ANVILLE, Jean-Baptiste BOURGUIGNON d'.

Né en 1697 à Paris.

Géographe. En 1719, à 22 ans, d'Anville obtient la charge de géographe du roi. Plus tard, il est admis à l'Académie des inscriptions et belles lettres puis à l'Académie des sciences en1773. Il décède en1782 à Paris.

D'Anville a dressé de nombreuses cartes sur l'antiquité et rédigé des traités sur les mesures anciennes et modernes, et sur les états formés en Europe à la suite de la chute de l'empire romain d'Occident.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Nouveau Larousse illustré - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

ARAGO, François.

Né en 1786 à Estagel (Pyrénées Orientales)

Physicien. Admis à l'Ecole polytechnique à 17 ans, Arago est chargé par Napoléon d'effectuer la mesure de l'arc du méridien terrestre. Il est reçu à l'Académie des sciences à 23 ans, puis enseigne à l'Observatoire, dont il est nommé directeur. Sa réputation d'enseignant et de savant passe les frontières et lui vaut de nombreuses décorations. Porté au pouvoir en 1848, il quittera la politique un an avant sa mort, en 1853, à Paris.

Arago a surtout travaillé sur l'optique (théorie des ondulations, polarisation de la lumière), l'électromagnétisme et la vérification de la loi de Mariotte sur les gaz.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Nouveau Larousse illustré - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

ARAMONT, Gabriel de LUETZ d'.

Né au début du 16ème siècle à Nîmes (Gard)

Diplomate. D'Aramont se rend à la cour, acquiert la confiance de François Ier, puis celle d'Henri II. Il est fait, à partir de 1546, ambassadeur à Constantinople où il obtient la confiance de Soliman II et une flotte pour menacer Naples et la Sicile. De passage à Malte, il essaie en vain de faire renoncer le corsaire Dragut-Rays au siège de Tripoli. D'Aramont retourne à Constantinople, suit Soliman II en Perse, se rend en Syrie, en Palestine et en Égypte. Il se retire en Provence et meurt vers 1553.

Ses voyages ont été rapportés par Jean Chesneau, son secrétaire.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Biographie universelle - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

ARGAND, Aimé.

Né en 1755 à Genève.

Physicien. Argand est l'inventeur, dans les années 1780, de la lampe à huile à mèche de tissu tubulaire et à tube de verre. Cette lampe, dite à double courant d'air, permet donc la circulation de l'air sur l'extérieur et l'intérieur de la mèche, ce qui favorise la combustion. Après la Révolution et l'abolition des privilèges, il se fait ravir les bénéfices de l'exploitation de son invention par le pharmacien Quinquet, qui donne son nom à la lampe. Argand décède en 1803 en Angleterre.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Nouveau Larousse illustré - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

ARMATI, Salvino degli.

Né vers le milieu du 13ème siècle à Florence (Italie)

Physicien. Armati invente, à la fin des années 1280, les bésicles ou béricles, ancêtres des lunettes, destinées à permettre la lecture aux presbytes. Ce sont d'abord des loupes de béryl (cristaux transparents de silicate de béryllium et d'aluminium) cerclées de corne ou de métal et jointes par deux, que l'on pose sur le nez. Armati meurt en 1317. Un relevé de son épitaphe le désigne comme "inventor degl' occhiali".

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Biographie universelle - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

ARTOIS, Armand François Victor d'.

Né en 1788 à Beaurains-les-Noyon (Oise)

Auteur dramatique. D'Artois écrit de très nombreuses pièces, qui lui assurent un grand succès à la fin de l'Empire et sous la Restauration. Il est résolument royaliste et fait partie, un temps, des gardes du corps du roi. Il dirige un journal politique et littéraire, le Nain rose, royaliste et anti-napoléonien. En 1830, il prend la direction du théâtre des Variétés et s'oppose au gouvernement de Juillet. Il meurt en 1867 à Paris.

Parmi l' abondante production de d'Artois, on peut citer des opéras-comiques : La bataille de Denain (1816), Charles de France, ou amour et gloire (1816), des pièces historiques : Bayard page (1812), La belle Allemande ou le grenadier de Frédéric-Guillaume (1812), des divertissements et vaudevilles : Le panorama de Paris (1821), Honoré ou la famille du porteur d'eau (1824), L'homme de cinquante ans ou la petite entêtée (1824).

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCES Nouveau Larousse illustré - Cliquez pour plus de détails Dictionnaire de biographie française
Haut de page

ARVIEUX, Laurent d'.

Né en 1635 à Marseille (Bouches-du-Rhône)

Voyageur et diplomate. Une grande facilité pour l'étude des langues et un goût prononcé pour les voyages le poussent, à partir de 1653, vers l'Orient où il apprend l'arabe, l'hébreu, le persan et le syriaque. Il revient en France, et, en 1668, envoyé à Tunis pour négocier un traité avec le Dey, il fait délivrer 380 Français. En 1672, à Constantinople, il sert d'interprète pour la signature d'un traité avec le sultan Mahomet IV. A son retour, il est fait chevalier de Saint-Lazare et reçoit la charge de l'évêché d'Apt (Vaucluse). Plus tard, il est encore consul à Alger puis à Alep (Syrie). Il se retire à Marseille et y décède en 1702.

