avant la Révolution. Celle-ci le fait devenir maire du X° arrondissement de Paris, où il meurt en 1800 lors d'une épidémie.

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BEXON, Gabriel Léopold Charles Aimé.

Né en 1748 à Remiremont (Vosges)

Naturaliste et historien. Bexon est issu d'une famille modeste. Il entre dans les ordres et entreprend l'étude des sciences naturelles. Établi à Paris, il devient en 1779 chanoine puis grand chantre de la Sainte-Chapelle. Il entre en contact avec Buffon et collabore à son Histoire naturelle. Il se lie aussi avec Daubenton et François de Neufchâteau. Il s'éteint en 1784 à Paris.

Bexon a publié des ouvrages traitant de sciences naturelles, Système de la fermentation (1773), Cathéchisme d'agriculture, ou bibliothèque des gens de la campagne (1773), Matériaux pour l'histoire naturelle des salines de Lorraine ; des livres d'histoire, Oraison funèbre d'Anne Charlotte de Lorraine, abbesse de Remiremont (1773), et un premier volume d'une Histoire de Lorraine (1777). Il faut mentionner aussi ses Observations sur la myriade.

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BIDOU, François Simon.

Né en 1769 à Écos (Eure)

Médecin. Bidou poursuit ses études de médecine, à partir de 1790, aux universités d'Édimbourg et de Dublin, puis revient à l'université de Paris où il est reçu docteur en 1805. Il disparaît en 1824 à Paris.

Il a laissé deux ouvrages : sa thèse, Dissertatio medica de febre generatim (Paris, 1805) et des Réflexions pratiques sur les maladies de la peau appelées dartres (Paris, 1821), qui a été réédité plusieurs fois.

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BIENAIMÉ, Théodore.

Né en 1765 à Amiens (Somme)

Architecte. Bienaimé reçoit sa formation à l'Académie des beaux-arts de Paris. Au début de la Révolution, il gagne un concours pour l'érection de colonnes monumentales dans chaque département, mais le projet est abandonné. En 1797, il reconstruit à Paris la salle Favart. En 1808, Élisa Bonaparte l'emmène à Lucques (Italie), où elle lui fait faire des travaux d'embellissement. De retour à Paris en 1810, Bienaimé se voit commander des projets qui ne sont pas exécutés. En 1815, il est chargé de consolider les thermes dits de Cluny, à Paris, il est nommé inspecteur des bâtiments civils, et en 1823 il restaure l'église de Saint-Germain-des-Prés. Il décède en 1826.

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BIHERON, Marie Catherine.

Née en 1719 à Paris.

Anatomiste. Fille d'un pharmacien, elle étudie le dessin avec Madeleine Basseporte, qui lui conseille d'apprendre l'anatomie humaine. Catherine Biheron se forme à Londres auprès de Hunter et de Hewson, et fabrique un corps féminin de cire qui s'ouvre sur des organes amovibles. Elle se heurte à l'hostilité du corps médical, à l'exception de Jussieu et Villoison. Elle ouvre un cabinet où, pour trois francs, elle montre sa création aux curieux. L'ensemble est vendu, par la suite, à l'ambassadeur de Russie pour Catherine II. Marie Catherine Biheron disparaît en 1786.

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BILLET, Pierre.

Né en 1656.

Enseignant. Billet est ami et condisciple de Hersant, et il est titulaire de la chaire de rhétorique au collège du Plessis à Paris. Nommé recteur de l'Université, il défend avec zèle ses prérogatives. Il fait obtenir à l'érudit Capperonnier une pension pour la correction des éditions des livres grecs imprimés pour les étudiants. Billet compose des vers latins, insérés dans le recueil des professeurs de l'Université. Il meurt en 1719.

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BILLOUET, Philippe.

Né en 1684 à Rouen (Seine-maritime).

Enseignant. Billouet entre dans la congrégation de Saint-Maur en 1703 et enseigne à l'abbaye Saint-Étienne de Caen, d'abord l'hébreu, puis la rhétorique. Il est ensuite chargé de mettre de l'ordre dans la bibliothèque du monastère de Bonne Nouvelle d'Orléans. Il publie, avec François Méry, le catalogue de la bibliothèque de Guillaume Prousteau, président et doyen de l'Académie d'Orléans, sous le titre de Bibliotheca Prustelliana (Orléans, 1721). Billouet décède en 1720 à Orléans.

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BION, Nicolas.

Né en 1652.

Ingénieur. Bion est marchand de globes et de sphères, et, grâce à ses connaissances scientifiques, obtient le titre d'ingénieur du roi pour les instruments de mathématiques. Il disparaît en 1733 à Paris.

Bion a publié : Usage des globes célestes et terrestres, et des sphères, suivant les différents systèmes du monde (Paris, 1699 et 1751), traduit en alloemand en 1736 par Karl Philipp Berger ; Traité de la construction et des principaux usages des instruments de mathématiques (Paris, 1752), traduit en allemand et en anglais ; Description et usage d'un planisphère nouvellement construit (Paris, 1727).

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BIOT, Édouard Constant.

Né en 1803 à Paris.

Sinologue. Fils du physicien Jean-Baptiste Biot, il étudie au collège Louis-le-Grand à Paris puis entre à l'École polytechnique en 1822. Il apprend la langue chinoise auprès de Stanislas Julien. En 1847, il est admis à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Il meurt en 1850.

Biot a laissé des mémoires et notices, insérés dans le Journal asiatique.

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