D'Arvieux a écrit une Relation d'un voyage fait par ordre de Louis XIV vers le grand Emyr et un Traité des moeurs et coutumes des Arabes.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Biographie universelle - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

ASSELIN, Gilles Thomas.

Né en 1682 à Vire (Calvados)

Poète. Etudiant à Paris, Asselin est remarqué par Thomas Corneille. Il remporte le prix de poésie à l'Académie française en 1709. Nommé principal du collège d'Harcourt, il joue un rôle actif de réformateur. Il s'éteint en 1767 à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).

Parmi ses oeuvres, on peut citer des odes sur L'existence de Dieu, La foi, La paix du coeur, et une élégie sur la mort de Thomas Corneille.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Biographie universelle - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

ASSOUCI, Charles COYPEAU d'.

Né en 1605 à Paris.

Poète. Sa vie aventureuse et libertine vaut à d'Assouci bien des soucis, des incarcérations à la Bastille et au Châtelet, dont il sortira grâce aux interventions de ses protecteurs. Parodiant Ovide et ses Métamorphoses, et Claudien, poète latin du IVème siècle, il écrit deux volumes de vers satiriques : Ovide en belle humeur et Le ravissement de Proserpine. Mais bien qu'il se soit lui-même couronné "Empereur du burlesque, premier du nom", son oeuvre est bien inférieure à celle de Scarron, et Boileau (L'art poétique, chant I) s'est moqué de lui tout en immortalisant son nom :

"Le plus mauvais plaisant eut des approbateurs ;
Et, jusqu'à d'Assoucy, tout trouva des lecteurs."

Il disparaît en 1675 à Paris.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Nouveau Larousse illustré - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

ASTRUC, Jean.

Né en 1684 à Sauve (Gard)

Médecin. Astruc étudie la médecine à Montpellier (Hérault), où il est reçu docteur en 1705. De 1707 à 1709, il enseigne à Montpellier en remplacement de Pierre Chirac. En 1711 il est nommé à la chaire d'anatomie de l'université de Toulouse, puis en 1716 à Montpellier. Il est nommé premier médecin du roi de Pologne en 1729, et le roi de France Louis XV a recours à lui en tant que consultant. Enfin, il est nommé professeur au Collège royal. Plus théoricien que praticien, il s'inspire des théories mécaniques du médecin hollandais Boerhaave, célèbre alors dans toute l'Europe, qui associe les théories chimiques de l'époque au naturisme d'Hippocrate. Astruc meurt en 1766 à Paris.

Il a laissé des traités médicaux, dont De morbis venereis (1736), Traité des humeurs et des ulcères (1759), Traité des maladies des femmes (1761-1765), Manuel des accouchements à l'usage des sages-femmes (1766), des Mémoires pour servir à l'histoire naturelle du Languedoc (1737) et des Mémoires pour servir à l'histoire de la faculté de médecine de Montpellier (1767)

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Biographie universelle - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

ATTIRET, Jean Denis.

Né en 1702 à Dole (Jura)

Peintre. Formé par son père à la peinture, et entré dans l'ordre des jésuites, Attiret part comme missionnaire pour la Chine, mais c'est par son talent d'artiste qu'il acquiert une très grande renommée, au point de devenir le peintre en titre de l'empereur Kien-Long. Ce dernier lui commande seize tableaux pour illustrer ses exploits militaires contre les Tartares. En outre, Attiret réalise plus de deux cents portraits de courtisans de l'empereur et fonde à Pékin une école de peinture. C'est à Pékin qu'il décède, en 1768.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Nouveau Larousse illustré - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

AUBRIOT, Hugues.

Né au début du 14ème siècle à Dijon (Côte-d'Or)

Homme d'état. D'abord surintendant des finances, Aubriot est fait prévôt et capitaine de Paris par Charles V en 1364. Il termine les travaux de fortifications entrepris par Etienne Marcel, fait construire la Bastille, le petit Châtelet, les ponts Saint-Michel et de l'Hôtel-Dieu. On lui doit les premiers égouts voûtés et une partie des quais qui longent la Seine. Mais ses fonctions judiciaires lui attirent des inimitiés, et, après la mort de Charles V, il est accusé, sans doute à tort, d'hérésie, et enfermé à la Bastille en 1381. L'année suivante, il recouvre la liberté grâce à la révolte populaire des maillotins, qui veulent le placer à leur tête. Mais il refuse et se retire en Bourgogne où il meurt, peu de temps après.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Nouveau Larousse illustré - Cliquez pour plus de détails
Haut de page

AUDEBERT, Jean Baptiste.

Né en 1759 à Rochefort (Charente-Maritime)

Peintre, graveur et naturaliste. Dans la réalisation de ses remarquables ouvrages de zoologie, Audebert utilise une seule plaque pour effectuer l'impression d'un sujet polychrome, et il est le premier à utiliser les couleurs à l'huile, quand ses prédécesseurs employaient des pigments dilués dans l'eau. Il parvient aussi à imprimer l'or, qui était jusque là appliqué au pinceau. Il disparaît en 1800.

ACCUEIL Vers la page d'accueil du site
SOURCE Nouveau Larousse illustré - Cliquez pour plus de détails
Haut de page